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Breguet 19 "Point d'Interrogation"

France, Premier raid Atlantique Nord dans le sens Est-Ouest, 1930

FGMmasterDujin, 1/72

Montage Regis Biaux

Mercredi 2 septembre 1930, 23h15 le Point d'Interrogation roule sur la piste de Curtiss Field près de New York. Ils ont réussi !!!

Pour reprendre le gros titre de l'édition de 5 heures du matin du journal "Le Journal" du Mercredi 3 septembre 1930/
COSTES ET BELLONTE ONT TRIOMPHE
D'un coup d'aile, en 37 heures 14, ils ont atteint New York où Lindbergh et une foule innombrable les ont acclamés.

L'Atlantique Nord dans le sens Est-Ouest est vaincu.... et le Point d'Interrogation et son équipage sont entrés dans l'histoire, une page de l'Age d'or de l'Aviation se tourne.

Nous sommes exactement 90 ans en arrière et à un jour près le 2 septembre 1930 tombait le même jour que le 2 septembre 2020

Alors pour commémorer cet anniversaire, je vais mettre en chantier une réplique au 1/72 de ce "Point d'Interrogation".

Petite présentation de la boite, on y reviendra...

Mais revenons en septembre 1930.
De toutes les traversées aériennes, celle de Paris - New-York apparaissait comme la plus difficile à vaincre, mais aussi et surtout la plus glorieuse pour qui réussirait l'exploit.

Lundi 1er Septembre 1930 Paris-Le Bourget 9h 54.

Avion Breguet 19 Super Bidon Point d'Interrogation immatriculé F-RANS, équipage Dieudoné Coste, pilote et Maurice Bellonte, radio-navigateur.

 

Le lourd Breguet 19 affichant une masse totale au décollage de 6375 kg quitte le sol du Bourget, avant de survoler Dugny puis la vallée de l'Oise suivie de celle de la Seine que Coste et Bellonte suivront jusqu'à Rouen (10h 31) avant d'obliquer vers St Valéry en Caux qui sera le point de séparation avec la terre de France.
Il est 10h 48... Le Point d'Interrogation quitte la côte française et s'engage sur l'eau.
Maurice Bellonte passe son premier message radio et position: 49° 52' Nord - 0° 44' Est

37 heures plus tard, ils se poseront à New-York.

Je vous propose donc de refaire ce vol en parallèle du montage de cette maquette, grâce à certains passages du récit qu'en fait Maurice Bellonte dans son excellent ouvrage " Le premier Paris New York - Costes et Bellonte"

La présentation ,n'est pas encore faite, les pièces sont toujours dans la boite alors avec un petit décalage revenons sur la journée du 3 septembre 1930 à New York et laissons parler une nouvelle fois Maurice Bellonte:

3 Septembre 1930

L'accueil américain

C'est l'esprit entièrement libre que nous sommes enfoncés dans le sommeil du juste. Bien avant notre réveil, reporters et photographes sont à notre porte.
Sans nous laisser le temps de prendre tranquillement notre premier petit déjeuner en terre américaine, ils nous assaillent de questions, parfois inattendues, auxquelles nous répondons tout en essayant les vêtements neufs que l'on vient de nous apporter.
Dans la matinée affluent les télégrammes, parmi lesquels ceux des présidents Gaston Doumergue, et Albert Hoover. Et les réceptions commencent.
L'après-midi à bord du yach de la ville, nous descendons l'East River jusqu'à la pointe de Manhattan, et c'est le traditionnel débarquement à la Batterie, là où, trois cents ans plus tôt, tout avait commencé par un petit village fortifié. Les évocations historiques ne manquent pas en ces lieux : on se plait à nous rappeler Jean de Verrazano et ses marins dieppois et poitevins en 1524, puis Champlain, Hudson, Lafayette.
Au pied des gratte-ciel, nous avons un avant goût de l'Amérique qui nous reçoit. Nous remontons Broadway, précédés par des détachements de "Marines", musique en tête.
Le son nous est renvoyé au fond du "cañon" par les parois verticales des buildings et, sous la pluie des serpentins et des feuilles d'annuaires téléphoniques, nous avons droit à un "big ticker-tape parade".
A l'historique City Hall, le maire Jimmy Walker, nous attend.
A notre arrivée, la Marseillaise éclate, suivie du Star Spangled Banner. Immobiles, avec la foule, nous écoutons, fiers et émus.
Le soir, nous dînons dans l'intimité avec Charles Lindbergh. Après le "rush de la journée, nous goûtons le calme de sa demeure et le sérieux de la conversation.


Et puis, à partir du 4 septembre, c'est le début de la "Tournée Américaine" avec comme première destination, Dallas.
En route pour 2300 kilomètres.

Voici des photos de leur passage a Boston, que j' ai trouvées sur le net, on voit que la déco est "partielle" avec une seule bande tricolore :

Après une arrivée triomphante à Dallas : laissons Maurice Bellonte raconter,

4 Septembre 1930 (suite) et 5 septembre1930

Nous passons à basse altitude sur les maisons de Newark et le cap est pris sur Pittsburg où nous avons sous les yeux le spectacle de la puissante industrie lourde américaine.
Nous devons survoler Cincinatti, le cours de l'Ohio, Louisville, Memphis, Little Rock, Hot Springs et, finalement la plaine jusqu'à dallas. A quelques kilomètres du but, nous nous offrons la fantaisie d'un symbolique passage à ras des toits de Paris Texas, petite localité que je viens de découvrir sur ma carte. Tous ces "Parisiens" se portent au milieu de la chaussée pour voir passer l'avion rouges aux cocardes tricolores.
Et voilà Dallas. Costes donne libre cours à ses dispositions du moment et, après de larges cercles au dessus de la ville, c'est une prise de terrain en voltige et atterrissage à love Field. Nous sommes aussitôt pris dans l'exubérance d'une foule enthousiaste qui rompt les barrages et se mêle aux chevaux de la police montée et aux "cops" à motocyclette. Il fait chaud, et l'accueil l'est aussi. Sans trop savoir comment, nous nous retrouvons sur la banquette arrière d'une voiture découverte, fonçant en "tous terrains" à travers l'aérodrome. Le Maire n'a même pas pris le temps de se placer entre nous deux. debout sur un marchepied, en bras de chemise, tout au long du parcours vers la ville, il est fier de nous désigner à ses administrés.
Le soir, grand banquet. Les convives attendent tous à leur place quand le maire, qui a bien calculé ses effets, fait une entrée entre nous deux et déclenche une ovation formidable.
Sans désemparer, il donne le signal du banquet par un puissant "Hello boys" attaquant du même coup et à belles dents son demi poulet. Le ton est donné. C'est parti. Etonné et amusé, je me tourne vers mon voisin de gauche et je lui demande : "C'est souvent comme cela aux Etats Unis ? " Réponse : "S'ils n'étaient pas ainsi, il ne seraient pas maires." Je commence à trouver l'ambiance du pays aussi sympathique que trépidante.
C'est l'heure d'aller nous reposer. Nos deux grands contrats, New York et Dallas, sont remplis. Plus de soucis avec la météo ni les horaires à tenir. Désormais, nous envisageons les choses avec une parfaite sérénité. Alors, nous décidons de couper le vol retour sur New York par une escale à Louisville, la grande ville du Kentucky où nous passerons la nuit. Nous n'y sommes pas attendus et nous pensons y arriver presque incognito. Mais la nouvelle s'est vite répandue. Les autorités ont rapidement organisé notre réception. c'est justement le jour de La Fayette et de la Marne. Nous atterrissons en fin d'après midi. Ici, c'est la joie. Mais devrons regagner nos chambres assez tôt car demain matin, à New York , nous sommes attendus.


Retour vers New York

6 Septembre 1930

Au réveil, je regarde par la fenêtre. il pleut. Nous ne modifions pas notre programme et nous partons à l'heure. En route le temps s'améliore. Sur la baie de New York, nous passons à hauteur des flambeaux de la statue de la Liberté où nous lançons des petits drapeaux français et américains. Nous remontons l'Hudson jusqu'à West Point, le Saint -Cyr américain sur lequel nous lançons un drapeau étoilé, puis nous virons et mettons le cap sur Curtiss Field.

Après vous avoir fait participer à l'arrivée en direct du Point d'Interrogation sur le terrain de Curtiss Field, près de New York, au soir du 2 septembre, et ce grâce aux écrits de Maurice Bellonte, nous avons fait un vol sur Dallas et Washington et le Point d'interrogation s'apprête le 15 septembre à débuter sa "Tournée Américaine".
Il est temps à présent de mettre en ligne ma présentation pour connaitre un peu plus la genèse de ce projet, l'avion, l'équipage... et finir sur la présentation de la boite de cette maquette qui fait l'objet de ce post.

Pour ne pas être trop rébarbatif, je vais couper cette présentation en deux qui comporte donc les paragraphes suivants:

- Un objectif
- Un projet
- Un avion
- Un équipage
- Un exploit
- Une maquette

Un objectif

Revenons un peu en arrière par rapport à notre année 1930. C'est dans le langage militaire que l'on trouvera les mots propres au contexte du moment.,
Nous sommes en 1927. Un objectif ? Oui, mais la bataille sera rude et cette bataille sera celle de l'Atlantique Nord.
Les temps sont révolus, Les progrès de la technique permettent d'envisager de franchir désormais l'Atlantique Nord en avion de New York à Paris, ou de Paris à New York. Qui de la France ou des Etats-Unis réussira le premier le difficile exploit ?
La France en 1926 a remporté tous les grands record de distance. Celui de Paris-Djask, par Costes et Rignot, avec 5 396 km autorise tous les espoirs. Certes, mais les Américains sont mieux placés que les Français, à cause du sens des vents dominants qui, d'Ouest en Est, leur sont favorables. Malgré tout, les Américains acceptent que les Français acheminent leur avion par bateau jusqu'à la côte des Etats-Unis et d'y prendre leur vol en direction de l'Europe.
C'est ainsi que le célèbre as français Fonck s'engagera sur une traversé d'Ouest en Est le 21 septembre 1926. La tentative échouera car l'avion trop lourdement chargé capote et prend feu. Deux des trois membres d'équipage vont périrent dans cet accident, mais Fonck échappe à la mort.
Des deux côtés de l'Atlantique, chacun se prépare... . Il faut attendre le 8 mai 1927 pour qu'à partir du Bourget, l'avion de Nungesser et Coli quitte la France avec New York pour destination. L'Oiseau Blanc n'arrivera jamais à destination, il disparait en plein ciel.
Quelques jours plus tard, c'est de l'autre côté de l'océan que se prépare une nouvelle tentative, cette fois avec un jeune pilote américain inconnu.
Alors que Charles Lindbergh a réussi la première traversée New-York / Paris le 21 mai 1927, Costes envisage de réussir le premier Paris / New-York, une performance bien plus difficile à réaliser car soumise aux vents contraires. Il compte partir sur son Breguet "Bidon" .

Un projet

Mais Costes, n'est pas prêt où ne se considère pas en pleine possession de tous les atouts pour réussir cette traversée de l’Atlantique Nord dans le sens Paris / New York.
Avec Joseph Le Brix, navigateur très compétent, Costes opte pour un raid de rechange qui doit le mettre sur le devant de la scène : réussir la première traversée de l’Atlantique Sud, ce qu’il réussit effectivement le 15 octobre 1927 avec un Breguet 19 modifié et rebaptisé « Nungesser et Coli ».
Ils rentreront en France par le chemin des écoliers après avoir traversé l'Amérique du Sud, puis réalisé une tournée en Amérique du Nord avant de gagner, le Japon (par bateau) et Pékin, avant de rentrer en France en cinq jours et demi.
Costes "veut" maintenant l’Atlantique Nord et va préparer sa traversée avec la plus grande méticulosité. L’appareil sera une version encore améliorée du Nungesser et Coli, un Breguet 19 dit "Super Bidon » à l’autonomie encore plus grande, mais il faut pouvoir financer ce projet. Il cherche un commanditaire et en trouve un. Il s'agit de François Coty, le parfumeur milliardaire et aussi propriétaire du journal Figaro.
Avec l’argent que lui donne ce dernier, Costes peut acheter à son nom le Breguet 19 « Super Bidon » qui est peint en rouge et baptisé « Point d’interrogation », et l'équiper du plus puissant moteur développé par Hispano-Suiza, un type 12 Nd de 600 ch.
Il choisit Maurice Bellonte comme équipier et navigateur, ils se connaissent bien, ils ont volé ensemble sur Farman Goliath lorsqu'ils étaient à Air Union. L’appareil leur est livré en juillet 1928 et testé par eux avant de repartir en usine pour l’hiver pour diverses modification.
Quand le Point d’Interrogation sort d’usine en mai 1929, Costes décide de se lancer pour la traversée de l’Atlantique Nord en passant par les Acores, étudiant soigneusement la météo.
Le premier départ a lieu ainsi le 13 juillet 1929. Certes, cette route des Açores est plus longues, 600 kilomètres supplémentaires par rapport à la route orthodromique. Mal connue, Coste ne trouva pas là les courants favorables qu'il espérait, bien au contraires. Une importante perturbation et des mauvaises conditions météorologiques ajoutées à une consommation du moteur plus importante que prévue, l'oblige à faire demi tour.
Afin de parfaire sa préparation et affirmer sa supériorité et celle de son matériel à la suite de son échec, Costes décide de s'attaquer au record du monde distance et réussi avec Bellonte un extraordinaire vol de 7905 kilomètres entre Paris et Tstsikar, le 29 septembre 1929, tout comme de celui du record du monde en circuit fermé avec Paul Codos, établi le 15 décembre 1929, 8 026 km en 52 heures de vol.
Mais l'hiver n'est plus propice aux tentatives de traversées de l'Atlantique. Le temps de l'improvisation est terminé. Le Point d'interrogation est ramené à Villacoublay à la fin février 1930 pour y être entièrement démonté et révisé mais aussi équipé d'un moteur Hispano-Suiza de 650 ch et d'un réservoir d'essence principal de très grosse capacité, les 5 580 litres total donnant un rayon d'action théorique de 9 500 km.
Plusieurs tests sont effectués et le 17 juillet 1930, Costes et Bellonte sont fins prêts, mais les conditions météorologiques favorables se font attendre.
Ce n'est que le 30 août que Bellonte faisant sa visite quotidienne à l'Office Nationale de Météorologie, découvre une situation exceptionnelle pour les jours suivants - c'est le moment ou jamais.

Un avion

Descendant direct du Breguet 19 conçu en 1920, digne successeur du Breguet 14, le Breguet 19 Tr "Point d'Interrogation fait partie d'une petite série de cinq appareils construits spécialement pour les raids à grande distance.
Il diffère des autres modèles du Breguet 19 dont il reste un dérivé par la forme des ailes et du fuselage par l'adjonction d'une cabine centrale, et par le remplacement des monomâts de voilure par deux paires de mâts métalliques indépendants.
Construit dans les ateliers Breguet de Vélizy, sa structure est entièrement métallique (duralumin), tout comme le revêtement de la partie avant du fuselage, le reste des surfaces étant entoilé.
Le Point d'Interrogation a subi un certain nombre de modifications pour lui permettre d'accroître son rayon d'action à environ 9 000 kilomètres et lui donner l'autonomie nécessaire pour la Traversée de l'Atlantique nord de Paris à New York, augmentation de l'envergure pour accroître la surface portante et augmentation de la longueur permettant de recevoir un réservoir de 5 170 litres d'essence situé entre le moteur et le siège avant.

 

Les aménagements en vue du vol transatlantique comportent :
- des instruments de bord permettant le pilotage par mauvais temps grâce à un contrôleur de vol, un horizon et un compas de grande navigation.
- un appareil de T.S.F (émission-réception)

Caractéristiques
Envergure 18,30 m (Aile Supérieure)
11,50 m (Aile inférieure)
Longueur 10,72 m
Hauteur 4,08 m
Surface 59,94 m
Poids à vide 2 175 kg
Poids total au décollage 6 375 kg
Moteur Hispano-Suiza 12 Nb de 650 ch

Vitesse maximum 240 km/h environ

Cet appareil a été mis en dépôt au Musée de l'Air en 1938, à l'époque installé à Chalais-Meudon. Il a été restauré à plusieurs reprises.
Pour la petite histoire, (voir le HS d'Avions n°38 et le Fana n°610 de septembre 2020), en début de l'année 1970, Dieudonné Costes réclame la restitution du Breguet 19 rouge Point d'Interrogation dans l'intention de le vendre ! L'avocat du ministère de la Défense nationale invoquera la prescription acquisitive, faisant état du gardiennage et de l'entretien continus de l'appareil durant plus de trente ans, la justice reconnaîtra ce droit en donnant au musée la propriété pleine et entière de l'avion.
Aujourd'hui, le Point d'Interrogation constitue incontestablement une des plus belles pièces exposées.

Un équipage

Dieudonné COSTES. Pilote d'essais, de raid et de ligne, As de guerre (1914-1918)

Dieudonné Costes reste encore aujourd’hui un héros oublié – à tort – le pilote fut pourtant reçu partout avec les plus grands honneurs par exemple à New York, à la Casa Rosada (siège du pouvoir exécutif argentin à Buenos Aires), à l’Elysées.
Remettons un peu d'ordre et rendons lui hommage au travers de cette courte biographie.
Il né le 4 11 1892 à Septfonds dans le Tarn et Garonne. Passe son brevet de pilote civil le 26 09 1912. Breveté pilote militaire le 10 juillet 1915 durant la guerre de 14 18, sert sur le Front d'Orient aux escadrilles MF 55, MF 85, N 507, N 531. Effectue 27 bombardement et 54 combats. Titulaire de 8 victoires pendant la Grande Guerre. Pilote de ligne aux Lignes aériennes Latécoère, il effectue des liaisons aériennes entre Toulouse et le Maroc, il quitte Latécoère en 1920, se retrouve impliqué dans un « trafic de cocaïne ». Après sa relaxe, l'opportunité d'entrer à Air Union se présente à lui à la fin de l'été 1923. il effectue des liaisons entre Paris et Bruxelles et Paris et Londres à bord de vieux Farman Goliath. Pilote d'essais chez Breguet en 1925, nombreux raids et records de distance avec le Breguet 19. Effectue un tour du monde avec Joseph Le Brix en 1927 (première traversée de l'Atlantique Sud) : 187 jours, 43 étapes, 57 410 km en 342 heures de vol à bord d'un Breguet 19 Bidon, baptisé «Nungesser et Coli».
Ce raid est suivi d'un autre, cette fois avec Maurice Bellonte, sur le Breguet 19 "Point d'Interrogation", et bat en 1929 le record du monde de distance (Paris-Tsisikar : 7 905 km).
Toujours avec Bellonte, il réussit la première traversée française Paris-New York sans escale., les 1er et 2 septembre 1930 (5 850 km, 37h 18 mn. Inspecteur général à Air Union en 1931.
Peu à peu retiré du pilotage après cet exploit, Costes va faire fructifier sa renommée mondiale à des fins publicitaires et faire fortune, qu'il va investir en créant la station de ski du Mont-Dore qui ouvre ses portes en 1936. Parallèlement à sa vie d'homme d'affaires, il est également depuis 1936 administrateur de la société de fabrication de moteurs Hispano-Suiza, chargé des questions commerciales. Ce poste lui permet de voyager en Allemagne dont il peut observer le potentiel aéronautique et en informe le gouvernement français,
en septembre 1942 où Costes et son épouse partent pour l'Espagne, pays neutre, où ils doivent s'embarquer pour l'Argentine et de là gagner les États-Unis. Dès son arrivée à Madrid, Costes contacte l'attaché militaire de l'ambassade américaine, et se met au service des alliés.
C’y ajoute donc une trajectoire d’agent double pendant la Deuxième Guerre mondiale.
Costes revient en France en octobre 1945 et reprendra la gestion de ses affaires, mais va être arrêté en mai 1947 et inculpé d’espionnage.
Il est inculpé d'intelligence avec l'ennemi. et est incarcéré entre 1947 et 1949, soupçon dont il sera finalement lavé mais qui sera probablement à l’origine de l’oubli où tomberont ses exploits.
Acquitté par le tribunal militaire de la Seine en mars 1949, il retourne à ses affaires privées, loin du monde de l'aviation. Il développe la station du Mont Dore et constitue une société qui aura à charge de construire un téléphérique amenant les skieurs au sommet du Puy de Sancy.
Il meurt à Paris le 18 05 1973, il est enterré au cimetière de Passy

 

Maurice BELLONTE. Navigateur, pionnier de l'aviation.

Il né 25 10 1896 à Méru dans l'Oise. Sert dans l'aviation à partir de 1916. Apprenti chez Anzani, ouvrier chez Hispano-Suiza, à l'escadrille BR 213 le 11 avril 1918, à l'escadrille Br 213 du capitaine Pierrot dont les Breguet 14 sont marqués à l'insigne du goéland. Il sert comme mitrailleur au cours de nombreux réglages d'artillerie, puis il est affecté, le 16 mars 1919, à la Br 2, au Maroc, où il commence à piloter pendant la Première Guerre Mondiale. Entre en 1922 à la compagnie des Messageries Aériennes et travaille comme mécanicien au sol. Ses qualités sont très vite appréciées, ainsi que ses initiatives, et le voici mécanicien navigant sur Paris-Londres. Plus d'une fois, il « sort en vol », c'est-à-dire qu'il quitte la cabine, marche sur les plans glissants du Farman « Goliath » et va réparer un moteur. puis à Air Union, d'où il est détaché chez Breguet pour la mise au point des équipements radio des avions de grand raid. Effectue plusieurs raids en compagnie de Dieudonné Costes, dont en 1929 le record du monde de distance (Paris-Tsisikar : 7 905 km) et la première traversée de l'Atlantique Nord d'est en ouest à bord du Breguet 19 "Point d'Interrogation" les 1er et 2 septembre 1930.
Ingénieur chez Hispano-Suiza, Bellonte fut chargé de la mise au point des nouveaux moteurs et assura cette responsabilité pendant cinq ans, de 1935 à 1939 avant de rentrer comme cadre à Air France
En novembre 1941, il s'engage activement dans la Résistance. Réfugié en zone Sud, il est arrêté le 4 juillet 1944, et incarcéré à la citadelle de Perpignan. Libéré à la Libération, il rejoint Air France avant d'être proposé à l'administration de l'Aviation Civile, en qualité de président de la Commission de sécurité aérienne, et assure pendant deux ans la charge d'ingénieur général de la navigation aérienne avant de se retirer en 1961.
Il meurt à Paris le 14 01 1984, il repose lui aussi au cimetière de Passy, non loin de Costes.

 

Un exploit

C’est le 1er septembre 1930 que le Point d’Interrogation va s’envoler pour le Paris / New-York, après des semaines où Bellonte a quotidiennement analysé les bulletins de l’Office National de Météorologie.

Au lever du jour la brume a malheureusement envahi le nord-ouest de la France et ce n'est qu'à 9h54 sous les flashs des journalistes que le lourd Breguet quitte le sol après avoir roulé quarante six secondes.

Après Le Bourget, Dugny, la vallée de l'Oise et de la Seine, Rouen, il s'engage sur l'eau à 10h 58 un peu au sud de St Valéry en Caux
Une perturbation oblige Costes à prendre un cap un peu plus au nord que prévu, s'écartant de la route orthodromique. Un vent arrière devait heureusement favoriser le vol tout l'après-midi.
Bientôt la nuit vint. Costes assure de mains de maitre sa fonction de pilote. Bellonte ne peut pendant cette nuit, le visage mordu par l'air, assez mal protégé à l'arrière de l'avion, que naviguer à l'estime en tenant compte de la vitesse et du temps qui passe. Il indique à Costes les nouveaux caps à prendre. Enfin l'aube se lève et le point effectué les trouve à peu près à mi chemin entre l'Europe et St Pierre et Miquelon. A partir de là, le Point d'Interrogation va suivre la route des paquebots, trafiquant en morse avec eux et principalement avec le navire-météo Jacques Cartier qui transmets les dernières observations météorologiques.

 

L'avion délesté d'une grande partie de son carburant peut ainsi garder sa vitesse avec un régime du moteur quelque peu réduit. A 11h.30, il se trouve à environ 350 km des côtes américaines, mais les heures qui s'en venaient allaient être les plus difficiles de ce vol. En effet, une très grosse perturbation faisait barrage à leur route et impossible de contourner. La solution, trouver une trouée au milieu de la tempête.

Ils sont contraints de descendre presque au ras des flots au risque d'accrocher les vagues et disparaître dans l'océan. Durant plusieurs heures, ils lutteront ainsi, reprenant de la hauteur, jusqu'à même 4000 m pensant pouvoir passer au dessus des nuages en vain. Finalement, malgré un écart de près de 150 kilomètres plus au sud de la route choisie au départ, les premières éclaircies apparaissent en même temps que les premières maisons distinguées au travers des nuages. Le Point d'Interrogation survole maintenant les Etats-Unis. Il se situe, grâce au relevés et la navigation de Bellonte, quelque part dans l'état du Maine. A ce moment là, il faut absolument calculer au plus juste le cap pour atteindre New York avant la nuit. L'avion et son équipage se pose enfin sur le terrain de Curtiss Field après un peu plus de 37 heures de vol sans escale et 23 h. de traversée maritime entre le Cape Loop, Irlande et le cap Fourchu, 15 milles au sud-ouest de Louisbourg, Nouvelle Écosse).»

Parmi les 25 000 personnes qui les accueillaient, Lindbergh était le premier à les féliciter. Les héros eurent droit à une « ticket parade » dans New-York

 

puis après diverses réceptions, le Point d'Interrogation et son équipage accomplit un « Tour de l’Amitié » à travers les Etats-Unis, qui va les conduire dans trente quatre grandes villes et dans trente états. C'est tout d'abord Hartford, puis Boston.

Escale à Boston

 

A l'issue de ce tour, il est temps de regagner la France par bateau via Le Havre, qu'ils atteignent dans la nuit du 24 octobre 1930. Le Point d'Interrogation est débarqué du paquebot France puis dirigé vers le terrain de Bléville (sur les hauteurs du Havre) pour y être remonté.

A l'issue d'un défilé en ville, nos héros regagnent le terrain et s'envolent pour Le Bourget le 25 où ils arrivent sous la pluie.

Le périple est bouclé et l'Atlantique d'est en ouest est vaincu. L'accueil à Paris est similaire à celui de New York et Costes et Bellonte sont fêtés en véritables héros.
De très nombreuses réceptions auront lieu dans les jours qui suivirent et à l'instar de la tournée américaine, le Point d'Interrogation va entreprendre un "Tour de l'Amitié" en France cette fois, qui va mener cet équipage célèbre de Douai à Reims en passant par Lille, Metz, Strasbourg, Nancy, Dijon, Clermont-Ferrand, Marseille, Perpignan, Toulouse, Pau, Bordeaux, Angers et Rouen.
Partout, pour leur plus grande joie, le même enthousiaste les attendait.
On sut enfin que le parfumeur Coty était le mystérieux commanditaire, mais l’avion conserva son surnom.

Mais au fait pourquoi ce surnom de "Point d'Interrogation" ?
Eh bien, une nouvelle fois, je vais faire appel au texte de Maurice Bellonte.

Voici ce qu'il écrit dans son "Premier Paris-New York:
" Le 29 mai 1929, notre avion transformé en "Super Bidon", sort des ateliers spéciaux, nos essais en vol reprennent, méthodiques, alors que, depuis quelques semaines, à la suite du dénouement dramatique de certaines tentatives de traversée, le ministère de l'Air a interdit les vols sur l'Atlantique. Mais nous n'en continuons pas moins nos essais et les journalistes viennent souvent à Villacoublay voir ce que nous préparons. Ils sont intrigués et voudraient bien savoir.
Ils nous posent nombre de questions auxquelles nous ne pouvons répondre. Ils font leur métier.
Et, un soir, à l'atterrissage, après une journée bien remplie, l'un d'eux, agacé, s'exclame : "Alors quoi, votre avion ? C'est un point d'Interrogation ? "
Des mécaniciens sont là, autour de l'avion, qui ont entendu. Le mot n'est pas perdu, et le lendemain, nous trouvons, esquissé sur chacun des flancs de l'avion, un magnifique point d'interrogation. Nous l'adoptons et il est peint définitivement.
Nous trouvons que ce nom lui convient assez bien."

Une maquette

La boite choisie pour représenter cette réplique du Breguet 19 Tr "Point d'Interrogation" est celle produite par un petit artisan français, Marc Santini pour ne pas le nommer, qui n'a de cesse que d'essayer de proposer des modèles produits voilà pas mal d'année par le disparu Jean-Pierre Dujin.

Hormis JP Dujin et FGM Masterdujin, personne n'a jamais produit de maquette de cet appareil vainqueur de l'Atlantique Nord. Heller en son temps avait mentionné dans son catalogue l'annonce de la sortie d'un Breguet Point d'Interrogation
Pub Heller
Cela restera dans les cartons des projets..., nous n'en verrons jamais la sortie.

On peut noter quand même l'existance d'un "desk model "au 1/48, produit par AJP

Nous avons là un modèle entièrement en résine, quelques morceaux de tiges de cuivre pour les haubans, une verrière thermoformée et une belle planche de décals qui permet de réaliser la version de la décoration au moment du départ le 1 septembre 1930, mais aussi la version après la tournée américaine.
Pas de plan précis dans cette boite, une petite feuille dactylographiée avec quelques informations, conseils pour permettre le montage, mais en réalité, il faut se débrouiller tout seul pour assurer ce montage.
Il conviendra aussi de se prévoir une solide documentation pour assurer une bonne restitution de cet avion mythique, tant en ce qui concerne, le montage, mais aussi la décoration.
A présent place à quelques photos de la boite. et de son contenu:

La Boite.

Les Pièces

les deux parties du fuselage

Il y aura fort à faire ici car aucun aménagement (hormis le plancher et les sièges) ne sont prévus...

Notice et décals

Notice est un bien grand mot, vous en conviendrez

Décals

De bonne qualité (petit clin d'oeil à Denis...  ), elle doit permettre la réalisation de l'une ou l'autre des décorations, au départ du Bourget au matin du 1 septembre 1930 et au retour en France en octobre.

Mais il ne faut pas oublier la "doc", cette fameuse documentation indispensable dans notre hobby.
Voici un petit panel de ce que j'ai rassemblé. Tout n'est pas ici, il y a en pas mal encore... , j'en mettrai d'autres au besoin et au fur et à mesure du montage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Boite d'allumettes d'une série d'avions célèbres... avec un joli dessin de Francis Bergèse.

On peut ajouter un fana où Costes parle de son expérience de pilote durant la première guerre mondiale
fana n°264

Et dans le documentaire de Costelles sur l'histoire de l'aviation, on a une interview de Bellonte avec ses souvenirs de la ligne Paris-londres:
https://www.dailymotion.com/video/x6krzk

j'ai ouvert l'atelier et commencé les travaux sur le Point d'Interrogation

On va commencer la chirurgie, les outils sont prêts....

Tout d'abord, il va falloir consacrer un "peu" de temps à la préparation des pièces, car c'est de la résine et de la bonne, de la Dujin.

En premier, il conviendra de réduire l'épaisseur des parois au niveau de l'habitacle, ensuite il suffira de retirer l'excédent de résine sur l'intérieur de la dérive (près de 3 mm).

Photo 01

Pour ces travaux, il est nécessaire de sortir les "vrais" outils avec fraise boule, meule, et abrasif à gros grain, tout cela mis en oeuvre dans un endroit aéré, ventilé et aspiration max.

Même avec toutes les précautions d'usage, comme Olivier sur son "Arc en Ciel", j'ai eu un léger coup malheureux et la meule est venue "effleurer" la toile du fuselage et a donc légèrement perforé le revêtement.

Photo 02

 

C'est visible à l'intérieur, mais beaucoup plus impressionnant de l'extérieur.

Par contre, pas grave, j'ai déjà réparé en mettant un pansement interne (petite croix rouge), et ensuite, il suffira de rabattre les déchirures sur un point de cyano et reprendre la zone à la cyano/talc.

La suite sur le 1/2 fuselage gauche en étant plus vigilant et moins énergique que le droit, mais tout en veillant à ne conserver qu'une très mince épaisseur de toile pour pouvoir "garnir" l'intérieur.

Revenons quelques instants, 90 ans en arrière courant septembre, octobre 1930, Le Point d'interrogation est en pleine tournée américaine. notre "Goodwill Tour" comme l'on appelé Costes et Bellonte.

Maurice Bellonte, n'est pas très précis dans les diverses étapes de cette tournée américaine, je suppose qu'il ne voulait pas trop lasser le lecteur en décrivant ce parcours de jours en jours avec des étapes qui devaient être assez semblables et peu variées, décollage vers..., atterrissage à..., réception, banquet avec..., visite de..., soirée en compagnie de.....

Le départ de New York a lieu le 15 septembre, et Boston en est la première destination.

Retrouvons les écrits de Maurice Bellonte:

"C'est d'abord Hartford, puis Boston où nous arrivons pour l'ouverture des fêtes du tricentenaire du débarquement des premiers colons dans la baie du Massachusetts. La place d'honneur nous est donnée aux côté du maire en tête de la parade d'ouverture. Une surprise nous a été réservée : une jeune fille s'avance vers nous et nous tend une carte que je reconnais; elle était passée par dessus bord près des côtes de la Nouvelle Angleterre...
Après Syracuse, nous nous offrons un survol des chutes du Niagara avant de mettre le cap sur Cleveland où une escadrille militaire et un groupe d'avions civils viennent au-devant de nous. Etapes suivantes : Indianapolis, puis, Detroit où nous visitons la maison natale de Lindbergh, Chicago, la grand cité du Middle West où nous assistons à un banquet monstre.
Après être passés pal Milwaukee et Minneapolis, une chasse au canard dans un paysage de petits lacs vient à propos nous reposer. Le lendemain, nous repartons pour Omaha, sur les bords du Missouri, puis pour Denver, Colorado. Des heures durant, nous survolons les immenses plaines à blé du Nebraska; le vent qui s'est levé fait danser le Point d'Interrogation. La prochaine étape vers Salt Lake city est encore moins paisible : temps couvert et vent fort. Une perturbation arrive du Pacifique. Nous tentons de la gagner de vitesse en coupant par dessus les Rocheuses, mais nous ne pouvons éviter la tempête de neige et de violentes turbulences, nous prenons une bonne "dégelée" et nous devons renoncer, non sans avoir perdu dans la tourmente quelques menus objets, passés par-dessus bord. A l'atterrissage, nous apprenons que notre avion d'escorte qui avait choisi un chemin par des cols, au nord, a dû se poser à Cheyenne, Wyoming. Pour l'après-midi, on nous organise une excursion dans la proche montagne sur la tombe du fameux colonel Cody, le Buffalo Bill des lecture de mon enfance.
Le lendemain, le corps des perturbations est passé, mais les sommets élevés de la montagne se perdent encore dans les nuages de traîne. Nous décidons cette fois de ne pas prendre les Rocheuses de front. Nous passerons par Cheyenne et Laramie. les sommets y sont moins élevés, mais il faudra tout de même voler à plus de 3 000 mètres. Nous débouchons finalement sur le grand lac salé et nous atterrissons à Salt Lake City, la ville des Mormons, où on nous reçoit au Tabernacle.
Cap ensuite sur Boise ; sur nos cartes, je note nombre de petites localités dont les noms indiquent que les français sont passés par là."


On peut fixer approximativement cette étape aux alentours des 24/25 septembre 1930.

Reprenons notre récit qui nous amènera à San Antonio au tout début octobre :

"Puis, nous décollons pour Seattle, vers le Pacifique, mais les conditions atmosphériques sont mauvaises. Nous tentons de passer par la vallée du Columbia River, mais bientôt, le passage se resserre. De chaque côté, les pentes couvertes de séquoias géants se rapprochent de nos ailes. Il faut éviter de se faire prendre dans la nasse et, alors que le virage et encore possible, nous faisons demi tour, puis nous retrouvons la plaine. Voilà un gros village, Pasco. Il y a un terrain. Nous y atterrissons.
Ici, nous ne sommes pas attendus, mais l'accueil est spontané et, tout en nous reprenant un peu, nous passons une divertissante soirée dans une grande auberge de la "main street" des pionniers de l'Ouest; au milieu des cavaliers aux grands chapeaux nous vivons quelques heures de vrai Far West, parmi ces cow-boys bien plus intéressés à discuter chevaux qu'à prêter attention à notre présence. Nous apprécions ce moment imprévu d'évasion, avant de repartir pour Portland, Oregon. Cette fois, nous réussissons à passer les gorges du Columbia River. Les Rocheuses sont franchies. Nous volons au dessus des trains de bois qui descendent le fleuve vers Portland.
A notre arrivée sur San Francisco, nous trouvons des rouleaux de nuages bas venant du Pacifique et escaladant des collines qui séparent la baie de l'océan ; fort heureusement, il ne descendent pas jusque sur le terrain qui est sous le vent.
Après San Francisco, voici Los Angeles où nous allons visiter les studios d'Hollywood, puis Phoenix (Arizona) où nous nous retrouvons en plein paysage de western. Nous faisons ensuite escale à El Paso (Texas) et traversons le Rio Grande pour une réception à Juarez sur la rive mexicaine. puis c'est San Antonio, où on a mis en l'air tout ce qui vole pour nous accueillir : à son arrivée, le Point d'Interrogation se "pavane" à la tête de 162 avions militaires. "


Retour le 2 octobre 2020 et poursuivons la préparation de la partie cockpit de la maquette.

Après le gros oeuvre à la fraise, on reprend les outils à mains, scappel, abrasif, huile de coude.

A présent, il faut travailler minutieusement pour éviter un nouveau perçage de la cloison et surtout réaliser une cloison aussi fine que possible ce qui permettra de meubler plus facilement cet habitacle.
Après plusieurs heures, nous voilà au bout de cette "épreuve" et on dira que l'objectif est atteint.

Juste pour le "fun", cette photo faite avec une lampe derrière le fuselage permet de voir que la toile du fuselage à cet endroit est devenue très fine tout en étant suffisante pour éviter de passer au travers.

Commençons par le 1/2 fuselage gauche, le côté de l'accès de "notre" équipage où l'on remarquera la présence des marchepieds d'accès, deux panneaux latéraux permettant un accès à certains éléments des deux parties de l'habitacle

La photo suivante permet de bien voir la structure du panneaux avant.

A l'aide de ruban adhésif positionné sur le fuselage, on délimite les deux panneaux latéraux

Grâce à l'utilisation de la lampe positionnée à l'extérieur, on pourra ainsi en reproduire les limites à l'intérieur du 1/2 fuselage.

La photo suivante du Point d'Interrogation prise en 1975  (avant restauration) permet de bien voir les charnières d'articulations des dits panneaux, des trois marchepieds rétractables et de la petite glace circulaire située sur le panneau arrière.

Le kit présente bien de la gravure pour les marchepieds, mais ce n'est pas réaliste et puis la petite glace circulaire est mal positionnée. En bleu, les zones à reboucher à la cyano-talc.

Travail à la lime, micro morceau d'abrasif après perçage et mise en forme des trois marchepieds.

Dans un morceau de profilé Evergreen, j'ai mis en forme celui ci pour permettre de boucher les ouvertures préalablement réalisées, chaque morceau sera coupé et positionné pour être en léger retrait de la partie externe du fuselage, ce qui donnera l'illusion d'une plaque  comme sur le vrai, voir la photo un peu plus haut.

Sur le 1/2 fuselage droit, on trouve aussi des empreintes de marchepieds et de la glace circulaire comme sur le côté gauche (repérées en bleu). Ces gravures n'ont pas leur place ici car inexistant à droite. On rebouchera tout cela à la cyano talc avant de reponcer pour revenir au profil parfait.

Pour la réalisation des charnières d'articulation des panneaux, j'ai utilisé des morceaux de fil électrique collés à la cyno.

Voila les fuselages droit et gauche après retouches et équipements divers.

Gros plan sur panneaux gauches avec les marchepieds intégrés et le trou circulaire pour l'implantation de la future glace.

et pour finir, une vue interne montrant les armatures et renforts des panneaux gauches.

Entre Le Trait d'Union et mes modèles, le "?" tenait salon...

On va reprendre et d'un coup de baguette magique revenons début octobre 1930.

Notre prochaine ville, Oklahoma City, nous est annoncée par des forêts de derricks: nous sommes au pays du pétrole. C'est ensuite Kansas City, Saint Louis, où on nous conduit en pèlerinage à Forest Park devant la statue équestre de Louis IX, Memphis sur les bord du Mississipi, puis New Orléans où l'on nous a organisé une pêche au gros poisson sur le lac Ponchartrain, avant de gagner Pensacola, Atlanta, Winston Salem, Richmond, où nous couchons dans la chambre de La Fayette, Baltimore où, sur le terrain, nous attend Paul Claudel, ambassadeur de France. A Philadelphie, devant la cloche célèbre qui sonna pour la première fois lors de la déclaration de l'Indépendance des Etats Unis, nous sommes honorés du liberty Bell. Après Trenton (New Jersey), c'est l'envol pour la courte et dernière étape de ce voyage qui s'achève : le 10 octobre, nous atterrissons à Curtiss Field. Partout, nous avons été comblés par un grand peuple jeune, aux élans généreux et sportifs.

Nos héros resterons encore quelques jours sur place, à New York avant d'envisager le retour vers la France.

Place aux écrits de Maurice Bellonte : Retour vers la France.

Le 17 octobre, nous embarquons sur le paquebot France pour regagner notre pays, le Point d'interrogation amarré sur la dunette arrière du navire. C'est un émouvant au revoir aux Etats Unis après l'inoubliable fête qu'ils nous ont réservé durant un mois et demi. En passant devant la statue de la Liberté nous adressons un message de gratitude au peuple américain.

Et pour illustrer, voici une première photo du fuselage du Point d'Interrogation positionné sur une barge dans le port de New York, juste avant l'embarquement sur le France.

Et le voici, ailes déposées sur l'arrière du paquebot.

Laissons Costes et Bellonte faire leur traversée de l'atlantique maritime et revenons au 21 octobre 2020. Nous les retrouverons d'ici quelques jours pour l'arrivée au Havre.

Reprenons notre montage.

Avant d'aménager les flancs du demi fuselage droit, il me fallait revoir les contours de l'habitacle de ce fuselage. En effet, comme vous pourrez le constater, c'est pas terrible et il en manque un morceau. Quand, je vous dis que ce n'est pas du Tamiya ou du SBS Wink

Après un assemblage avec élastique et adhésif on se rend mieux compte de l'ampleur du travail.

On va rebâtir tout cela avec le savant mélange cyano/talc, mais avant, il faut positionner et coller deux fines bandelettes de carte plastique qui serviront de "coffrage" à notre mélange.

Voilà l'essentiel est comblé, un vrai cordon de soudure.

Maintenant il convient de remettre en forme les contours externes du fuselage. Ponçage fin et délicat pour ne pas entamer les revêtements , un peu long tout de même, et le tour est joué.

Maintenant il convient de remettre en forme les contours externes du fuselage. Ponçage fin et délicat pour ne pas entamer les revêtements , un peu long tout de même, et le tour est joué.

Eh bien voilà le gros oeuvre sur les demi fuselages avec la reprise des pourtours des ouvertures des habitacles avant et arrière est terminée. On peut ranger la bétonnière et les truelles...
Il y a bien sûr des petites retouches à faire, mais je ferai cela lors de la fermeture des deux parties du fuselage.
A présent, il va falloir réouvrir pour séparer les deux pièces, la lame de rasoir neuve sera indispensable. Ensuite, un peu d'affinage par l'intérieur et on va pouvoir reprendre l'aménagement de la partie interne du demi fuselage droit.
une première photo pour montrer le début du travail pour l'ouverture arrière, poste du navigateur.

Reprise des deux ouvertures, les bandes Tamiya sont mes repères pour la reprises des contours.

Pour finir, petite photo des deux ouvertures terminées

Après séparation des deux demi fuselages et ouvertures des 4 petites portes latérales...

Je ne pense pas les laisser toutes les quatre ouvertes, on verra en cours d'aménagement, j'ai pris l'option d'ouvrir afin de pouvoir remettre éventuellement des portes retaillées dans une plaque hyper fine, ce qui évitera d'avoir en visuel, une épaisseur de fuselage encore trop importante en rapport de l'échelle.

 

Pour illustrer, un très beau cliché de l'original, merci Stéphane.

J'ai des photos prises pendant la restauration ou on voit plein de détails, mais ce sont des petits formats...
par exemple, si tu veux ouvrir les grands panneaux latéraux ...  Mais surtout elle est intéressante pour les détails internes de la bete !
Noter les bacs ( à provisions ?) et les porte bouteilles :

Après la reprise des ouvertures de l'habitacle et l'aménagement intérieur du 1/2 fuselage gauche, il faut penser au droit...

Donc aménagement de la paroi à l'identique de l'autre côté.

Puis réalisation d'un module tubulaire pour l'habitacle comme sur le vrai, et qui va servir de support aux sièges et à différents équipements.
Fabrication de deux cloisons aux profils avant et arrière en carte plastique, l'avant étant sensée représenter la cloison du réservoir d'essence placé entre le moteur et l'habitacle.
Ensuite les tubes au nombre de 4 sont réalisés à partir d'aiguilles d'acupuncture de 0,3 mm, ils sont passés au travers des cloisons préalablement percées et immobilisés à la cyano.

Mise en place test, tout est OK...

 

Tout l'ensemble s'insère donc correctement et les cloisons sont au bon endroit.
Il sera donc à présent plus facile d'équiper séparément ce module avec divers équipements ou instruments et de positionner l'ensemble avant la fermeture des deux parties de fuselage.
Demain, on va mettre un peu de couleur à tout cela avec le traitement de l'intérieur des flancs du fuselage.

 

terminons le voyage retour de nos héros vers la France.

Nous sommes la nuit du 24 octobre 1930 et Maurice Bellonte écrit:

" Le 24, dans la nuit, nous arrivons au Havre. A 7 heures après une bonne nuit de repos, dans le grand salon du France, nous sommes entourés d'amis. Louis Breguet, Marc Birkigt, Louis Couhé, Louis Kahn parmi ceux qui ont été les plus près de nous au cours de notre préparation.
Tous les navires du port ont arboré le grand pavois. Journaliste et photographes nous assaillent. Le Havre pavoisé nous accueille dans une atmosphère de fête."


A ce récit extrait de l'ouvrage de Maurice Bellonte qui nous accompagne depuis le début de cette histoire et de ce montage, j'aimerai ajouter quelques compléments plus précis puisque émanant d'un havrais et ami Sébastien Bocé. Il a publié voilà une petite année un remarquable ouvrage sur l'histoire de la plateforme aéronautique du Havre, ouvrage intitulé comme il se doit "Le Havre Aéronautique"

http://www.aerostories.org/~aerobiblio/article6229.html

"Le 24 octobre, en pleine nuit, le paquebot France accoste au Havres ramenant des Etats Unis les pilote Dieudonné Costes et Maurice Bellonte. Michel de Catalano, le directeur de l'agence havraise de la compagnie générale transatlantique et Louis Breguet, concepteur de l'avion sont impatient de pouvoir monter à bord, tout comme les nombreux journalistes qui arrivent peu à peu.
En attendant les deux héros, ils peuvent admirer sur le pont arrière le Breguet XIX Point d'Interrogation démonté. Puis, Maurice Bellonte arrive tout sourire vers eux pour répondre à quelques questions tandis que son camarade est resté en cabine. L'avion est descendu par des grues à 3h.30 sur le quai Joannès-Couvert et remorqué, par un véhicule de chez Breguet, à Bléville.
Après quelques heures d'attente, madame Costes, qui apparait à 7h, est conduite dans la cabine des deux pilotes. Soudain, Costes et Bellonte sortent sous les explosions de flashs au magnésium. Dans le salon style Louis XIV du France, M. Couhé, secrétaire au ministère de l'Air, prend la parole en lisant une lettre du ministre de tutelle Laurent Eynac. Il est suivi par Dieudonné Costes, M. Birkhigh de la maison Hispano, Louis Breguet et Léon Molon de l'Aéro-Club du Havre.
Pendant ce temps, sur l'aérodrome de Bléville, neuf mécanos de la maison Breguet sont aux petits soins pour le Point d'Interrogation. Sur ce même terrain, le pilote Paul Codos atterrit avec l'avion personnel de Costes à 11h.30, accompagné de M. Bardel, directeur technique de la compagnie Air Union.
A 15h 30 sur la place Guynemer pavoisée, débordante de spectateurs et de hautes personnalités, Costes et Bellonte débarquent du remorqueur Minotaure.
Un remous se produit dans la foule au même moment unes escadrille d'avions de chasse passe au dessus des têtes. La Marseillaise se fait entendre et fusent les "hourras", "vive Costes" et "vive Bellonte". Après la bienvenue de Léon Meyer, maire du Havre, les trois personnages montent dans une magnifique voiture Delage pour un inoubliable cortège à travers la ville.
La réception des Havrais est digne des plus fameuses remontées de Broadway à New York. Ils déposent une gerbe au monument aux morts place Gambetta puis s'arrêtent plusieurs fois avant d'atteindre le quartier du Rond-Point. LE comité du quartier qui les y accueille leur offre deux Point d'Interrogation en or gris et jaune sertis de rubis.
Puis, toujours avec le même enthousiasme des Havrais, ils descendent le cours de la République, le boulevard de Strasbourg et arrivent à l'hôtel de ville. C'est une véritable marée humaine qui les attend. Là, ils déposent une gerbe au monument de l'aviateur Guérin. Direction la cérémonie solennelle dans les salons de l'hôtel de ville. Après avoir signé le livre d'or, les deux pilotes se présentent au balcon sous une pluie d'acclamations. Le banquet qui suit est somptueux avec des centaines de convives triés sur le volet. Tout aussi prestigieux est le bal qui se déroule à l'hôtel Frascati en soirée."


Après le texte, les images :

Sur le France, le Point d'Interrogation

 

Déchargement du Point d'Interrogation

Descente des héros

Affichette appelant la population à accueillir les vainqueurs de l'Atlantique

Descente d'une avenue havraise

25 octobre 1930 Le Havre Bléville... toujours d'après le texte très précis de Sébastien Bocé.

"Le lendemain, la météo n'est pas très bonne pour le départ de nos deux héros depuis Bléville. Les gendarmes assurent le service d'ordre et de nombreux avions sont sur le terrain prêts à s'envoler.

Sous le hangar, le Point d'Interrogation est presque remonté. Les noms des trente-cinq villes visitées aux Etats Unis sont peints sur la bande tricolore la plus en arrière. Dieudonné Costes et Maurice Bellonte arrivent à 9h.30 dans le hangar pour s'entretenir avec le dévoué mécanicien Véron. Michel Detroyat les rejoint peu de temps après. Puis, on sort le bel avion rouge dont les ailes sont presque aussi larges que le hangar. Le moteur est démarré pour l'essayer.

Un certain nombre d'avions se posent dont ceux du 34ème régiment d'aviation, une limousine de l'Air Breguet pilotée par Bajac et Gonin, quatre appareil de la patrouille Morane et trois Breguet 27.
Pendant ce temps, Detroyat monte dans son avion pour effectuer des acrobaties. A 10h 45, la ville de Bléville rend hommage aux deux aviateurs. Puis vient le champagne d'adieu dans le hangar. Edgar Raoul Duval prend la parole, et en souvenir de leur inoubliable séjour, tient à les nommer membres d'honneur de l'Aéro-club du Havre. Costes et Bellonte le remercient et, après un dernier toast, vont à leur avion. Ils revêtent leur cuir et montent dans le Point d'Interrogation. Debout dans la carlingue, Costes et Bellonte saluent la foule qui clame leurs noms.
On démarre le moteur. Pendant que celui-ci chauffe, les avions du 34ème décollent. Les pilotes font les derniers contrôles. Bellonte s'attarde sur le poste TSF mis au point par un havrais, Henri Héricher. On retire les cales et l'avion démarre. Il est 11h 25, l'oiseau tout de rouge vêtu décolle majestueusement. Il est suivi par les autres appareils qui vont l'accompagner jusqu'à Paris-Le Bourget où vont se poursuivre les festivités."


Quant à Maurice Bellonte dans son livre, ce retour vers Paris sera vraiment beaucoup plus "court" et très concis, on en jugera par les seules deux phrases suivantes :

"Le 25, le Point d'Interrogation est remonté sur le terrain de Bléville. D'un court vol, il nous amène jusqu'au Bourget où nous arrivons sous la pluie, ce qui n'a pas empêché la foule de venir nous attendre."

25 octobre 2020

Comme annoncé hier, j'ai peint l'intérieur de la partie habitacle. Au moins, on a l'impression d'avancer.
Un voile de TS 30 Tamiya fait l'affaire et c'est costaud...
Plus tard, on effectuera quelques effets sur les parois avec des jus légers.

A présent quelques vues de mon chassis et module tubulaire. J'utilise toujours mes aiguilles d'acupunture, cette fois du diamètre 0,25 mm. C'est du solide. Le seul petit soucis, ce sont les coupes qui se font à la pince après les prises de mesure, c'est plus facile et précis de couper du plastique avec un cutter...
Seul le côté droit est réalisé, car je souhaite avoir un peu d'aisance pour pouvoir passer entre deux diverses cloisons, pièces, supports... On mettra le treillis à gauche une fois l'intérieur "garni".

Collage des tubes à la cyano et immobilisation à l'araldite avec parcimonie mais judicieusement positionnée pour simuler les goussets de renforts et d'attaches

 

Pour finir deux vues d'essai d'installation dans le demi fuselage.

 

 

Avec la journée de ce 25 octobre, se termine à Paris le raid du "Premier Paris New York de l'histoire".

Revenons sur cette arrivée au Bourget sous la pluie.

Il pleut sur Le Bourget ce 25 Octobre 1930 et le Point d'Interrogation s'y pose presque deux mois après avoir effectuer ce premier raid Paris-New York sans escale.
Maurice Bellonte raconte la fin de ce périple et le déroulement ce cette deuxième partie de la journée:

"Nous touchons des roues au point même d'où nous avons pris notre envol. Le périple est bouclé. Avant d'être enlevés sur les épaules enthousiastes de nos camarades navigants, sur l'aire même où nous embarquions journellement nos passagers, je ne puis me défendre d'un regard vers les hangars de l'Air Union, là tout près et, devant, les avions sur lesquels nous avons volé.
Le ministre de l'Air M.Laurent-Eynac nous accueille. Et, parmi les amis, nous retrouvons Henri Bardel à qui Costes et moi-même devons d'avoir été détachés de l'Air Union pour entrer chez Breguet. Nous partons ensuite pour l'Arc de Triomphe avant de gagner la caserne de la Tour Maubourg où nous allons nous dépouiller de nos vêtements de vol et, déjeuner.
A 14 heures, le président Doumergue nous reçoit à l'Elysée en présence du gouvernement. Puis c'est la réception à l'Hôtel de Ville, où nous signons le Livre d'or. Sur les trottoirs et sur la place, une foule immense est massée. En écoutant, émus, les éloges que nous adresse Jean de Castellane, président du conseil municipal, nos pensées vont vers ceux sans lesquels cette page de notre aviation n'aurait pu être écrite: ingénieurs, techniciens, ouvriers, tous ceux qui dès le début de notre projet en ont compris l'importance, ont eu la foi et nous ont accordé leur confiance, souvent même leur amitié. Tous ont participé à l'effort. Notre succès, c'est aussi le leur."


Quelques souvenirs photographiques de cette mémorable journée du 25 octobre 1930

Arrivée au Bourget

Costes et Bellonte à la descente de l'avion

André Citroën fit réaliser à cette occasion un torpédo C6 F Torpédo grand tourisme aux couleurs et portant le désormais célèbre point d'interrogation. Les aviateurs furent invités à poser devant le modèle avec lequel, pour célébrer l’évènement, ils firent la tournée des grandes villes françaises suite à l’accueil triomphale qui leur fut fait à l’Hôtel de ville de Paris.

Citroen C6

 

Sortie de l'Elysée

 

 

 

 

 

Hôtel de Ville de Paris, pendant le discours de Jean de Castellane (Cliché Air France)

La foule des parisiens devant l'Hôtel de Ville (Cliché Musée de l'Air)

Et pour finir, pour se souvenir doublement de ce 25 octobre 1930, on rappellera que ce 25 octobre, c'est aussi le jour anniversaire de la naissance de Maurice Bellonte, il avait 34 ans.
Et donc aujourd'hui, on fête le 124 ème anniversaire de sa naissance à Méru dans l'Oise, et où sur la maison familiale est apposée une place rappelant sa naissance.

La photo de cette plaque est extraite du site Aérostèles
https://www.aerosteles.net/stelefr-merumaison

En parallèle à la partie historique de ce raid, il faut quand même poursuivre l'aménagement de l'habitacle du Point d'Interrogation.

Pour le moment , on s'occupe de la partie navigateur et donc du poste de Maurice Bellonte.

On poursuit avec toujours des morceaux d'aiguilles d'acupunture.
Le support de ce qui va devenir le siège de Bellonte, une simple planchette, est posée. Il reste à mettre les ferrures support en dessous. Le dossier sera placé plus tard.

Même le porte bouteille est présent

Toujours le collage à la cyano et la petite touche d'araldite pour la représentation des goussets.

Simulation avec un "petit Bellonte" assis pour voir si les proportions sont bonnes...

Et le traditionnel essayage pour s'assurer que cela rentre toujours sans contraintes.

Avant, une petite vue pour voir ce que cela donnera au final... avec un personnage installé. Ca me parait correct.

Une photo du vrai, avec le poste de Bellonte

Et une autre lors du remontage après restauration

 

A présent, parlons un peu génératrice.

En faisant diverses recherches, j'ai trouvé cette nouvelle photo montrant la génératrice en position, mais avec un angle de prise de vue légèrement différent ce qui permet d'avoir de nouveaux détails.

 

Et puis, grâce à Stéphane Breguet  , on peut désormais visualiser la génératrice en position "travail", c'est à dire sortie et hors du fuselage.
Il nous a retrouvé une superbe photo montrant cet équipement déployé, photo illustrant une publicité de la Société Française Radio- Electrique.

Avec cette photo prise en 3/4 arrière, on comprend mieux le mécanisme qui permettait la sortie en latéral de cette géné, tout comme la raison de l'échancrure faite dans la petite plaque en position basse du panneau latéral gauche. Ces détails apparents sur l'avion lors du départ du raid, n'apparaissent plus aujourd'hui sur l'avion restauré qui est aussi dépourvu de cette génératrice.


Même si je n'ai pas l'intention de la "sortir", sur mon modèle, la géné sera positionnée au pied du siège de Bellonte et la trappe va être réalisée comme au jour du départ du Point d'Interrogation.

concernant la monopale de la génératrice, je me suis moi aussi renseigné car par courant.
Voici ce qu'un spécialiste m'a répondu:
"il s’agit d’un moulinet à vitesse constante qui permet de maintenir le régime de la génératrice à 4500 tr/min quelle que soit la vitesse de l’avion. Les boules situées à l’opposées de
la pale sont plus que des masselottes d’équilibrage. Elles agissent comme un régulateur mécanique actionné par la force centrifuge qui va corrige le pas de la pale après une variation
de vitesse de l’avion."

La photo suivante permet de voir plus nettement l'extrémité de cette génératrice et de la pale.

Et une autre, cette fois rentrée mais sans la petite porte.

Le poste Arrière tubulaire a reçu un voile de TS 30

 

A présent quelques équipements (réalisation perso), avec l'enrouleur de l'antenne filaire (il restera à positionner le tube de sortie extérieur), la géné avec le vérin de sortie

 

et le poste radio, d'après le dessin ci dessous

Et pour finir, le coussin et le dossier du siège de Bellonte (beaucoup moins confortable que celui de Costes qui lui avait un "vrai siège".

 

On parle aujourd'hui "partie avant" ou de l'habitacle de Costes.

Avant d'attaquer la partie des différents instruments, il faut réaliser certains éléments importants comme le siège de Costes et les deux casiers latéraux, sans oublier de poursuivre l'installation de certains tubes et ferrures diverses. Voilà des vues qui aideront à arriver à nos fins.

 

 

Après l'avion réel, la suite de l'élément tubulaire avec les supports du siège en place. Toujours avec un petit voile de TS30 pour faire plus "vrai" que les morceaux de plastique blanc utilisés pour réaliser tout ces petits éléments.

Les deux caissons latéraux, à gauche le droit et à droite le gauche (j'espère ne pas vous mélanger..., vous suivez toujours ? 

Et le siège avant, avant de recevoir son équipement "confort" , un coussin et dossier cuir.

En effet, et avec le support de Stéphane (Breguet), on "sèche" un peu sur un équipement du cockpit (côté pilote). Pour ma part, je l'ai créé, il sera bientôt mis en place mais mon point d'interrogation sur le sujet, c'est à quoi pouvait bien servir cet équipement repéré sur les photos ci après.

 

 

Quelques réflexions sur le sujet ou sur son fonctionnement :

Si un tube sort j'en déduis que c'est soit pour une vidange, soit pour une prise d'air.
Tel qu'orienté vers l'avant cela m'apparaît plutôt être une prise d'air, mais pour quoi faire ( mesure de pression ,
Si il y a un volant, alors c'est pour réguler un flux, une tension ou alors une orientation.
Je ne vois pas de câble électrique et la présence d'un instrument de lecture permettant de lire une information.
On dirait qu'il a autre chose au bout de ce tube, près du volant : une sorte de bouton piston.


Il semblerait que cet équipement ne soit propre qu'au Breguet 19 GR Bidon français, car visible aussi sur le Nungesser et Coli

Cela ne va pas m'empêcher de poursuivre l'aménagement avant, mais j'ai pris contact avec une personne ayant travaillé à la restauration du "Point d'Interrogation".

un point d'histoire supplémentaire.

Lors de l'arrivée du Point d'Interrogation le 25 octobre à Paris, Maurice Bellonte fêtait aussi son anniversaire.

Aujourd'hui, 4 novembre est un nouvel anniversaire, celui de la naissance de notre autre héros, à savoir Dieudonné Costes. En effet, il est né le 4 novembre 1892 à Septfonds dans le Tarn et Garonne.

Une plaque est installée sur la maison natale. (lien Aérostèles : https://www.aerosteles.net/stelefr-septfonds-costes)

Et photos de la plaque:

 

Petite avancée photographique avec un début d'aménagement des deux postes, Il faut commencer à placer certaines pièces importantes (sièges, radio...) au risque de ne plus pouvoir le faire ensuite, car il y a encore pas mal d'équipements à installer en position haute.

Le siège de Costes (à l'avant) est juste posé...

 

Et puis un petit essai d'insertion, pour voir... ;)

j'ai reçu ce matin la réponse de mon contact au MAE et cette personne a travaillé sur la dernière restauration de l'avion.

Je vous livre "texto" sa réponse :

Cette commande sert à monter/descendre le radiateur dans le lit du vent pour avoir plus ou moins de refroidissement de moteur.
La tringlerie passe à travers le karman d'extrados et rentre en diagonale dans le compartiment moteur pour terminer sur une sorte de dispositif de vis sans fin au centre du radiateur.
Le poids du radiateur est compensé par des câbles et des gros sandows
.

Maintenant quelques photos pour illustrer ces explications:

 

 

Je reviens à présent sur ce qui est apparent en extérieur et visible sur l'appareil exposé au MAE. J'ai été trompé par l'écaillage de la peinture rouge sur la partie de cette commande sortant du fuselage (voir mon repère jaune) ne faisant penser à un "tube" débouchant juste en sortie...
J'aurais dû agrandir ma vue ce qui m'aurait permis de voir le renvoi qui part dans le karman (voir mon repère bleu).

Sur l'horizon artificiel du "?" , voir photo, la partie "ciel", vous la voyez bleu ou blanche ?

 

Cà y est, j'ai commencé à installer du petit matériel dans ce module..., mais avant tout, quelques vues de l'avion réel vers quoi j'essaye d'aller. Tout ne sera pas fait (il y a de la tripaille dans cet avion...  ) mais je me concentre sur la plus grande partie des équipements qui seront visibles  par les ouvertures d'accès.
L'aménagement est réalisé pour la version départ du raid sur New York, car aujourd'hui après plusieurs restauration, l'avion exposé au MAE n'est plus tout à fait dans cette version. Certains équipements sont absents...

Poste pilote

Poste Navigateur

 

 

 

 

Et voici un début de résultat...

Au poste de navigation, celui de Bellonte, présence du poste radio, du contrôleur de vol, d'un compas et même de "son" roule-notes

 

L'enrouleur d'antenne, la géné sont installés et ont trouvé leur place respective.

 

Pour finir, et c'est là mon argument final, je trouve qu'avec les capots ouverts, la ligne de l'avion est cassée. Le Breguet 19 est un avion relativement élégant à mes yeux, ce serait à mon sens un peu dommage que casser cette allure générale avec des capots ouverts.

Avant de refermer définitivement les demi fuselages sur celui-ci, voici quelques dernières photos faites après l'installation de quelques derniers équipements comme les indicateurs de pente longitudinale au poste de Costes à la gauche du Gyrorector, à la droite du compas au poste de Bellonte, un navigraphe à la droite du poste de TSF, le célèbre roule-notes de Bellonte..., il manquera les urinoirs, mais pas trop la place..

 

 

 

 

 

 

 

Et puis un essai d'installation dans un demi fuselage, toujours RAS...

Avant une fermeture temporaire pour la vision de la chose une fois refermé.

j'ai refait un Gyrorector, jugeant que l'ancien était trop petit et je l'ai adapté à nouveau sur le support.

Ensuite, j'ai décidé de relever deux défis, chez "Airbio", on ne laisse jamais un travail non terminé, alors j'ai décidé de faire les deux urinoirs de nos héros, mais aussi (au moins) une bouteille de Vittel "Bonne Source", certains regrettant (il se reconnaitront... ) de ne pas les voir dans les casiers...

Pour localiser les urinoirs, une photo et un dessin avec légende pour bien voir l'emplacement tout au moins pour celui de Bellonte.

 

Voilà à présent le résultat à l'échelle du 1/72 avec toujours ma micro pièce de 1 sous...
Fil d'étain, gaine électrique pour les urinoirs à gauche et plastique étiré transparent pour la bouteille, bouchon, pas de capsule... en feuille d'étain peinte en rouge (couleur de Vittel) , étiquette en cache Tam et dessin mano. Et en plus, elle est pleine

Première présentation de la bouteille, elle rentre pile poil dans le casier (hauteur 5mm et diamètre 1,3 mm)

Et la voici en place..., sa place définitive.

Nouvel essayage pour avoir la vision du positionnement du Gyrorector. Beaucoup mieux qu'avec l'ancien.

Je suis en train de reprendre quelques lignes de gravure sur le fuselage avant de le fermer et pour ce faire cela m'a permis de visualiser une nième fois bon nombre de clichés de ce fuselage et finalement sur une photo y découvrir la sortie extérieure de l'évacuation des urinoirs...

Initialement, comme "avoué" ci dessus, j'avais pensé que les liquides pouvaient être récupérés dans le petit réservoir bidon qui se trouve sous le siège de Costes. Eh bien, il n'en est rien.
La chasse au poids, bien sûr..., et donc aucune raison de collecter les liquides...Retour à la nature en extérieur...

Quant au fameux bidon, après avis auprès de mon contact au MAE pour lui, il s'agit d'une réserve d'eau... en plus du café et des bouteilles de Vittel.

Donc concrètement, le bidon va être installé... ce soir et les urinoirs raccordés vers la mise à l'extérieur..., la micro sortie sera elle installée et présente à la fin...

Voilà où j'en suis ce soir après diverses reprises de gravures et création des articulations et fermetures des panneaux latéraux.

Voyons un peu en détail
A gauche tout d'abord, j'ai repris la gravure du poste du navigateur pour coller à la réalité

Donc reprise de la gravure basse qui n'était pas à la bonne place, création de l'articulation de la petite porte permettant la sortie de la géné, création d'une nouvelle ouverture et perçage d'un trou qui permettra le passage de l'antenne vers l'extérieur

Côté droit après rebouchage complet des gravures des marchepieds, séparations de panneaux (copie de la gravure de droite) mais qui doivent être complètement inexistantes à droite car il s'agit d'un seul et unique panneau latéral, panneau d'ailleurs entoilé.

Après ces travaux, voilà ce que cela représente, l'entoilage a été également matérialisé par ponçage de la zone. Il y a quelques micro trous, ils seront rebouchés au mastic Deluxe avant passage de Surfacer.

 présent, il a fallu boucher partiellement les ouies qui se trouvent sur chaque côté des capots moteur (zones les plus en arrière).
On pourrait être trompé par les photos de l'avion réel exposé au Bourget qui lui ne comporte aucune ouie visible. Il s'agit en effet d'une version de capots post raid de septembre 1930, ces ouies ayant été masquées suivant certains types de vols ultérieurs.

 

Par contre, sur la version du "Point d'Interrogation" lors du raid du 1er septembre, les ouies de l'avant sont présentes et celles de l'arrière partiellement occultées.

 

Avec de tous petits morceaux de plastique, obturation partielle de la zone car la maquette, n'est de fait pas conforme à la version...

 

Bon çà y est, le module est cette fois définitivement collé et rentré dans son logement et les deux demi fuselages sont collés.

Et puis, voilà les pinces déposées après le collage des deux pièces.
Je vous ai dit que nous n'étions pas en présence d'un kit Tamiya, vous en avez la preuve ci dessous. Il y a du travail pour refaire les joints, mais "cyano/talc" est là...
La jonction entre les deux postes n'a volontairement pas été collée pour ne pas forcer sur cette zone fragile. on fera çà plus tard...

 

A présent la voilure, et là aussi il y a du travail.
Sur la photo suivante on voit bien le côté d'origine et l'autre retouché

On constatera l'épaisseur du bord de fuite et la rectitude de ce dernier ce qui n'est pas conforme à la réalité.

Après retouche, c'est mieux non ?
Mais il reste à peaufiner tout cela...

Grosse journée de ponçage et cyano/talc. Heureusement, cela sèche vite et on peut retravailler très rapidement.
Reprise des joints et formes comme pour le dessous. Le gros oeuvre est fait...

Puis rebouchage complet de l'emplacement de la béquille arrière car mauvaise forme. On va creuser demain...

Tout comme le dessus des capots moteur, le dessus du carénage supérieur du fuselage nécessite une reprise..

Il m'a fallu reboucher la gravure de la gouverne à droite car décalée de près de 2 mm et cela se voyait.

Après retouche, mais sans le nettoyage de la zone... poussière de talc.

Je viens de regarder aussi le radiateur du kit. Il est inexploitable car trop large de près de 3,5 mm, ce qui fait qu'il ne peut pas remonter à l'intérieur de son logement, logement que je vais creuser.

Radiateur fourni et mis en position, pas bon

Logement du radiateur

Pour illustrer la zone, deux clichés du "vrai" :

Dans le même ordre d'idée, les carénages de roues et les roues elles-mêmes sont un peu trop maigres aussi.
On va s'occuper de çà aussi en épaississant ces pièces.

Ouverture du logement pour radiateur...

travail sur la voilure inférieure, la "dentelle" de l'aile droite.

Deux photos pour commencer à entrevoir l'allure d'un avion....

 

Petit intermède montage pour revenir sur la fameuse tournée des villes françaises, appelé ici aussi "Tour de l'Amitié".
Volontairement, ce tour sera séparé en deux parties, en voici la première du 12 au 18 novembre 1930, la seconde couvrira du 19 au 22 novembre.
Les informations suivantes trouvent leurs sources dans "Les Cahiers des Avions Breguet" Volume III Novembre-Décembre 1930.
Avec beaucoup de détails, vivantes, ces notes permettent d'avoir un récit des plus précis qui soit, un très beau témoignage du circuit français de nos héros.

Départ de Villacoublay

DOUAI :
Le 12 novembre 1930, par un ciel magnifique, Costes et Bellonte prirent leur essor sur le glorieux "point d'Interrogation pour débuter ce "Tour d'Amitié", qu'ils avaient décidé pour répondre aux invitations qui leur avaient été adressées par un certain nombre d'Aéro-Clubs et de municipalités.
Douai fut la première ville visitée. Ils ont voulu ainsi apporter au berceau de la société Breguet le témoignage de leur reconnaissance, et symboliser la grandeur de l'effort accompli durant les vingt dernières années par Louis Breguet et ceux qui, à ses côtés, ont patiemment travaillé pour la grandeur de l'aviation française.
A 10h 25, Costes et Bellonte, dans leur avion rouge apparaissent à l'horizon.

 

 

Posés, ils sont accueillis par une foule immense, Louis Breguet les accueillera dans les ateliers de sa société, puis se sera l'hôtel de ville avant de rejoindre Lille en soirée pour une réception organisée par le Préfet.

 

 

METZ :
Le 13 novembre, Costes et Bellonte se rendirent à Metz où il furent reçu au polygone de Frescaty par les autorités civiles et militaires.
Ici aussi, réception et banquet, avant de partir à destination de Strasbourg où ils atterrissent à 15h 30.
Les maisons de commerce et les usines avaient fermé leurs portes , pour permettre aux employés et ouvriers de recevoir les héros de Paris - New York.

NANCY :
Le 14 novembre, Costes et Bellonte se rendirent à Nancy, où ils se posèrent à 11 heures. Ils furent reçus sur l'aérodrome avant de se rendre à l'hôtel de ville où on leur remettra la médaille d'honneur de la ville de Nancy.

DIJON :
Le même jour, 14 novembre, le Point d'Interrogation se rendit à Dijon, où il atterrit à 15h 10 à l'aérodrome de Longvic, après avoir survolé la ville. Une escadrille du 32è d'Aviation, composée d'avions Breguet, était allé à la rencontre de Costes et Bellonte.
Grande réception à l'hôtel de ville, prises de paroles de militaires et de civils, la journée se terminera par un grand banquet en l'honneur des vainqueurs de l'Atlantique.

CLERMONT-FERRAND :
Le Lendemain, 15 novembre, Costes et Bellonte quittèrent Dijon, à 10h 50, escortés par Codos, qui pilotait l'avion personnel de Costes. Il atterrirent à l'aérodrome d'Aulnat à midi 25, après avoir survolé Clermont Ferrant à faible altitude.

Une foule nombreuse les attendait sur le terrain d'aviation. Toutes les autorités civiles et militaires étaient présentes. A 16h, ils furent reçus à l'hôtel de ville, et le soir, ils assistèrent à une représentation de gala donnée en leur honneur.

MARSEILLE :
Poursuivant leur "Tour d'Amitié", nos deux héros quittèrent Clermont Ferrand le 16 novembre dans la matinée, pour se poser à 11h 20 à l'aérodrome de Marseille Marignane. Dépose de gerbes et palmes au monument aux morts d'Orient, ils sont reçus à la mairie l'après-midi à la suite du banquet donné en leur honneur.

PERPIGNAN :
Le 17 novembre, tout était prêt à Perpignan pour recevoir en grande pompe Costes et Bellonte, qui, à l'atterrissage sur le terrain de Liabannère, furent reçus personnellement par le maire de Perpignan.

 

 

 

Les écoles du département avaient eu congé en hommage aux deux aviateurs, et les magasins restèrent fermés jusqu'à leur départ.
A 15 heures, Costes et Bellonte regagnèrent l'aérodrome et s'envolèrent pour Toulouse.
Photos de Perpignan

TOULOUSE :
Le 17 novembre dans l'après-midi, Costes et Bellonte se rendirent à Toulouse où un accueil enthousiaste les attendait. Après avoir survolé la ville à faible altitude, Le "Point d'Interrogation" contourna le monument élevé à la mémoire de Clément Ader, le père de l'Aviation. Après leur atterrissage à l'aérodrome de Francazal, Costes et Bellonte défilèrent à travers la ville, au milieu d'une foule massée sur leur passage. En venant à Toulouse, Costes rendait visite à son pays natal. le glorieux pilote est en effet , né à Septfonds, et a passé plusieurs années de sa jeunesse à Toulouse.

PAU :
Le 18 novembre, Costes et Bellonte quittèrent l'aérodrome de Toulouse Francazal à 10h 45 et se posèrent à l'aérodrome militaire de Pau où ils furent reçu par le commandant du 36è d'Aviation.
En ville, pose d'une première pierre au monument élevé en commémoration des vols de Wilbur Wright, puis réception à l'Hôtel de ville, suivie d'un déjeuner présidé par le préfet. A 15 heures, Costes et Bellonte quittaient Pau pour Bordeaux.

BORDEAUX :
La grande capitale du Sud-Ouest réserva à son tour à Costes et Bellonte un accueil chaleureux. Toute la ville était en fête pour recevoir les héros du raid Paris - New York. Après avoir atterri à l'aérodrome de Mérignac où se trouvaient toutes les personnalités civiles et militaires de Bordeaux, Costes et Bellonte firent leur entrée dans la ville au milieu des acclamations de la foule. Puis ils furent reçus à l'hôtel de ville et à l'Aéro-Club, et assistèrent au banquet solennel organisé en leur honneur, banquet qui fut suivi d'une représentation de gala.

ANGERS :
C'est par un ciel brumeux que le Point d'Interrogation quitta Bordeaux, à 10h du matin le 19 novembre. Après son départ, il survola le Dornier DO-X amarré sur la Gironde, puis passa par La Rochelle et la Roche sur Yon. L'Aéro-Club de l'Ouest avait organisé une réception digne des deux aviateurs, qui se rendirent également à l'Hôtel de Ville avant d'assister au déjeuner offert en leur honneur. Après ce déjeuner, destination la Normandie et Rouen.

ROUEN :
Costes et Bellonte se posent sur le terrain du Madrillet (Rouen-Rouvray) au sud est de la ville en fin d'après-midi.
Accueillis par les responsables de l'Aéro-Club, ils font, dans la grande cité normande, une entrée triomphale, encadrés par une douzaine de cavaliers tenant chacun une torche en mains. Dans le centre de la ville ce furent des ovations frénétiques qui saluèrent le passage du cortège. Devant l'Hôtel de Ville illuminé, des milliers de personnes applaudirent ceux qui avaient répondus à leur invitation amicale. Quant ils se furent retirés dans l'hôtel où ils devaient passer la nuit, tandis qu'ils changeaient de vêtements pour assister au banquet donnée à l'Aéro Club en leur honneur, le service d'ordre fut débordé et trois mille personnes, serrées les unes contre les autres, réclamèrent à grands cris Costes et Bellonte. Puis ce fut le dîner, la visite au théâtre des Arts et le bal de l'Association Aéronautique.
Le lendemain, ils seront conduit à travers la ville à bord dans leur auto rouge, sous les acclamations de la foule. Après une réception par le maire de la ville, ils assistent à un nouvel accueil des autorités militaires et aéronautiques avant le déjeuner qui regroupe une quarantaines de convives.

Photo de Bellonte signant le livre d'or de la ville de Rouen, Costes est derrière.

Photo de la médaille de la ville remise aux héros.

Les deux vedettes du jour voulant quitter le sol rouennais avant 13 heures pour leur ultime étape qui sera Reims, Costes remercie l'accueil inoubliable que les rouennais ont fait à l'équipage, puis il regagne en compagnie de Bellonte l'auto rouge. Ils se dirigent vers le Madrillet par des rues noires de monde. Leur fidèle mécanicien Véron est déjà sur le terrain et prépare le Point d'Interrogation.

Photo du Point d'Interrogation sur le terrain du Madrillet (Rouen-Rouvray) peu de temps avant son envol.

Ils quittent le terrain normand à midi quarante devant une foule considérable venue une nouvelle fois sur le terrain du Madrillet voir décoller cette impressionnante machine. Le Breguet Point d'Interrogation fera un tour de terrain comme pour dire au revoir et sa masse imposante disparaît vers la forêt, suivi d'un autre Breguet emportant le mécanicien Véron.

REIMS :
Après la belle réception de Rouen, Costes se rendirent à Reims. Le temps favorable leur permis de franchir la distance séparant Rouen de Reims, en 1h 35 de vol !Arrivés sur le terrain du 12è régiment d'Aviation, ils furent reçus par le préfet de la Marne et de nombreuses personnalités civiles et militaires. Après le déjeuner, le préfet avait organisé un cortège à travers la ville. La population de la ville martyre, massée sur le cortège, fit aux vainqueurs de l'océan une ovation sans fin. La journée se termina par un grand banquet offert en l'honneurs des deux aviateurs.

Retour sur Villacoublay.
Le lendemain matin (22 novembre 1930), Costes et Bellonte quittaient Reims par un fort vent debout, et atterrissent à Villacoublay après deux heures de vol.
Costes et Bellonte avaient mesuré durant ces quelques jours de voyage à travers le pays l'attachement de tous les français à ceux des leurs qui servent bien sa gloire et son prestige. Partout l'accueil le plus émouvant leur fut réservé, tout comme la phrase prononcée par Laurent Eynac:
"C'est la France tout entière qui vous presse sur son coeur".
Ainsi ce terminait ce second "Tour de l'Amitié" du Point d'Interrogation.

 

 le logement du radiateur est un peu trop profond ce qui fait que la gravure des capots inférieurs est interrompue. Il m'a donc fallu, compenser par collage de deux petites cales qui permet de refaire une gravure correcte.

 

Photo de l'avion réel qui permet de bien voir les capots latéraux et le logement du radiateur.

Ensuite, j'ai repris le logement du patin arrière qui est complètement faux et mal positionné sir la maquette. Parmi ma doc, j'ai récupéré pas mal de photos de détails de notre ami Belgarath524, (merci à lui), voici une de ces photos montrant le patin arrière.

Idem pour le panneau inférieur du fuselage.

J'ai refait la gravure complète de ce panneau et dans la gravure volontairement plus prononcée, j'ai collé un morceau d'aiguille d'acupuncture de 0,20 pour simuler les charnières.

Une vue en latéral

Ensuite, j'ai commencé à regarder les roues car en récupérant une pub Dunlop, il est mentionné les dimensions des pneus du Point d'Interrogation : 1000 x 225

Après mesure, on constate qu'il manque plus de 3 mm au diamètre pour les roues de la maquette, elles font à peu près 10, 5mm et devraient faire 13,8 mm. Donc roues à refaire...

Comme en plus, elles sont moulées avec les carénages, j'ai décidé de les supprimer par sciage à la scie Tiger et de creuser les logements des carénages.

Les carénages ébauchés...

Maintenant, il y a une autre erreur de taille sur ces carénages, c'est que la forme arrière n'est pas bonne, ils sont trop pointus et de plus, trop longs. Il faudra les réduire de 3 bons mm comme montré sur la photo (trait noir).

pour étayer ma remarque sur les carénages des roues, dans mon précédant message, je signalais le fait que les carénages n'avaient pas la bonne forme, d'où la nécessité de la reprendre, car les dits carénages sont trop longs et surtout trop pointus.

Voici deux photos montrant bien la forme de ces pièces.

La première photo montre le "?" à Boston

Et la seconde, plus connue et agrandie pour bien montrer la zone de l'arrière du carénage.

à comparer aux pièces de la maquette et ce, avant retouche.

Pour pouvoir obtenir la bonne épaisseur des carénages, collage d'un morceau de carte plastique de 0,5mm sur une des faces des carénages.  Remise en forme demain...

Travail sur le capot avec regravage des capots par rapport au vrai...

Voilà ce qu'il faut faire... en noir au crayon...

Voilà ce que cela donne..

Reprise du carénage supérieur du fuselage comme sur le vrai...

Collage d'une bande de 0,8 mm qui sera remise en forme.

Et puis collage de la section entre les deux habitacles, il faudra refaire un peu de cyano talc pour consolider tout cela et reprendre définitivement la forme.

Ce n'était peut-être pas très visible à vos yeux, mais pour moi, ce matin en regardant plus en détail ce que cela rendait, cela ne me plaisait pas, manque de symétrie dans l'arrondi en pied du carénage de fuselage et puis la gravure axiale était légèrement décalée et trop appuyée. Je ne voulais pas laisser ainsi, j'ai tout rebouché avec mon mélange favori et après ponçage, reprise de la gravure en évitant de refaire les mêmes erreurs.

Voilà, cela me plait mieux. Je garde...

 

 

Comme on pourra le voir aussi, reprise et finition du haut de carénage de fuselage dans la forme qui va bien.
Pose également de deux ouies d'aération en photodec sur les capots.
Reprise et finition de la partie entre les deux habitacles.

Entre deux opérations de rebouchage, séchage..., j'ai commencé à préparer ma voilure inférieure en posant des bandes d'adhésif Tam avant de passer une couche de Surfacer ce qui aura pour but de créer une légère épaisseur sur les couples de voilure, simulant ainsi les ondulations de la toile.

Après passage d'une couche de surfacer 1200 en bombe.

Après passage du surfacer sur l'intrados, démasquage ce matin et micromeshage très très lèger à l'eau avec du 8000 usé, juste pour adoucir l'état de surface, éliminer la très fine ligne de contact avec l'adhésif.
Nettoyage à l'eau, séchage et application de deux voiles légers de surfacer Tamiya rose, teinte Idéale pour une application ultérieure de rouge.
Nouveau micromeshage à l'eau pour adoucir et constater.
Voilà le résultat.

 

 

Après la présentation de la voilure inférieure rose, collage et mise en place sur un "chantier LEGO". Comme c'est de la résine et que la colle s'appelle cyano, il ne faut pas mollir et se gourer, çà prend vite et très vite... (là, je ne vous apprends rien  )
Avantage, çà sèche vite et très vite aussi. On va pouvoir très vite s'occuper des raccords.
Ensuite, préparation des empennages horizontaux avec découpe des profondeurs ce qui permettra d'avoir la position de ces dernières légèrement abaissées.

Comme on est pas sur du Tamiya ou du SBS en résine, pas de montage conventionnel, il faut tout faire. Perçage de trous dans le fuselage, sur la tranche (zone de contact de la dérive) afin de passer des tenons en cuivre de 0,8 mm ce qui facilitera le montage le positionnement et surtout assurera une bonne solidité de collage de l'ensemble sur la dérive.

Opération de collage des empennage horizontaux terminée, une petite photo de fin de chantier du jour avec une vue d'intrados

et d'extrados.

Les empennages collés, il va falloir revoir le profil de ces pièces et surtout le raccord avec la dérive comme sur le vrai. Pas très compliqué tout çà...

Les raccords au niveau de la dérive sont terminés et corrects, ceux du fuselage et de la voilure inférieure sont bien ébauchés, mais avant de finir cette zone , il convient de voir comment va se comporter le positionnement des trains car, sur ce sujet, c'est un peu l'inconnu, les pièces étant relativement grossières et puis "résine short run" oblige, point de repère de positionnement pour les dites pièces, point de tenons...
Comme cette maquette même au 1/72 est relativement imposante et lourde, et que tout le point reposera sur les roues et donc les trains, il va falloir assurer un positionnement costaud et un collage efficace, mais avant tout faire des relevés, des mesures...

Pour commencer, l'entretoise horizontale entre les deux carénages de roues en résine qui est fournie est inutilisable, j'ai donc refait une pièce en carte plastique mise en forme et renforcée par un morceau de seringue, le tout noyé dans un mélange de cyano talc.

un morceau de l'axe sera laissé apparent de chaque côté et servira à positionner les carénages qui seront percés au bon endroit. La pièce est actuellement brute et non finie, car il va y avoir de multiples ajustements à faire autour de toutes les pièces constituant le train.

Idem pour les jambes de trains qui sont ébauchées et percées pour recevoir des tenons en laiton qui faciliteront et renforceront le positionnement. Hors de question de faire du collage en bord à bord, solution vouée à l'échec...

Voilà tout ce petit monde assemblé au mieux afin d'avoir une vue de l'ensemble en place

Vue de dessous des pièces en position

Vue de face

Le voilà sur ces roues...

Dans cette position et malgré un équilibre assez précaire, on peut faire quelques relevés et constater qu'à ce niveau de montage (sans les roues), l'avion est tout de même un peu trop haut sur pattes et cabré. Il va falloir revoir la longueur des jambes de trains et ajuster toutes ces pièces, avant d'envisager le positionnement définitif et faire des raccords dignes de ce nom au niveau des zones de fixation sur le fuselage et le bord de voilure.

Pour les ouïes, voici ce que j'avais dessiné:

 

En bleu, la demi-gravure.
Bien sûr, c'est faisable avec des ouïes droites. Là, j'avais besoin de celles en biais.

Le positionnement des trains n'est pas à cette heure complètement terminé et puis il m'a fallu faire quelques détails supplémentaires sur les carénages avant de pouvoir les mettre définitivement en position car une fois en place certaines opérations sur ces pièces seront impossibles voire scabreuses.
Pour la fabrication de ces carénages, il s'agit de pièces de métal, roulées, formées et rivetées et le rivetage est bien visible sur les photos. De plus, sur ces pièces, il y a une arête, elle aussi bien visible sur toute la partie médiane de la pièce.
J'ai donc matérialisé cette arête par un très fin morceau de fil électrique collé à la cyano.

 

Pour la réalisation du rivetage, j'ai réitéré ma technique utilisée sur mes B-17 Bir Hakeim et IGN, c'est à dire de faire le rivetage après passage de voile de surfacer et non pas directement sur la résine.
Pas sur la résine car ce matériau est un peu trop dur et puis le premier voile de surfacer gris a eu aussi pour avantage de faire ressortir quelques besoins de retouches de pétouilles, tout en uniformisant les pièces travaillées.
Après ponçage très "light" du gris, passage d'un voile de surfacer rose Tamiya pour servir de base au futur rouge et ce avant de faire le rivetage avec l'outil qui va bien.
Une petite photo des carénages rivetés et terminés cette fois.

Tous les raccords ont été repris à la cyano/talc avant d'appliquer du surfacer liquide, puis ponçage.
La zone étant terminée, il faut s'occuper de quelques petites séparations en relief et des bouchons de vidange du réservoir bien visibles sur les photos de l'avion réel.

 

Voilà ce que cela donne après positionnement de quelques micro pastilles fabriquées à l'emporte pièce.

Passons au radiateur. C'est drôle Manuel (Hugo) sur son Oiseau Blanc est sur la même pièce..., tout au moins le radiateur... 

Quelques vues du "vrai" radiateur, la face avant est arrière est identique comme m'a confirmé mon contact qui a participé à la restauration du Point d'interrogation

 

La question était importante car une fois encore la pièce fournie n'est pas exploitable en l'état. Elle est trop grande, trop épaisse et mal représentée.
J'ai donc travaillé un bloc de résine qui a servi de base et sur lequel j'ai collé un morceau de grille métallique mise à la cote. Ensuite habillage externe avec un morceau de feuille plastique extrafine. L'arrière est identique...
A titre de comparaison, à gauche le radiateur fourni et à droite, celui fabriqué de toute pièce...

L'aile supérieure a été préparée pour faire demain les nervures au surfacer gris avant d'appliquer la couche uniforme de rose.

A bien regarder toutes les photos où l'on voit le radiateur, celui que j'ai fait et vous ai présenté hier, ce dernier ne me plait qu'à moitié, il est un peu trop haut et puis, c'est vrai que la maille de la grille est un peu trop grosse pour du 1/72.

J'en avais bien conscience lorsque je l'ai fait mais je me disais qu'avec la peinture et un peu de vieillissement cela ferait illusion et on verrait moins les mailles.
Un message en MP de mon ami Stéphane Breguet  rejoint donc tout à fait mes questions et réflexions.
Une des suggestions proposées est de faire ce semblant de grille fine avec du papier à poncer de carrossier, et ce pour que cela soit plus réaliste à l'échelle du 1/72.

J'ai fait un essai sur la face arrière de on précédent radiateur et voilà ce que cela donne.

mon modèle avec la zone qui "cloche"...

On va reprendre tout çà et lui donner des rondeurs. Pas une mince affaire, mais c'est jouable. J'ai découpé grossièrement des formes dans un emballage alimentaire (pot de yaourt), c'est fin, déjà arrondi, çà devrait faire l'affaire.

A titre de comparaison, revoilà l'avion réel, beaucoup plus rondouillard.

Ca y est les travaux sont engagés..., c'est du lourd quand même et pour éviter de perdre toutes traces des ouies des capots, je travaille que d'un côté à la fois.

On commence par le gauche. J'ai tout d'abord collé à la cyano des bandes découpées dans un plaque Evergreen. Trois épaisseurs en croisant le sens de collage. Puis plusieurs couches successives du mélange miracle cyano/talc en chargeant plus l'axe longitudinal pour faire une surépaisseur dans le milieu de la retouche.
Je pense avoir atteint l'arrondi qui se trouve à présent dans l'alignement au niveau du réservoir. Il est donc plus ventru et plus réaliste...

Deux vues, dessus et dessous pour votre la différence entre le côté retouché et l'autre non. Il a pris des rondeurs et du ventre..., même si l'on est encore à l'ébauche.

 

deux vues des travaux en cours d'ébauche de ponçage... Il y a encore du ponçage, mais les formes sont là.

 

Cette opération se présente bien et devrait être terminée ce WE.

En attendant, et avant cette reprise, j'avais traité la voilure supérieure, en reprenant l'entoilage et en refaisant de la dentelle en bord de fuite.
Rebouchage et nouveaux logements à l'emplacement et positions des guignols d'ailerons. Les empreintes existantes étaient très mal réalisées

Sur l'avion réel, on peut voir les emplacements des ouvertures pour régler la tension des haubans ainsi que ceux permettant le démontage des deux ailes.

 

Pour ce faire, j'ai utilisé des bandes de scotch alu et le semblant de laçage a été réalisé avec la partie de fil cuivré enroulé sur les aiguilles d'acupuncture. Comme l'adhésif alu est mou, la tête spiralée de l'aiguille laisse une légère trace simulant le laçage...

Après positionnement et collage, passage d'un voile de surfacer rose Tamiya. A présent, la voilure est prête pour recevoir "son" rouge.

reprise complète du profil en lattes evergreen, finition cyano/talc, ponçage gros, moyen, fin extra fin... et regravage complet de tout l'avant.
Repositionnement des ouies partiellement fermées en arrière, idem pour celles de l'avant.
Tracage des ouies ouvertes, perçage à chaque extrémité au foret de 0,3 mm et "ouverture de chaque ouie à l'aide d'échoppe de 0,2 mm. C'est long et (un peu fastidieux...) mais on obtient des formes réalistes.
Passage d'un voile de Surfacer 1200 pour voir..., quelques micro retouches mais je trouve que c'est pas mal... 

Un peu de visuel...

 

et cela soutient assez bien la comparaison, tout au moins c'est mon avis...

Cà y est le côté droit est mis en forme, le ponçage est terminé. Demain matin micromeshage de la zone et regravure, puis reprise du dessous et du logement du radiateur.
En visuel, pour le côté droit

et une petite vue de face pour bien montrer la nouvelle forme cylindrique conforme avec le vrai

Après le côté gauche, le droit. Il a donc été repris en gravure, les ouies refaites...
Il est donc bien plus joufflu...

idem pour le dessous reprise du logement pour le radiateur et reprise des différentes ouvertures présentes à l'avant comme les passages des prises d'air des deux carburateurs Solex.

Ensuite passage d'un voile de Surfacer 1200 pour voir les éventuels défauts de surface. (il y a besoin de quelques petites retouches)

Idem pour le côté droit. Là, on s'aperçoit qu'il faut reprendre l'arrondi du haut du capot en dessous des sorties d'échappement. A revoir

Et puis une petite vue du dessous avec un positionnement provisoire de ce qui va devenir un radiateur, confectionné dans un morceau de photo découpe retravaillée. Il reste une mise en forme à faire, mais cette pièce ne sera collée qu'en final.

Pour finir une photo du vrai, on va essayer de s'en approcher.

Hier, petit travail tranquille, pas de grande avancée en dehors de la fabrication de roues, et de la retouche du mat central pour pouvoir raccorder la partie "verrière" en position pilote. Pas évident à ce niveau...
Comme mentionné au dessus, pour le radiateur, j'ai finalement repris la pièce en résine fournie, en la retravaillant, réduisant l'épaisseur, remettant en forme ... pour la rendre acceptable. La grille présentée plus haut ne présentait pas d'aspect suffisamment réaliste à mes yeux.

Bien, cet après-midi reprise de quelques raccords, pose d'une grille en photo dec sur le dessus du mât central près du poste pilote et fabrication de deux petites grilles en carte plastique de 0,2 et ajustage des ouies à la micro lime et mise en place un peu plus en avant.
Nettoyage et passage d'un voile de Surfacer 1200 gris pour visualiser les derniers défauts.
Il y a quelques petites reprises nécessaires, mais dans l'ensemble cela semble correct, on devrait pouvoir faire le rose demain.
Certaines lignes de structure seront adoucies au Deluxe Putty avant le rose car certaines sont un peu trop marquées notamment près de la zone "réservoir", les photos sont implacables pour cà...

Quelques photos après démasquage partiel.

 

 

 

Voilà le fuselage et la voilure inférieure après passage du voile de Surfacer Tamiya rose. Le nez avant (zone capots moteur est protégée car elle reste en gris, les capots étant alu, ils seront traités à l'Alclad)

 

 

et puis une petite sur fond blanc pour changer.

Bon alors le rouge.

Après avoir testé et éliminé les teintes acryliques mates, il n'en restait que 4 dans les tons sélectionnés à savoir:

- Le H19 de chez Humbrol (une valeur sûr en terme de tenue)
- Le X7 de chez Tamiya
- Le LP 7 également de chez Tamiya
- Le H3 de Mr Hobby

Voici un essai avec ces trois teintes sur de petites surfaces, toutes appliquées sur un fond rose (surfacer Tamiya)

A l'issue de ces essais le H3 de Mr Hobby a été éliminé.

A présent deuxième essai sur de plus grandes surfaces :

Le X7 de chez Tamiya, ne se comporte pas bien, il est lui aussi éliminé.

Il reste donc le LP7 de chez Tamiya et le H19 de chez Humbrol dont les tons sont pour moi assez proches de ce que je vois et imagine sur le Point d'Interrogation version 1er septembre 1930 au départ du Paris - New York. J'oublie la décoration actuelle après restauration de l'avion exposé au MAE que je trouve trop clinquant et trop rouge à nuance orangée.
Il est donc possible que j'associe les deux teintes suivant les zones ou les surfaces, comme par exemple les surfaces horizontales, verticales ou inférieures, supérieures...
En fin de journée, il est prévu un premier voile sur la voilure supérieure avant tout d'abord l'intrados, prudence oblige, sait-on jamais ?

 

Il est fort possible que ce soit le même rouge que le drapeaux national

Le LP7 est assez proches du rouge cocarde...

Voilà ce que cela donne en lumière artificielle...

Et puis une vue d'époque

et deux faites à Meudon, il ne doit pas être très loin de ce qu'il était en 1930 le brillant en moins, mais il y a pas mal de nuances aussi...

Et pour finir, une autre plus connue...

 

Bon en dehors du rouge et de la bande tricolore qui monopolisent pas mal mon esprit, il y a aussi d'autres problèmes à régler sur cet avion et l'on est pas sur une maquette classique, çà, on l'a vu ;)
On finirait même par oublier qu'il s'agit d'un biplan et qu'il y a une aile de plus de 25 cm d'envergure à poser sur des mats et haubans (c'est légèrement inférieur à l'envergure d'un JU 88 ou que la longueur d'un Mirage IV au 1/72).

Les pièces en question sont fournies en résine, mais sont trop fines et surtout trop fragiles pour supporter la voilure en résine.
La solution, eh bien, comme pas mal d'autres, mais c'est classique dans pareil cas comme pour un montage en scratch, refaire ces pièces et surtout renforcer les implants par des tenons métalliques.
J'ai donc commencé par les mats de cabane, en les taillant dans des morceaux de plastique et en perçant des trous de 0,70 mm pour y insérer des tenons métalliques.

Voilà les quatre petits mats positionnés à blanc, ils seront retirés sous peu pour être peints séparément.

 

Après les mâts de cabane, il faut s'occuper des mâts principaux et là encore pas question d'utiliser ceux proposés toujours en résine, ils sont trop fins, trop souples pour supporter la voilure supérieure, il faudra donc en confectionner de nouveaux.
Par contre, il faudra avant en déterminer les dimensions. Pour ce faire, j'ai installé la voilure supérieure sur les mâts de cabane (montage à blanc) puis glissé deux morceaux de mousse de même dimension entre les deux voilures, l'ensemble étant immobilisé par des élastiques.

 

Après une première prise de cotes entre pointes pour les mâts avant, j'ai taillé deux cure dents à la même dimension avant installation.
On recommence la même chose pour les mâts arrière, la dimension variant de 0,5 mm

 

Il y a encore des petites pièces à faire sur cet avion.

Comme j'ai supprimé les roues moulées sur les carénages et qu'en plus, elles n'étaient pas aux bonnes dimensions, j'en ai refabriqué une et une seule car elle sera coupée en deux du fait que les carénages ne sont pas creusés intégralement et ne peuvent donc pas accueillir des roues entières.
Fabrication tout d'abord d'un pneu dans un pneu de LeO 451 retravaillé, puis réalisation d'une jante alvéolée dans un morceau d'Evergreen.

Pour m'aider une photo d'une roue du vrai.

Une fois mise en place on ne verra pas beaucoup les alvéoles, mais elles y seront...
Voilà ce que cela donne.

Avant de passer au rouge et suivant ma méthode de rivetage sur le surfacer, j'ai donc riveté certaines parties comme l'entourage du cockpit et les panneaux latéraux de gauche.
On distingue bien ce rivetage sur la photo...

 

Et voilà le rouge... Premier voile de LP7 sur l'ensemble de l'avion.

Le dessous...

et l'extrados de la voilure supérieure.

L'avancée du jour, l'hélice est peinte en acajou et klirée... photo demain certainement.

Et puis, j'ai décidé de terminer à présent le capot moteur alors qu'il été envisagé de le finir après le rouge.
Là changement de programme et donc retrait des caches sur l'alu et protection opposée (sur le rouge) pour permettre l'application d'alu à l'avant, mais aussi sur la petite trappe permettant la sortie de la génératrice au niveau du poste de Bellonte. Cette trappe n'était pas peinte sur l'avion lors du raid alors qu'aujourd'hui sur le modèle exposé au MAE, cette trappe est peinte en rouge comme le reste de l'appareil.

Donc application d'un voile de noir avant l'alu Alclad ALC 106 White Aluminium.

avant l'alu Alclad ALC 106 White Aluminium et voile de klir.

Après démasquage, côté gauche

et côté droit

Ca avance..., et avant de fermer l'atelier pour quelques petites heures, un petit point du travail de la soirée...

La roue est terminée, prête à être coupée en deux, la jante est bordeaux et le pneu gris, il sera éclaircit légèrement...
L'hélice est en acajou et il ne reste plus qu'un polissage et un voile de klir.

Le nez est toujours masqué, mais le deuxième voile de rouge a été appliqué en utilisant toujours le rouge Tamiya LP7 et en ajoutant à divers pourcentages du LP69 , un jaune transparent qui éclaircit sensiblement le rouge. J'ai varié les applications suivant les zones horizontales, verticales, supérieures, inférieures...
Pour le rouge, on en reste là. 

Et le "Point d'Interrogation" porte maintenant les couleurs nationales.

Réalisation de la bande tricolore car comme annoncé, je n'utiliserai pas les décalques proposés.

Donc tout à la peinture, à l'aéro bien sûr et masquage maison avec de la bande cache Tamiya.
Pour commencer, une bande large de 6mm tout en blanc pour faire le fond, avec encore et toujours mes produits Tamiya Laque. C'est costaud et çà sèche très vite.
Puis application de rouge, toujours le LP7 agrémenté de LP 69 Jaune transparent avec une nouvelle nuance pour différencier cette bande du reste de l'avion et pour finir mon bleu de la gouverne très légèrement éclairci (mélange Humbrol).

Démasquage et petite photo du résultat du côté gauche

et du côté droit

pour finir en vue de dessous pour juger du raccord des deux bandes.

Entre deux, ou plutôt en parallèle pour utiliser mes teintes dans l'aéro, réalisation des cocardes de l'extrados de la voilure supérieure.
La aussi point de décalques, mais des masques pour ces cocardes.

Pour finir, une vue juste pour donner une idée de l'allure future.

Les petites ouvertures des accès cockpit sont réalisées (fabrication maison) et peints, la roue est coupée en deux morceaux, il va falloir les ajuster dans les carénages... et le radiateur a été entièrement refait et est en peinture.

Et puis début de pose de quelques détails avant de poser certaines pièces, , la dérive a reçu ses marques et j'ai commencé la pose des noms des villes sur la bande tricolore. Comme annoncé plus haut, on s'arrête à Paris car je reste sur la version de départ du Point d'interrogation.
Les noms ont été tirés sur un film laser tout comme le fin filet noir bordant la bande tricolore. Tout est découpé en petits morceaux et posé de même.
Le point d'interrogation a été récupéré sur la bande de décalques fournie.

On change de côté, le droit, cette fois-ci.

Après le côté droit présenté hier, voici le gauche...

Il reste encore quelques petites retouches autour de la bande, mais le résultat est assez comparable au "vrai". Il y a des zones brillantes, présence de klir pour la pose de certains décalques fragiles, un voile de vernis satiné supprimera ce brillant.
Le décalque des mentions de records fourni dans la boite est trop large par rapport aux dimensions du panneau côté pilote, j'ai fait une coupure de ce décalque entre les titres des records et les chiffres afin de gagner 0,7 à 0,8 mm et là, çà passe.

Et puis pour faire un peu plus vivant, j'ai positionné (à blanc) l'hélice.

Il y a aussi à certains endroits un début de patine et les retouches sur les cocardes autour du bleu sont faites.

Et le nouveau radiateur peint, patiné et juste posé...

Préparation d'un patron pour fabriquer la fameuse verrière positionnée à l'avant du cockpit

Et puis il faut finir l'avant avec les prises d'air des carburateurs Solex (fabrication maison dans des morceaux de plastique percés et mis en forme) , mais aussi les échappements. J'ai utilisé une parties des pièces fournies, mais elles ont été retravaillées et modifier pour coller à la réalité. Peinture et installation certainement demain.

Avant une légère patine des capots moteur, j'ai matérialisé les lignes du rivetage de ces capots...

 

 

Allez, une petite vue de dessous pour montrer les prises d'air installées

L'opération était attendue, mais surtout elle se révélait un peu délicate.

Multiples essais avec les pions de centrage et les trous dans la voilure, ajustage en diamètre de ces derniers pour permettre un positionnement le plus rapide car cette fois il faut coller...
Collage à l'araldite afin de pouvoir avoir un peu d'aisance dans le positionnement définitif de cette aile supérieure en résine pleine et bien lourde pour reposer sur les 4 mats de la cabane.

Cette fois, c'est bon et c'est collé. L'aile repose enfin sur les 4 mats du fuselage.

 

La seconde opération sera de fixer les mats principaux qui assureront normalement la stabilité de l'ensemble.
L'aménagement ultime des derniers équipements du cockpit va pouvoir se faire, tout comme l'arrière du fuselage qui va pouvoir reposer sur un patin fabrication maison, conforme à l'original.
Ce patin est en métal pour permettre une parfaite stabilité de la maquette sans s'écraser avec le poids. Il sera emmancher dans son logement et collé directement dans la résine.

L'opération de pose de l'aile supérieure, la plus délicate, étant réalisée, il faut à présent, finir la mature...

Les mats principaux sont positionnés et collés en place. RAS. Pile poil, les dimensions, les trous, tout étaient bien calculés, pas de retouche.

Il faut s'attaquer à l'arrière à présence avec la mise en place du patin et des profondeurs...
Une vue du vrai patin...

et celui de la maquette en position et collé (il tient la charge...)

Tous les supports auxiliaires de l'aile supérieure autour de la cabane sont positionnés, collés et peints. Plastique étiré entre les mats de la cabane et les verticaux en aiguilles d'acupunture de 0,25 mm

Sur les profondeurs, des guignols d'une forme bien particulière, c'est pas fait pour nous aider...

 

donc fabrication maison en étiré et Evergreen. Photo avant peinture. Pas gros tout çà...

le Point d'Interrogation a été terminé à 23h 50 hier, juste en toute fin d'année.

En voici quelques photos :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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