Maquette72
   
Harfang
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Maquette72 > Articles > EADS Harfang - Documentation

EADS Harfang

Documentation

 

Dimensions

IAI Eitan/Heron TP
Envergure : 36,11cm
Longueur : 19,44 cm

Eads Harfang/ Malat Heron
Envergure : 23,6 cm
Longueur : 12,92 cm

La maquette
Long totale : 17,2 cm
Long fuselage (du devant au cône de l'hélice) : 10,4cm
Env : 36,5cm

==> conclusion, la maquette est bien un Eitan/Heron TP et non un Harfang....... Vous me direz, c'est normal, c'est écrit sur la boite. Suis trop con. A la différence près que je pensais naïvement qu'il n'existait qu'un seul Heron et que les dimensions étaient toujours les mêmes, y compris pour le Harfang. Grave erreur.... Le Eitan/Heron TP est beaucoup plus gros.

 

Profils Traditions-Air

EADS Harfang - EED 1/330 Adour - Bagram (Afganisthan)

EADS = European Aeronautic Defence and Space Company
EED = Escadron d'Expérimentation des Drones.

Harfang (mot suédois) nom masculin
Harfang des neiges : grande chouette de l'Arctique, au plumage blanc moucheté de brun, emblème ornithologique du Québec. (Nom scientifique Nyctea scandiaca ; famille des strigidés.)
(définition © Le petit Larousse 2008)

 

 

 

Photos du meeting de Cognac (photos Hawkmoon)

 

Un montage en scratch d'un Heron : http://www.flickr.com/photos/8416077@N08/7543476996/in/photostream/ et aussi ici : http://smm.solidmodelmemories.net/SMF/index.php?topic=995.0;wap2

 

Photos diverses

 

Le PDF d'Air Actualités 624 de septembre 2009 qui propose un beau reportage sur le Harfang : ICI

Une doc officielle israeliene sur le IAI Heron. Le Harfang est basé sur cet appareil. Mêmes dimensions mais formes différentes, surtout pour toute la partie avant : ICI

 

Un bel historique : http://www.avionslegendaires.net/avion-militaire/eads-harfang/

 

Un autre historique : http://www.aviationsmilitaires.net/display/aircraft/165/harfang

 

Un article lors du choix de l'Harfang par les français : http://www.aviationweek.com/Blogs.aspx?plckBlogId=Blog:27ec4a53-dcc8-42d0-bd3a-01329aef79a7&plckPostId=Blog:27ec4a53-dcc8-42d0-bd3a-01329aef79a7Post:e5a22c25-35f4-4d46-bce7-23654affd847

 

ED 1/33 Belfort (création) - Cognac (02/09/2010) : L’escadron de drones "Adour" devient "Belfort"

(Communiqué de presse Armée de l'air) Source

Mise à jour : 01/09/2010
L’escadron de drones 1/330 "Adour", implanté sur la base aérienne 709 à Cognac, passe sous l’autorité organique de la brigade de chasse du commandement des forces aériennes (CFA) le 2 septembre 2010.
Présidé par le général Herbert Buaillon, directeur des ressources humaines de l’armée de l’air, une cérémonie de transfert de commandement se déroulera en début d’après-midi marquant le baptême de l’escadron d’expérimentation 1/330 "Adour" en escadron de drones [1/33] "Belfort". "La phase d’expérimentation se terminant, l’escadron d’expérimentation drone "Adour" actuellement sous la responsabilité du centre d’expériences aériennes militaires de Mont-de-Marsan, reprend les prestigieuses traditions d’un escadron de reconnaissance Mirage F1CR, dissous cet été", annonce le communiqué de presse de la base de Cognac.
L’unité est implantée à Cognac depuis 2009. Elle compte 80 personnes et assure la formation ainsi que l’entraînement du personnel, l’appui aux missions des autres ministères et un déploiement permanent en Afghanistan. Cet escadron est équipé du système intérimaire de drone Male (moyenne altitude de longue endurance), baptisé Harfang. Il remplit depuis février 2009 des missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance au profit de la force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan.
Le Harfang permet d’assurer une permanence aérienne sur une zone sans exposer les équipages aux menaces NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique) ou sol-air. Évoluant à faible vitesse en moyenne altitude, le drone est un moyen de surveillance discret sur les plans sonore et visuel, complémentaire des systèmes spécialisés de recueil de renseignements : Mirage F1CR, Transall Gabriel, E3F, Satellite Hélios, etc.

ED 1/33 Belfort (SAL 33, VR 291)

 

Airliners

 

Flickr

 

Google divers

 

Un reportage sur les 1000 heures de vol du Harfang au Mali : http://www.ecpad.fr/mali-1000-heures-de-vol-pour-le-detachement-harfang

 

Au Niger

 

23 juin 2014 : Un Harfang controlé à 5000km de distance

Source : http://www.air-cosmos.com/2014/06/20/23275-un-harfang-controle-a-5000-km-de-distance

On connait les récits de pilotes américains contrôlant depuis les Etats-Unis un drone effectuant une mission à l'autre bout du monde. Le même cas de figure pourrait-il être imaginable au sein de l'armée de l'Air ? C'est en tout cas ce qui a été expérimenté par l’équipe de marque drones du centre d’expériences aériennes militaires (CEAM), l’escadron de drones 1/33 «Belfort» et le détachement drones en bande sahélo-saharienne (BSS) le 17 juin 2014. Un essai a été réalisé afin de valider la capacité de pilotage d'un drone Harfang ayant décollé de la base de Niamey au Niger depuis un cockpit situé en France à Cognac.


Le drone Harfang a décollé depuis Niamey, contrôlé par un pilote basé sur place, une fois en vol, le contrôle de l'appareil a été transmis aux infrastructures basées à Cognac, à environ 5 000 km de là. A l'issu de l'expérimentation, le pilotage du drone a été de nouveau transmis au détachement se trouvant sur le théâtre d'opération.

Pour l'armée de l'Air, il s'agissait de tester une nouvelle capacité afin de s'ouvrir le champs des possibles en cas de nécessité. Il n'est pas pour l'heure prévu de géneraliser un contrôle depuis la France des appareils déployés en opération extèrieure. Cette capacité permet notamment d'accroitre l'offre ISR (Surveillance, renseignement et reconnaissance) sur un théâtre d'opération extérieur sans quitter le térritoire national.


Le drone Harfang est un appareil d'ancienne génération utilisé pour des missions de renseignement, de reconnaissance et de surveillance. Le détachement français en bande sahélo-saharienne (BSS) opère également le drone Reaper qui a effectué son premier vol en janvier 2014.

 

Sud-Ouest (17 janvier 2013): La base aérienne de Cognac prête à engager ses hommes au Mali

Photo non datée

 

11 janvier 2013 : plus d'allonge pour le Harfang

Les drones Harfang de l'armée de l'Air, qui pourraient jouer un rôle crucial dans les prochaines heures en soutien des opérations au-dessus du Mali, vont bénéficier d'une endurance accrue sur ce théâtre d'opérations. Les aviateurs ont en effet qualifié une nouvelle configuration de l'appareil permettant d'améliorer significativement son endurance.

Jusqu'alors, les Harfang pouvaient gagner en masse en volant sans leur radar SAR/MTI, qui n'a que rarement servi en conditions opérationnelles. En revanche, le carénage destiné à protéger ce dernier ne pouvait pas être démonté, impactant d'autant la traînée du drone.

Désormais, une nouvelle configuration "lisse" a été validée. Elle existait déjà pour les Heron israéliens, dont le Harfang est directement dérivé, mais n'avait pas été qualifiée pour emploi opérationnel sur les drones français. Elle substitue une "plaque" ventrale au bossage qui servait jusqu'alors à protéger le radar.

"Ainsi équipés, les Harfang pourraient théoriquement rester jusqu'à 26 heures en l'air au-dessus du Mali, contre 24 heures actuellement", précise un connaisseur du système. Car en plus de cette réduction de la traînée, les conditions climatiques au Sahel devraient permettre de s'affranchir de l'emport de glycol, qui est normalement utilisé pour le dégivrage de l'appareil, comme cela a été le cas en Afghanistan.

En Libye, l'endurance était grandement diminuée par plusieurs facteurs, dont de forts vents de face, et la nécessité de conserver des réserves de carburant non négligeables afin de pouvoir respecter les "créneaux" attribués pour l'atterrissage sur un aéroport civil fréquenté comme celui de Sigonella en Sicile. Une contrainte qui devrait être absente du théâtre sahélien, puisque les Harfang opèreront depuis le terrain de Niamey, plateforme peu fréquentée.

Pour plus de détails sur les conditions d'emploi des Harfang depuis le Niger, ne ratez pas notre dernier numéro d'Air&Cosmos, en kiosques aujourdhui.

 

Defence Gouv : Le drone Harfang

 

Janvier 2014

EADS Harfang n° 1021 (709-AU) au premier plan devant l'OPSAM "Reaper" n° 131 (709-EG) - ED 1/33 Belfort (SAL 33, VR 291)
ED = Escadron de Drones OPSAM = Orbites Permanentes de Surveillance Armables et Multi-capteurs

 

23 janvier 2014 : vente de Harfang au Maroc

Le Harfang, un drone de fabrication euro-israélienne, conçu spécialement pour l'armée de l'air française, serait acheté en trois unités, par les Forces Royales Air du Maroc.

Les trois UAV équipaient l‘armée de l’air française. Celle-ci, après avoir acheté de nouveaux drone de type Reaper, auraient transféré ces Harfang aux FRA, dans le cadre d’une vente en deuxième main.

Selon le site spécialisé defense-update, citant le quotidien israélien Ma’ariv, les autorités israéliennes auraient accordé leur feu vert pour cette transaction, vu que le constructeur aéronautique étatique israélien IAI (Israel Aerospace Industries), contribue dans le cadre d’une Joint-venture, avec le géant européen EADS, à la fabrication du drone Harfang.

Le Harfang est un drone de reconnaissance / surveillance, dotés de moyens et senseurs électroniques et optroniques de grande qualité ; il a largement et efficacement, été utilisé par l’armée de l’air française au Mali en 2013.

Selon defense-update, le Maroc, en se dotant de ce moyen technologique de haut niveau, s’impose comme un véritable bastion nord africain de la lute contre-terroristes et contre les milices armées dans la région comme le Polisario.

 

8 février 2014 : Quand la liaison d’un drone Harfang fut la cible d’une attaque informatique en Afghanistan…

Comme l’a rappelé le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lors de la présentation du Pacte Défense Cyber, le 7 février, le cyberespace est un enjeu stratégique et priorotaire. Les systèmes d’armes, de commandement, d’information et de communication ainsi que « les systèmes logisitiques et industriels  » peuvent être la cible d’attaques informatiques susceptibles de porter atteinte à des opérations militaires en cours.

Quand l’on sait qu’une frégate multimission (FREMM) compte 2.400 systèmes d’informations, l’on peut facilement imaginer les dégâts que pourraient faire une cyberattaque contre un tel bâtiment…

L’on pourrait penser que ce type de menace serait le fait de forces armées modernes et bien équipées que contre des individus armés de kalachnikov et de sandales, les réseaux militaires français ne risquent rien. Or, rien n’est plus faux car ce serait oublier que les guérillas d’aujourd’hui ont intégré une dimension technologique à leurs actions (l’on parle de techno-guérilla, comme pour le Hezbollah libanais, par exemple).

Ainsi, par exemple, avec seulement 1.000 dollars de matériels, il est possible de détourner un drone, voire même un navire, en s’attaquant à son système GPS (technique dite du GPS Spoofing). Une équipe du Radionavigation Laboratory (Université du Texas) a pu en faire la démonstration en 2012.

Pour appuyer les propos de M. Le Drian, le contre-amiral Arnaud Coustillière, officier général en charge de la cyberdéfense au sein de l’état-major des armées, a raconté une anecdote rapportée par Le Figaro. Selon ce dernier, « voici quelques années, en Afghanistan, les serveurs de la liaison logistique d’un drone de surveillance Harfang vers Cassidian ont été attaqués. Il a fallu trois à quatre jours pour basculer la liaison vers une autre architecture sécurisée, celle du satellite militaire français Syracuse ».

Voilà ce qui rend pertinent la création d’une « nouvelle unité projetable d’une centaine de spécialistes » pour assister les états-majors engagés dans des opérations extérieures, comme cela est prévu par le Pacte Défense Cyber.

Pour rappel, les drones Harfang avait été déployés de 2009 à 2012, par l’armée de l’Air en Afghanistan, où ils effectuèrent 5.000 heures de vol pour 660 sorties pour ramener 3.500 heures d’images vidéo.

Des problèmes de liaison avec un drone MALE (moyenne altitude longue endurance), les forces allemandes en ont connus en novembre dernier, également en Afghanistan, avec la perte d’un appareil de type Heron. A l’époque, la question de savoir s’il s’agissait d’un piratage ou d’un incident technique avait été posée.

Encore une fois, les moyens pour pirater un drone ne sont pas forcément onéreux. En 2009, le Wall Street Journal avait avancé qu’il était possible d’intercepter des images transmises par un tel appareil en utilisant des logiciels ne coûtant que 26 dollars. Les insurgés irakiens ne s’en étaient pas privés. L’affaire avait été découverte après la saisie d’un ordinateur ayant appartenu à un rebelle chiite.

 

 

25 février 2014 : 10 000 heures de vol

Engagé depuis le 17 janvier 2013 en soutien des opérations françaises au Mali, l’escadron de drones 1/33 « Belfort » a passé dans la nuit du 15 au 16 février 2014 la barre symbolique des 10000 heures de vol du système intérimaire de drone MALE* (SIDM) Harfang.

Cet événement représente une étape majeure dans l’histoire des drones de l’armée de l’air en général et de l’escadron de drones 1/33 « Belfort » et de son personnel, en particulier. L’histoire retiendra que c’est un avion de l’escadrille d’Antoine de Saint-Exupéry, la SAL-33 « la hache » d’Alfred Bordage, centenaire cette année, qui a effectué ce vol historique en opérations extérieures juste après celui du premier vol du Reaper.

Ces 10000 heures de vol constituent un capital d’expérience accumulé au cours des différentes opérations des dernières années. Cet événement est concomitant avec un autre passage symbolique le 12 février dernier, celui des 3000 heures de vol au profit de l’opération Serval. Les drones de l’armée de l’air ont ainsi effectué, depuis leurs premiers engagements opérationnels en 2009, plus de 900 missions opérationnelles de renseignement, de surveillance et d’appui aux opérations dont le guidage de bombes de précision tirées par d’autres aéronefs.

Avec l’arrivée du Reaper dont la mise en service opérationnelle a déjà été prononcée, les armées disposent d’une capacité renforcée pour appuyer ses opérations dans la bande sahélo-sahélienne (BSS) au moyen de ses drones ISR (Intelligence, surveillance, reconnaissance).

 

20 juin 2014 : Photos Jean Faury : Visite 1/33 Belfort à la BA 709 Cognac

 

 

 

20 juin 2014 : 1er Vol Sahel depuis Cognac

Le mardi 17 juin 2014, l’équipe de marque drones du centre d’expériences aériennes militaires (CEAM), l’escadron de drones 1/33 «Belfort» et le détachement drones en bande sahélo-saharienne (BSS) ont conduit une expérimentation visant à valider la capacité de pilotage d’un drone Harfang décollé de sa base de déploiement en opérations extérieures, depuis un cockpit en France.

Ce vol est une première et valide le concept dit de Reachback ou de Remote Split Operations (RSO). D’une durée d’une heure environ, ce vol expérimental réalisé en condition opérationnelle, a consisté concrètement au transfert des fonctions de pilotage du drone et de mise en œuvre de son capteur principal, depuis le cockpit en BSS d’où il avait été décollé, à celui de Cognac, pourtant situé à près de 5000 Km de distance. À l’issue de ce créneau de vol assuré par le cockpit de Cognac, le détachement du théâtre a repris le contrôle du drone Harfang et terminé la mission.

Cette nouvelle capacité peut offrir des avantages pour la conduite de la manœuvre des drones. Elle permet en effet de disposer de la capacité d’augmenter l’offre ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance - renseignement, surveillance, reconnaissance) en cas de surge sur le théâtre sans quitter le territoire national. Elle permet aussi de maintenir une activité aérienne à Cognac dans le cas de contraintes techniques ou météo en France. En fonction de la bande passante et du potentiel disponible, il serait même envisageable de piloter ainsi simultanément deux drones basés à Niamey, un depuis Cognac, un autre depuis Niamey.

Cette opération s’est parfaitement déroulée et a pleinement donné satisfaction. Un C4I (Command, Control, Communications, Computers and Intelligence) robuste sur le plan cybernétique, dont le centre nodal pour l’armée de l’air est  le CNOA/JFACC*, assure la connexion entre le théâtre et le territoire métropolitain et a permis de réaliser cette expérimentation sans encombre.

Cette nouvelle capacité prometteuse doit cependant amener à développer les réflexions sur la notion de distanciation et ses conséquences, phénomène rencontré par nos alliés notamment. Dans ce cadre, la doctrine d’emploi de l’armée de l’air demeure le déploiement du plot drones au plus près de l’action et des troupes soutenues, gage d’efficacité et de réactivité.

Cette réussite technique et opérationnelle démontre une nouvelle fois la compétence technique et la maturité opérationnelle des équipages et mécaniciens dronistes de l’armée de l’air.

* Centre national des opérations aériennes / Joint Forces Air Component Command – Commandement de la composante aérienne des forces interarmées.

 

21/22 juin 2014 : Meeting de Cazaux

Les trois photos ci-dessus de Frederick Gauthier "freed". Merci à lui.

 

Photo de Philippe Roger (CKC). Merci à lui.

 

27 juin 2014 : Centenaire SAL33 - 70 ans 1/33 Belfort - Cognac Châteaubernard

Les 100 ans de la création de la SAL-33 : C’est le 2 octobre 1914 qu’est créée la MF33 sous le commandement du capitaine Alfred Bordage. Cette escadrille, rebaptisée SAL-33 en 1917 est équipée d’avions légers de reconnaissance chargés d’observer les avancées des troupes terrestres. C’est dans ce contexte de début d’emploi de l’arme aérienne que naît la première escadrille de reconnaissance, rapidement surnommée la « Hache » en raison de l’insigne qu’elle arbore. Tout au long du XXème siècle la SAL-33 n’aura de cesse de prouver sa capacité à évoluer et à s’adapter pour remplir des missions qui lui vaudront de nombreuses citations ainsi que la croix de guerre 1914-1918. L’escadrille rayonne grâce à l’engagement de ses hommes, prêts à aller jusqu’au sacrifice ultime pour mener à bien leur mission, à l’instar du Commandant Antoine de St Exupéry. Sa riche histoire et la grande diversité des vecteurs sur lesquels elle a servi (P38, Mirage IIIR, Mirage F1, Drones Harfang et Reaper…) font de La Hache une des escadrilles les plus emblématiques de la reconnaissance française.

C’est avec la plus grande fierté que nous commémorerons cette année ce siècle d’histoire extrêmement riche pour la « Hache ». Source

Les trois photos suivantes : Source : Photographe : D. St-Sanvain

Décoration spéciale 100 ans SAL33 - 70 ans Belfort inspirée de la décoration du F1CR 628/112-NB réalisée à la dissolution de l'ER 1/33 en 2010

EADS Harfang n° 1021 (709-AU) décoré pour les 100 ans de la SAL 33 - ED 1/33 Belfort (SAL 33, VR 291)
A noter que sur l'empennage du drone ainsi décoré, se retrouvent les mêmes silhouettes d'appareils déjà dessinées sur l'empennage du Mirage F1 n°628 décoré pour la dissolution de l'ER 1/33 Befort :
F5 Lightning, RF 84F, Mirage IIIR et Mirage F1 CR. Se rajoutent celles de l'Harfang et du Reaper.

 

Bilan des immatriculations au 1er février 2015

Concernant les marquages. Il existe 4 Harfang, pas plus.
- le 1021 qui a eu l'immatriculation F-SDAU puis aujourd'hui 709-AU
- le 1022 avec l'immat F-SDAY, sans doute réimmatriculé 709-AY mais je n'ai aucune photo avec cette nouvelle immatriculation.
- le 1023 qui a reçu trois immat : le F-ZWCC puis F-SDAZ et enfin 709-AZ. C'est cet engin qui a un gueule de requin.
- le 1024 avec l'immat F-SDAT puis 709-AT

Je ne sais pas pourquoi le 1023 a eu une immat en F-ZWCC (immat assez ancienne). Peut-être s'agit-il de l'appareil tête de série et démonstrateur.
Par contre, tous les Harfang portaient l'immat en F-SDAx  quand ils étaient affectées au EDD 1/330 Adour (Escadron d'Expérimentation des Drones 01.330), basé à Mont-de-Marsan jusqu'en 01/09/2010.
Ensuite, à partir du 1/9/2010, l'escadron a été renommé ED 1/33 Belfort (Escadron de Drones), basé à Cognac. Les Harfang ont été alors immatriculés 709-Ax. Ils le sont toujours aujourd'hui.

L'engin le plsu interressant d'un point de vue maquettiste et de déco (hormis la deco spéciale de la SAL33) est le 1023 avec sa gueule de requin tel qu'il a été vu début 2014 à Cognac même (Visite et photos de J Faury à la base) et à la JPO de Cazaux en juin 2014 et pour lequel j'ai quelques photos spécifiques. J'ai aussi des photos de ce même avion au Niger. Il est bien noté sur l'avion qu'il s'agit du 1023, il a la gueule de requin mais il doit s'agir de photos officielles sur lesquelles les immatriculations 709-AZ ont été effacées.
Les insignes qu'il porte alors est la hache de la SAL33 sur la dérive droite et l'insigne de l'escadron ED1/33 sur la dérive gauche.

L'affectation et la position des insignes sur ces 4 appareils sont assez difficiles à suivre car en fonction des époques, les engins ont portés différents insignes à différents endroits. Mais on retrouve au max quatre insignes possibles : la hache de la SAL33, le loup sur la lune de la VR291, l'insigne de l'escadron ED 1/33 et l'insigne du CEAM (soit à droite soit à gauche).
Mais on tout cas, pour l'avion qui m'intéresse le 1023/709-AZ avec la gueule de requin, c'est SAL33 à droite et ED 1/33 à gauche.

 

 

L'Escadron de Drones 1/33 Belfort reprend les traditions de la BR 218 (18/4/17)

Deux drones Harfang et le seul MQ-9 Reaper Block 5 stationné en France. Notez les dents de requin sur le Harfang au premier plan.

Alors que l'Escadron de Drones (ED) 1/33 «Berlfort» est engagé dans le Sahel (opération Barkhane) avec cinq MQ-9 Reaper et que les drones Harfang assurent des missions de surveillance au profit des autorités publiques lors de grands événements, l'escadron vient d'être complété par une troisième escadrille.

En effet, le mardi 11 avril 2017, lors d'une cérémonie militaire organisée sur la base aérienne 709 de Cognac-Châteaubernard, le «Belfort» a officiellement repris les traditions de la BR 218 «Fanion blanc à trois bandes horizontales rouges».

Cet escadrille, mise en sommeil en 1945 à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, devient donc la troisième escadrille de l'escadron, aux côtés de la SAL 33 «La Hache» et de la VR 291 «Lynx lunaire» déjà en service.

Selon l'Armée de l'Air, «présidée par le général Éric Charpentier, commandant la brigade aérienne de l’aviation de chasse, cette cérémonie a été ponctuée par une remise de décorations, la lecture de l’ordre du jour, le passage d’un drone de reconnaissance Harfang et une remise de fanions escadron et escadrille».

La BR 218 est créée en 1916, alors que le premier conflit mondial fait rage. Jusqu'en 1945, l'escadrille et ses aviateurs vont servir la France, parfois jusqu'au sacrifice ultime.

A l'armistice de novembre 1918, d'après la citation du 12 février 1919 à l’ordre de l’armée, les hommes de la BR 218 font état :

«Sous le commandement du capitaine Kahn, puis du capitaine Etit, puissamment secondés par le lieutenant Lecoq, a combattu sur tout le front de l'Alsace aux Flandres, et mérité les éloges de tous les chefs qui l'ont employée.

D'octobre 1917 à novembre 1918, au cours de 2 500 heures de vol, ses équipages ont, sans mesurer leurs sacrifices, jalonné les lignes et mitraillé les troupes ennemies sur tous les champs de bataille : La Malmaison, les Flandres, la Marne, Picardie, Saint-Mihiel, Verdun, exécuté 200 reconnaissances, dont 34 à plus de 30 kilomètres dans les lignes allemandes et rapporté 1 600 clichés.

Ils ont repéré 900 batteries ennemies et réglé les tirs de destruction sur plus de 300 d'entre elles. Ils ont livré plus de 40 combats et ne comptent plus les avions atteints par le canon et les balles d'infanterie».

 

Le drone Harfang retiré du service (12/1/2018)

Le 8 janvier 2018, pour la dernière fois un drone Harfang c'est posé sur la base aérienne 709 de Cognac. Le drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) a été retiré du service au sein de l'armée de l'Air cette semaine.

Le drone Harfang est une version francisée par Airbus Defence & Space du drone Héron israélien d'IAI. L'acquisition des véhicules avait eu lieu entre 2001 et 2008 dans le cadre d'un programme qui avait enregistré cinq ans de retard comme le rappel le rapport du Sénat "Drones d'observation et drones armés : un enjeux de souveraineté" publié en 2017. Le véhicule d'une envergure de 16,6 m, d'une autonomie de 24h, d'un rayon d'action de plus de 1 000 km pouvait emporter jusqu'à 250 kg de charge utile. Celle ci pouvait comprendre une boule tri capteurs (Electro-optique, infrarouge et laser) ou un radar SAR/MTI. 

Le Harfang a été employé en Afghanistan puis au Sahel dans le cadre des opérations Serval puis Barkhane. Il avait aussi été utilisé sur le territoire national pour des dispositifs de sécurisation de grands événements et pour la formation. Malgré ses performances aujourd'hui dépassées, l'Harfang a rendu de bons services aux forces armées françaises et a permis à l'armée de l'Air d'accumuler de l'expérience dans l'emploi des drones MALE au sein de l'escadron 1/33 "Belfort".

Depuis décembre 2013, le drone Harfang évoluait au côté du MQ-9 Reaper commandé aux Etats-Unis. Deux systèmes, soit six drones de ce type ont été réceptionnés par l'armée de l'Air sur les quatre systèmes commandés. Plus rapide, le drone Reaper peut aussi emporter une charge utile bien plus importante de 1 850 kg. Cinq Reaper sont actuellement déployés à Niamey, tandis que le sixième appareil se trouve sur la base de Cognac. 

 

L'armée de l'Air se sépare de ses drones Harfang (19/1/18)

Avec aujourd'hui l'arrivée et l'utilisation quotidienne des drones MQ-9 Reaper au-dessus de la bande sahélo-saharienne (BSS) et de la métropole, les drones MALE Harfang ont pu quitter le service actif lors d'une cérémonie organisée sur la base aérienne 709 de Cognac-Châteaubernard ce lundi 08 janvier 2017.

En effet, l'Escadron de Drone (ED) 1/33 «Belfort» a officiellement retiré de son parc aérien les quatre drones Harfang qu'il mettait en oeuvre depuis leur entrée dans les forces en juin 2008. Au cours de ces dix années de service, les Harfang ont participé à une multitude d'opérations extérieures ainsi que des opérations intérieures, directement au-dessus du territoire français.

Le premier déploiement sur un théâtre d'opérations intervient en février 2009 avec l'engagement de trois de ces appareils pilotés (puisque le drone n'est pas un avion sans pilote !) depuis l'immense base aérienne de Bagram, dans la province de Parvan, dans le nord-est de l'Afghanistan. Ce n'est que trois ans plus tard, en 2012, que les Harfang quitteront le territoire afghan avec au compteur plus de 4 250 heures de vol effectuées au cours de 511 missions.

Au cours de ces détachements, les drones Harfang développeront leurs capacités. En effet, «le 4 mars 2010, [un Harfang] a procédé à son premier vol équipé du système de liaison Rover, au-dessus du théâtre afghan. Ce système RVT (Remove Video Terminal) diffuse, en temps réel, les images vidéo de drones vers les troupes au contact l’ennemi», expliquait en 2010 l'armée de l'Air.

A partir d'août 2011, un Harfang est aussi engagé depuis la base aérienne italienne de Sigonella, en Sicile. Il participe à l'opération française Harmattan afin de réaliser des missions de reconnaissance et d'observation pour compléter des dossiers d'objectifs de la coalition de l'OTAN Unified Protector.

Deux ans plus tard, en janvier 2013, les Harfang retourneront en Afrique, cette fois plus au sud, au Mali. En effet, avec le déclenchement de l'opération Serval, les drones vont être déployés dès le 18 janvier. Plus tard, avec la transformation de Serval en Barkhane, dans l'ensemble du Sahel, les drones seront déployés sur la base aérienne de Niamey, au Niger, où ils seront rejoints par les premiers Reaper en janvier 2014.

Au cours des opérations dans cette partie de l'Afrique, un Harfang établira un vol record dans la nuit du 25 au 26 janvier 2013 avec une permanence dans les airs de 26 heures. En outre, dans la nuit du 05 au 06 juin 2013, le Harfang effectue son centième vol opérationnel.

Mais ces drones se sont aussi illustrés sur le territoire national avec des missions de surveillance lors de grands événements comme pour la venue du pape Benoît XVI à Lourdes en septembre 2008, à l'occasion de la tenue de sommets (G8, G20) et d'événements publics, comme des matchs sportifs ou la fête des lumières à Lyon.

Lors du retrait de ces appareils, l'armée de l'Air soulignait que les Harfang ont accumulé «plus de 5000 heures de vol en Afghanistan» et «plus de 7000 heures de vol ont été réalisées au-dessus du théâtre africain avant un retour définitif en juillet 2016. Ce système aura totalisé 15 440 heures de vol sans aucun accident».

Pour rappel, le drone Harfang, qui ne devait être à la base qu'un système intermédiaire, a été réceptionné par l'armée de l'Air qu'en 2008, alors qu'il devait l'être en 2003, soit cinq ans avant. Développé sur la base du drone israélien Heron, de Israel Aerospace Industries, le Harfang sera long à développer en raison, entre autres, de retards occasionnés par un cahier des charges qui n'était pas conforme aux attentes des forces françaises. C'est alors EADS, aujourd'hui Airbus Group, qui se chargeait des travaux.

Après un premier vol en septembre 2006 et une campagne d'essais en vol par le Direction générale de l'armement sur la base aérienne d'Istres, le Harfang rejoint le Centre d'Expertises aériennes militaires (CEAM) et l'Escadron d'Expérimentation de Drones 1/330 «Adour» sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan afin d'en définir le concept emploi.

 

 

 

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