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MQ-9 Reaper

Documentation sur les Reaper français

 

Source : Twitter : 9 octobre 2013 : PICTURE: 1st shot of French personnel in MQ-9 Reaper training at Holloman AFB cc @Armee_de_lair @USAF_ACC pic.twitter.com/7IGbIVuMun

 

Source : mercredi 9 octobre 2013 : http://lemamouth.blogspot.fr/2013/10/les-six-premiers-sur-reaper-photos.html

Les six premiers sur Reaper (photos) Alors que le dossier d'acquisition des drones Watchkeeper pour l'armée de terre ne progresse pas bien'vite, l'armée de l'air, elle, cavale sur ses Reaper. Elle a diffusé -au compte-gouttes- trois photos des six premiers officiers de l'escadron drones 1/33 Belfort formés à Holloman, dans l'US Air Force, sur Reaper, depuis cet été. Comme nous l'annoncions ici-même il y a quelques jours, l'armée de l'air est sûre de recevoir ses deux drones d'ici la fin de l'année et de pouvoir les opérer à proximité de deux engins du même type, utilisés par l'USAF, au Niger.C'est une première : ce vecteur qui a beaucoup d'atouts et quelques désavantages quand même (pas d'ATOL, et désarmé, il perd un peu de son âme) va entrer en service sans même passer dans les mains du CEAM ou de la DGA. Ce qui ne s'est jamais vu dans les armées, et créera donc, un précédent qui ne manquera pas d'être invoqué, dans le futur. Mais il en résulte un surcroît de travail pour le Belfort, un escadron qui ne connaît pas les gras d'effectifs. La première photo permet de livrer l'échelle du bestiau de 4 tonnes : un grand homme passe sous les ailes ! A voire aussi, les fenêtres de la boule optronique, qui permet de comprendre comment, à son altitude de travail, indétectable à l'oeil et au son, un Reaper peut identifier un homme et voir la différence entre une Kalach et une houx, exercice auquel Jean-Yves Le Drian lui-même se serait exercé, lors d'un de ses passages à Niamey. Autant de choses que depuis longtemps, un Harfang ne peut faire, sans se dévoiler, et donc, risquer d'être détecté, voire abattu. La photo qui avait fait le buzz il y a quelques jours avait vraisemblablement connu une erreur d'aiguillage, et avait été prise, manifestement, dans une autre occasion. D'où le clin d'oeil de la deuxième photo : dans la reco, on est souvent facétieux, ce qui n'empêche pas le sérieux dans le travail.

 

29 novembre 2013

http://lemamouth.blogspot.fr/2013/11/reaper-il-ne-manque-plus-que-les-drones.html

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2013/11/29/des-macarons-mais-pas-encore-de-drones-les-pilotes-du-belfor-10755.html

Les premiers équipages de drones Reaper ont été brevetés, aux Etats-Unis a annoncé ce matin l'armée de l'air. Le propre major général de l'EMAA, le général Antoine Creux, s'est déplacé sur place, donnant la mesure de l'évènement.
D'autres équipages doivent être formés dans la foulée de ces pionniers, qui n'attendent plus que leurs drones, prévus pour la fin de l'année, directement au Niger. C'est là que depuis la fin janvier, l'escadron drones 1/33 Belfort exploite des drones Harfang mais bien plus réduits en performances. Un Reaper pèse trois fois plus qu'un Harfang, et vole deux fois plus vite. Il évolue aussi bien plus haut, hors du domaine audible par l'homme. La résolution de sa tourelle optronique avait bluffé JYLD en personne, lors d'un de ses nombreux séjours au Mali.
La principale différence par rapport aux autres exploitants de Reaper est que la France n'entend curieusement pas armer les siens. Tout en reconnaissant investir 700 MEUR dans la future génération de drones de combat, qui succèderont à l'actuel Neuron.

Le lieutenant-colonel Christophe Fontaine (4e à partir de la gauche) avec les 6 pilotes de Reaper, et le général Creux.
Fontaine est le premier officier de renseignement à se voir confier un escadron de drones. (Photo Richard Nicolas-Nelson)

Six militaires de l'escadron Belfort en formation depuis août dernier ont reçu leurs brevets de pilote de drone, le 26 novembre, à Holloman AFB (photos: armée de l'air). Le major général de l'armée de l'air, le général Creux, était présent lors de cette cérémonie informelle à laquelle a aussi pris part le colonel Fontaine, patron du Belfort.

Les trois pilotes et les trois opérateurs capteurs ont donc reçu leur diplômes de fin formation. D'autres militaires français leur succèderont, certains étant déjà sur place.

Au programme de cette première équipe: un court retour en France avant un départ pour le Niger où vont bientôt arriver les deux premiers Reaper de l'armée de l'air. Ces drones seront co-localisés avec les appareils américains du même type. "Ce sera notre cadeau de Noël", selon le colonel Fontaine.

L'arrivée des Reaper français va précéder de quelques semaines le lancement de l'initiative de Jean-Yves Le Drian de créer un club européen des utilisateurs de Reaper. Bonne idée qu'il va soumettre aux Italiens, Britanniques et Néerlandais (qui viennent d'acheter quatre exemplaires). Mutualiser la formation (l'achat d'un simulateur?), voire le MCO, pourrait générer quelques économies.

 

28 décembre 2013

Arrivée des Reaper aux couleurs françaises, directement au Sahel en provenance des Etats-Unis.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2013/12/26/les-deux-reaper-de-l-armee-de-l-air-sont-a-niamey-10918.html

http://defense.blogs.lavoixdunord.fr/archive/2014/01/01/les-drones-reaper-bientot-operationnels-a-niamey-12534.html

http://www.defense.gouv.fr/dga/actualite/la-dga-receptionne-le-systeme-reaper-francais

http://lemamouth.blogspot.fr/2014/01/pret-servir.html#more

 

16 janvier 2014 : premier vol d'un Reaper français au Niger

http://www.air-cosmos.com/defense/premier-vol-d-un-drone-reaper-francais-au-niger.html

"C'est l'Etat-major des armées qui l'a annoncé ce matin : le premier vol d'un drone moyenne altitude longue endurance (Male) MQ-9 Reaper de l'armée de l'Air depuis la base de Niamey, au Niger, a eu lieu comme prévu hier, mercredi 15 janvier. Une mission qui ouvre la voie à l'utilisation opérationnelle de ce nouveau moyen de renseignement aéroporté en Afrique.
Deux drones Reaper français sont actuellement déployés au Niger. Ils sont rattachés à l'escadron de drones ED-1/33 "Belfort", qui dispose également de trois drones Harfang d'ancienne génération sur cette même base africaine. Niamey accueille aussi des moyens de renseignement américains, dont des drones Reaper, et devrait prochainement héberger un plot de trois Mirage 2000D français.
Signé au mois d'août 2013, le contrat d'acquisition des deux premiers Reaper français prévoit une enveloppe annuelle d'environ 2000 heures de vol. Celles-ci seront dédiées à la surveillance de toute la bande saharo-sahélienne mais aussi d'autres zones d'intérêt, comme par exemple la République Centrafricaine.
L'actuelle loi de programmation militaire pour la période 2014-2019 prévoit l'acquisition d'un total de 12 vecteurs aériens Reaper, soit quatre systèmes de trois drones chacun"

 

Discussion sur le camouflage des Reaper

Les Reaper français ayant été prélevés directement sur les chaînes de montage de l'USAF, il est donc plus que probable que les couleurs des drônes français soient les mêmes que ceux de l'USAF soit :
- dessus : FS36375
- dessous : FS36176

Italeri indique la même couleur FS-36375 dessus et dessous.

 

Janvier / Février 2014

EADS Harfang n° 1021 (709-AU) au premier plan devant l'OPSAM "Reaper" n° 131 (709-EG) - ED 1/33 Belfort (SAL 33, VR 291)
ED = Escadron de Drones OPSAM = Orbites Permanentes de Surveillance Armables et Multi-capteurs

 

MBDA ronge son frein sur le marché américain (18/3/14)

Le rêve américain de MBDA n'est peut-être pas près de devenir réalité. "Je crois qu'il y a moins d'intérêt et de motivation de la part des Etats-Unis pour une coopération transatlantique", expliquait ce matin Antoine Bouvier, pdg du missilier européen. "Et il y a certainement une réaction forte des industriels américains pour ne pas accueillir avec bienveillance un nouvel acteur européen, qui a de nombreux atouts pour offrir plus d'options aux clients locaux", ajoutait le dirigeant.

Ces deux facteurs, associés à une baisse réelle des budgets de défense américains, "se sont renforcés en 2013 et nous ont conduit à réexaminer nos objectifs aux Etats-Unis", affirmait ce matin Antoine Bouvier. "Cela ne veut pas dire que MBDA n'a plus l'ambition de se développer là-bas, mais cela signifie qu'à l'horizon de notre plan stratégique, nous avons des objectifs très en retrait par rapport à notre vision d'il y a quelques années".

Dans cette morosité ambiante subsistent quelques lueurs d'espoir. "Un certain nombre de campagnes en cours seront critiques pour mieux définir nos objectifs". Interrogé, le pdg n'a pas souhaité préciser la nature de ces prospects.

Comme Air&Cosmos l'a déjà rapporté, l'un d'entre eux concerne l'intégration du missile air-sol Brimstone de MBDA sur les drones MQ-9 Reaper fabriqués aux Etats-Unis. Des premiers travaux d'intégration ont été menés l'an dernier, qui ont abouti à des tirs réels au titre d'une expérimentation conduite avec le concours de l'US Air Force. Même si, officiellement, le seul client ayant exprimé un besoin pour cette capacité est la Royal Air Force, qui souhaite remplacer le missile américain Hellfire par le Brimstone sur ses propres drones Reaper.

Mais MBDA voit plus loin et espère vendre le missile aux utilisateurs américains. L'intention de principe étant de s'engouffrer dans la brèche laissée ouverte par la mise en sommeil du programme interarmées JAGM (Joint Air-to-Ground Missile), dont l'objectif était de développer un nouveau missile à autodirecteur trimode censé remplacer AGM-65 Maverick et AGM-114 Hellfire dans l'USAF, l'US Navy et l'US Army. Ce qui, dans les rêves les plus fous du missilier européen qui propose un produit immédiatement disponible, pourrait également ouvrir les portes d'une intégration sur hélicoptères Apache ou Super Hornet. Autant dire que les missiliers américains Raytheon et Lockheed Martin ne l'entendent pas de cette oreille, et continuent de faire évoluer leur gamme sur fonds propres pour pouvoir répondre à ces futurs besoins.

 

Profils Traditions-Air

Drone MQ-9 Reaper n°131 (709-EG) - ED 1/33 Belfort - Cognac - 2014

 

 

Coup de vent dans les dunes : Barkhane succède à Serval (25/7/14)

 

 

Les drones de l’armée de l’Air ont effectué plus de 5.200 heures de vol au-dessus de la Bande sahélo-saharienne (23/8/14)

Les premiers drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) Harfang de l’Escadron 1/33 Belfort ont été déployés en janvier 2013 à Niamey dans le cadre de l’opération Serval, qui venait d’être lancée dans le Nord du Mali afin d’y chasser les groupes jihadistes qui s’y étaient établis.

Depuis, le détachemement Air (DETAIR) a été renforcé avec l’arrivée, en décembre dernier, de deux MQ-9 Reaper, qui, commandés auprès des États-Unis, disposent de capacités accrues, notamment au niveau de leurs capteurs et de leurs performances.

Lors d’une visite aux forces françaises déployées dans la bande sahélo-saharienne (BSS), le président Hollande avait d’ailleurs vanté les qualités des deux Reaper. Avec ces drones, « on en arrivait à reconnaitre le ministre de la Défense à 10.000 m d’altitude, et pas simplement à cause de sa chevelure, donc il y avait là toutes les conditions pour que ces observations permettent de voir s’il y a des hommes en armes ou pas en armes », avait-il dit.

Ces appareils, contrairement à leurs homologues américains, ne sont pas armés. Aussi, ils sont utilisés pour des missions d’observation et de renseignement, voire, dans certains cas, pour désigner des cibles aux chasseurs-bombardiers.

En 20 mois, et alors que l’opération Barkhane a pris le relais de Serval depuis le 1er août, les drones du 1/33 Belfort ont ainsi effectué plus de 5.200 heures de vol, soit autant, voire même plus, qu’ils en avaient réalisé pendant un peu moins de 3 années de présence en Afghanistan.

Les Harfang compte 3.800 heures de vol tandis que les deux Reaper en ont réalisé 1.400. Le tout en 375 missions.

« Au total, depuis que l’escadron de drones 1/33 Belfort opère sur des drones MALE  (…), ses équipages, composés de pilotes, navigateurs, officiers renseignement et interprètes image, ont réalisé plus de 12 000 heures de vol au Kosovo, en Afghanistan, en Libye et en Afrique », précise l’armée de l’Air.

 

1400 heures de vol pour les drones Reaper Français (26/8/14)

L'armée de l'Air annonce que les drones Reaper français déployés en bande sahélo-saharienne (BSS) depuis décembre 2013 totalisent 1 400 heures de vol. A leurs côtés les drones Harfang plus anciens ont effectués 3 800 heures de vol. Au total les drones français en BSS ont effectués 5 200 heures de vol en 375 missions. Un total supérieur au bilan du nombre d'heures de vol effectuées par les drones français en Afghanistan de 2009 à 2012.


L'arrivée du drone Reaper a donc donné un nouveau souffle aux opérations de surveillances françaises en BSS. Il faut dire que la mise en oeuvre des Reaper est plus rapide que celle des Harfang. De plus, le Reaper grâce à une vitesse supérieure, passe à endurance égale (24 heures), deux fois plus de temps sur la zone de recueil que le Harfang. Le Reaper vole également plus haut et la charge utile emportée est bien plus moderne.

Au total l'armée de l'Air dispose de deux systèmes Harfang comprenant deux cockpits (permettant de contrôler les avions à distance) et quatre avions et d'un système Reaper avec un double cockpit et deux avions. Le système Reaper est totalement déployé en BSS au côté d'un système Harfang. Ces systèmes sont opérés par l'escadron de drones 01.033 «  Belfort  » implanté sur la Base aérienne 709 «  Commandant Ménard » de Cognac.

 

L’armée américaine va ouvrir une nouvelle base de drones au Niger (3/9/14)

En janvier 2013, les États-Unis ont envoyé un détachement de 120 hommes à Niamey (Niger) afin de mettre en oeuvre des drones de surveillance et de reconnaissance pour soutenir les forces françaises alors engagées dans l’opération Serval, lancées par Paris contre les groupes jihadistes implantés au Nord-Mali.

Les appareils américains côtoient encore aujourd’hui, à Niamey, les Harfang et les 2 MQ-9 Reaper de l’Escadron de drones 1/33 Belfort de l’armée de l’Air, lesquels sont utilisés au profit de l’opération Barkhane, lancée le 1er août dernier.

Mais, d’après des responsables du Pentagone, il est question que les drones américains soient transférés vers une nouvelle base qui serait située à Agadez, toujours au Niger. En effet, le Washington Post a révélé, le 1er septembre, que des discussions entre les autorités américaines et nigériennes à ce sujet venaient d’aboutir.

En juillet dernier, rappelle le quotidien, l’US Air Force a lancé un appel d’offres pour remettre en état la piste de l’aéroport Mano Dayak d’Agadez pour un montant compris entre 5 et 10 millions de dollars. Cela étant, il n’est pas encore tout à fait clair si les drones actuellement basés à Niamey rejoindront cette ville ou bien si les forces américaines entendent disposer de deux bases au Niger.

Quoi qu’il en soit, cet intérêt pour Agadez s’explique par sa position géographique : cet ancien carrefour caravanier est situé à équidistance du Nord-Mali et du sud de la Libye, tout en étant relativement près du nord du Nigéria et du Lac Tchad. « Géographiquement et stratégiquement, Agadez présente une option intéressante … étant donné sa proximité avec les menaces dans la région », a ainsi expliqué, à Reuters, Benjamin Benson, le porte-parole de l’US Africa Command.

En clair, ce positionnement à Agadez permettra de suivre de plus près les routes empruntées par les jihadistes qui vont et viennent entre le Mali et le sud de la Libye tout en gardant éventuellement un oeil sur les activités de Boko Haram. Cela dit, les forces américaines ont également envoyé des drones au Tchad (encore une fois aux côtés de leurs homologues françaises) au moment de l’affaire de l’enlèvement des lycéennes par le groupe terroriste nigérian

 

Un troisième drone Reaper sera livré début 2015 (13 octobre 2014)

L'escadron 1/33 Belfort de l'armée de l'air percevra son troisième drone américain Repaer «en début d'année prochaine», assure-t-on dans les armées. Mis en oeuvre depuis janvier dernier, ils opèrent exclusivement dans la bande sahélo-saharienne, à partir de Niamey (Niger). Le troisième exemplaire - sans doute pas plus francisé que les deux premiers, contrairement aux promesses initiales - sera également directement livrés en Afrique.

Les Reapers - qui ne sont pas armés - jouent un rôle très important dans la traque contre les "groupes armés terroristes". Ainsi, l'un d'entre eux opéraient dans la nuit de jeudi à vendredi lorsque qu'un convoi d'Aqmi est tombé dans une embuscade française.

 

Barkhane : un troisième Reaper attendu début 2015 (Air&Cosmos, 23 octobre 2014)

Le délégué général pour l’armement, Laurent Collet-Billon a été auditionné par la Commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée Nationale, le 14 octobre 2014. Il a annoncé qu'un troisième drone Reaper devrait être déployé dés le début de l'année 2015 en Afrique :

"S’agissant du drone Reaper, un troisième vecteur du même type que ceux déployés actuellement devrait en principe parvenir en Afrique au tout début de l’année 2015. La même année verrait également la commande d’un deuxième système avec trois véhicules aériens. Nous espérons que l’armée de l’air américaine acceptera de nous céder du matériel d’occasion ou de modifier la programmation de la production en cours. Les discussions prennent bonne tournure, avec un soutien politique extrêmement fort du ministre. Comme les Américains ont eux-mêmes des matériels en Afrique, à Niamey, ils comprennent parfaitement l’utilité d’une collaboration. Nous sommes certains qu’ils feront les efforts nécessaires."

Par ailleurs, le projet de drone MALE européen va suivre son cours :

"Le ministre souhaite que l’on prenne une initiative s’agissant du drone MALE européen. Je dois rencontrer très prochainement Katrin Suder, secrétaire d’État allemande à la Défense, à l’occasion du salon Euronaval. Trois industriels, Finmeccanica, Dassault Aviation et Airbus group, ont pris l’initiative de lancer un drone MALE européen. Il appartiendra à l’Agence européenne de défense de recueillir les besoins opérationnels. La francisation des drones aura lieu. Mais, compte tenu de l’emploi opérationnel constaté en Afrique, une dotation supplémentaire est plus urgente. Nous nous interrogeons sur la réalisation d’une charge utile permettant les écoutes électroniques depuis les drones. Nous ne sommes pas certains que les Américains accepteraient de nous livrer leurs propres technologies en la matière."

 

Reaper français: 16 millions de dollars par an pour leur entretien par General Atomics (31/10/14)

16 millions de dollars, c'est le montant de la facture américaine pour le soutien/maintenance des Reaper français de Niamey dont le premier vol a eu lieu le 16 janvier 2014. Un avis publié jeudi soir par le Pentagone fait état d'une "modification" de contrat, en fait une extension du contrat de MCO de General Atomics jusqu'au 31 octobre 2015.

L'avis est à lire ci-dessous:
General Atomics Aeronautical Systems, Inc., Poway, California, has been awarded a $16,064,628 modification to exercise an option on a delivery order (0113) for an existing Basic Ordering Agreement (FA8620-10-G-3038) for France's MQ-9 Contractor Logistics Support (CLS) Phase 2. Contractor will provide an additional period of CLS for the French Air Force. Work will be performed at Poway, California, and Niamey, Niger, and is expected to be completed by Oct. 31, 2015. This modification is 100percent foreign military sales for France. Medium Altitude Unmanned Aircraft Systems, Wright-Patterson Air Force Base, Ohio, is the contracting activity.

L'armée de l'Air dispose d'un système Reaper avec un double cockpit et deux avions. Le système Reaper est totalement déployé en BSS au côté d'un système Harfang. Ces systèmes sont opérés par l'escadron de drones 01.033 Belfort implanté sur la Base aérienne 709 Commandant Ménard de Cognac.

 

Les drones Reaper de l’armée de l’Air ont déjà dépassé les 2.000 heures de vol (7/11/2014)

En août dernier, les deux drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper, de l’escadron 1/33 Belfort, avaient effectué 1.400 heures de vol depuis leur première mission, réalisée le 14 janvier 2014, au-dessus du Mali.

Visiblement, le rythme opérationnel s’est accentué au cours de ces dernières semaines puisque les deux appareils mis en oeuvre depuis Niamey (Niger) ont désormais dépassé les 2.000 heures de vol pour le compte de l’opération Barkhane, lancée le 1er août.

« Engagés en amont du déclenchement des opérations menées dans la zone dans le cadre de la préparation Renseignement de l’espace opérationnel (PREO), les drones Reaper assurent dès le début des opérations, la permanence de la surveillance au cours d’une orbite continue, avec relèves de drones pouvant aller jusqu’à une centaine d’heures », explique l’État-major des armées.

Le Détachement Air (DETAIR) installé à Niamey utilise également des drones Harfang en complément des 2 Reaper, qui ne sont pas armés, contrairement à ceux utilisés par les forces américaines et britanniques. Un troisième appareil du même type devrait les rejoindre au début de l’année 2015.

« S’agissant du drone Reaper, un troisième vecteur du même type que ceux déployés actuellement devrait en principe parvenir en Afrique au tout début de l’année 2015. La même année verrait également la commande d’un deuxième système avec trois véhicules aériens. Nous espérons que l’armée de l’air américaine acceptera de nous céder du matériel d’occasion ou de modifier la programmation de la production en cours. Les discussions prennent bonne tournure, avec un soutien politique extrêmement fort du ministre. Comme les Américains ont eux-mêmes des matériels en Afrique, à Niamey, ils comprennent parfaitement l’utilité d’une collaboration. Nous sommes certains qu’ils feront les efforts nécessaires », avait expliqué Laurent Collet-Billon, le délégué général pour l’armement, lors de son passage devant la commission de la défense, à l’Assemblée nationale.

Comme l’on peut s’en douter, les drones du 1/33 Belfort ont été engagés dans l’opération Tudelle, menée récemment par 400 militaires de la force Barkhane dans le nord du Mali et au cours de laquelle l’adjudant Thos Dupuy a été tué.

Le compte-rendu de l’EMA précise que cette opération a permis de neutraliser 24 terroristes et d’en capturer deux autres. « Plusieurs véhicules adverses ont été détruits et d’importantes quantités d’armement ont été saisies, ainsi que du matériel destiné à fabriquer des bombes pour mener des attentats », a-t-il indiqué.

 

Une étude sur les trains renforcés des Reaper français, par Philippe Aerophil (6/12/14)

 

 

CEMAA : "Les drones plus on en a, plus on en veut !" (11/12/14)

Le Chef d'Etat Major de l'Armée de l'Air(CEMAA), le général Denis Mercier a fait le point ce matin sur les forces placées sous son commandement devant les membres de l'Association des Journalistes de Défense.

MCO : Plus d'activité avec un budget contraint

Le Général Mercier a rappelé que sur la précédente loi de programmation militaire (LPM), le budget MCO (Maintien en Condition Opérationnel) avait été sous-doté. Il manquait au final 1 milliard d'euros. Ce manque s'est traduit par un déficit d'activité des aéronefs de 20%, lequel n'a toujours pas été rattrapé. Sur la LPM actuelle le budget MCO a été augmenté de 4,3% afin de d'endiguer la baisse de l'activité. L'objectif est de permettre à l'activité aéronautique de repartir à la hausse à partir de 2016 et d'atteindre les niveaux attendus à partir de 2018.
La SIMMAD (Structure Intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques de la défense) a lancé plusieurs réformes allant dans ce sens (Voir dossier MCO dans Air & Cosmos n° 2419S). Elle a d'ailleurs annoncé le 10 décembre 2014 la première capacité opérationnel (il y a une faute) de son système d'information central et fédérateur Comp@s. Ce système crée un référentiel article du MCO aéronautique.
L'une des plus grande réussites de la SIMMAD concerne la flotte Rafale. D'après le Général Mercier, ces appareils sont dans "le vert", c'est à dire que la disponibilité est bonne. Par ailleurs, la SIMMAD et les acteurs industriels ont réussi à diminuer de 14% les coûts de l'heure de vol sur le chasseur le plus moderne de l'armée de l'Air.

Nouveaux équipements : L'A400M est bien né

Le chef d'état major de l'armée de l'Air estime que l'A400M Atlas est un avion "bien né". Tout est neuf à bord et il faut donc "essuyer les plâtres" mais à terme l'A400M répondra au besoin. L'armée de l'Air a calqué le processus de montée en puissance de l'A400M sur celui du Rafale. Mais il faudra du temps avant que l'avion ne dispose de ses pleines capacités et que la disponibilité sois bonne. Pour l'instant celle-ci n'est pas satisfaisante.
Malgré tout l'entrée en service de l'Atlas a beaucoup apporté à l'armée de l'Air. On l'a vu durant l'opération Chammal, lorsqu'il a fallu rapidement acheminer 15 tonnes de fret et du personnel aux Emirats Arabes Unis, l'Atlas a été capable de répondre au besoin en un vol direct. Il aurait fallu 3 C-160 Transall effectuant une escale pour accomplir cette mission.
L'armée de l'Air va réceptionner avant la fin de l'année 2014 un sixième A400M. Quatre autres appareils seront livrés en 2015. Le troisième de cette série sera le premier a être doté de capacités opérationnelles permettant notamment d'effectuer des aérolargages.

Drones : un deuxième système Reaper dés 2015 ?

Concernant les drones, le CEMAA a rappelé avec humour que "plus on en a plus on en veut !". Actuellement la France dispose de 2 drones Reaper qui sont opérés depuis Niamey dans le cadre de l'opération Barkhane. Début 2015, l'armée de l'Air va réceptionner un troisième Reaper. Elle disposera alors d'un système complet. Au total quatre systèmes pour un total de 12 "oiseaux" devraient être acquis. La France pourrait négocier dés 2015 l'acquisition d'un deuxième système au standard Block-1. A L'origine l'acquisition de ce deuxième système devait avoir lieu vers 2017 afin de pouvoir disposer du nouveau standard Block-5. Mais les drones sont une capacité essentielle ce  qui justifie l'acquisition rapide d'un second système

 

 

Un troisième drone MQ-9 Reaper sera opérationnel au Sahel d’ici mars prochain (2/1/15)

L’an passé, l’escadron de drones 1/33 Belfort commençait à mettre en oeuvre depuis Niamey (Niger) deux drones MQ-9 Reaper commandés auprès du constructeur américain General Atomics dans le cadre du dispositif des « Foreign Military Sales ».

L’apport de ces deux appareils a ainsi été significatif. « Engagés en amont du déclenchement des opérations menées dans la zone dans le cadre de la préparation Renseignement de l’espace opérationnel (PREO), les drones Reaper assurent dès le début des opérations, la permanence de la surveillance au cours d’une orbite continue, avec relèves de drones pouvant aller jusqu’à une centaine d’heures », expliquait récemment l’État-major des armées.

Du coup, les deux Reaper de l’armée de l’Air ont été intensivement utilisé, d’abord dans le cadre de l’opération Serval, puis dans celui de l’opération Barkhane. Depuis leur première mission, effectuée le 14 janvier 2014 au-dessus du Mali, ils ont accumulé plus de 2.000 heures de vol en seulement 10 mois d’activité.

Seulement, et comme l’a dit le général Denis Mercier, le chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA), « les drones, plus on en a, plus on en a besoin. C’est la clé des opérations en Afrique ».

Aussi, les capacités en matière de renseignement et de renseignement de la force Barkhane seront prochainement accrue avec l’arrivée, à Niamey, d’un troisième Reaper. Cela avait été annoncé par Laurent Collet-Billon, le délégué général de l’armement (DGA), devant une commission parlementaire, à l’automne dernier. Et le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, l’a confirmé au cours de son périple africain de ce début d’année.

« Deux Reapers sont ici en fonctionnement. Le troisième sera opérationnel avant la fin du premier trimestre, au mois de mars 2015″, a en effet déclaré le ministre devant les forces françaises basés à Niamey. Un troisième système sera en outre commandé au cours de cette année.

« Je commanderai en 2015 un système supplémentaire, c’est-à-dire trois drones supplémentaires », a ainsi déclaré M. Le Drian. Cette commande sera donc faite deux ans plus tôt par rapport à ce qui avait été prévu. Pour rappel, au total, au terme de la Loi de programmation militaire 2014-2019, l’armée de l’Air devrait compter 12 MQ-9 Reaper, non armés, au contraire de ceux mis en œuvre par la Royal Air Force et les États-Unis.

 

Diverses Photos au 3/1/2015

 

Bilan des immatriculations au 1er février 2015

Pour l'instant, l'armée de l'air n'a que deux Reaper. Peut-être un troisième (voir le snews ci-dessus) mais aucune photo pour l'instant de ce n° 3.

Concernant les immatriculations, en se basant sur les photos ci-dessus :
- pour le 131 : A droite se trouve l'insigne de la SAL33, la hache rouge. A gauche l'insigne de l'escadron ED1/33.
- pour le 132 : A droite se trouve l'insigne du loup sur la lune de la VR291. A gauche l'insigne de l'escadron ED1/33.

 

France : Le Reaper vise juste (24/03/2015)

C'est une première pour l'armée de l'Air. Un drone MQ-9 Reaper a été utilisé pour désigner, au laser, une cible au profit d'une bombe GBU larguée depuis un chasseur français. L'opération a eu lieu dans la bande sahélo saharienne dans le cadre de l'opération Barkhane.

Un détachement de l'escadron 1/33 « Belfort » comprenant deux drones Reaper et deux drones Harfang est actuellement déployé à Niamey en soutien de l'opération Barkhane. Un troisième drone Reaper a été commandé et devrait venir renforcer l'opération Barkhane au mois d'avril. Jusqu'à présent, ces drones étaient principalement utilisés pour des missions de renseignement.  
Le groupement « chasse » de Barkhane comprend trois (et bientôt quatre) Rafale et trois Mirage 2000D.

La désignation de cibles depuis un Reaper est une nouveauté pour l'Armée de l'Air mais ce type de manoeuvre est courant au sein des armées américaines. Le Reaper a été conçu pour la détection, la poursuite et la désignation de cibles. Les Reaper américains sont également capables d'engager eux même des objectifs avec des missiles AGM-114 Hellfire II ou des bombes GBU-12. Une capacité d'engagement que l'on ne retrouve que sur les Reaper britanniques. Les autres MQ-9 vendus à l'export, dont les appareils français, ne sont pas capables de mettre en oeuvre de l'armement.

 

Les drones Reaper de l’armée de l’Air ont franchi le cap des 4.000 heures de vol au-dessus du Sahel (15/4/2015)

Depuis son engagement, en janvier 2013, dans la bande sahélo-saharienne, le détachement déployé à Niamey (Niger) par l’Escadron de drones 1/33 Belfort a réalisé près de 14.400 heures de vol avec ses appareils MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) Harfang et MQ-9 Reaper, d’abord dans le cadre de l’opération Serval, puis dans celui de l’opération Barkhane, lancée le 1er août dernier.

Les deux MQ-9 Reaper ont accompli leurs premières missions en janvier 2014. En un peu plus d’un an, ils ont ainsi effectué plus de 4.000 heures de vol. Au sujet de cet appareil, l’État-major des armées souligne que « sa vitesse de déplacement et la qualité des images prses par son capteur principal sont devenues un atout indéniable dans la réalisation des missions d’appui renseignement aux opérations menée par Barkhane » et il permet ainsi « d’assurer un appui quotidien en matière de FMV (Full Motion Vidéo) et complète parfaitement l’action du Harfang ».

Les drones sont engagés avant le début d’une opération, dans le cadre de ce que l’on appelle la Préparation Renseignement de l’espace opérationnel » (PREO), puis pendant, afin d’en assurer en permanence la surveillance.

« Face à l’immensité du théâtre d’opérations, la capacité ISR (Intelligence, surveillance and reconnaissance) du drone s’inscrit au cœur de la mission aérienne et vient en appui et en complément des autres capteurs, comme ceux du Rafale équipé de la nacelle RECO NG. Le drone peut cibler des zones de danger ou de surveillance et mettre en œuvre dans la durée la précision de ses instruments de recueil d’images », explique encore l’armée de l’Air, dont le chef d’état-major, le général Denis Mercier, estimait récemment que « plus on a de drones, plus on en a besoin » car « c’est la clé des opérations en Afrique ».

Pour rappel, les MQ-9 du 1/33 Belfort ne sont pas armés, à la différence de ceux mis en oeuvre par l’US Air Force et la Royal Air Force. Ces appareils sont mis en oeuvre par un équipage composé d’un pilote, d’un opérateur capteur, d’un opérateur image, d’un coordinateur tactique et d’un officier de renseignement.

D’ici peu, un troisième MQ-9 Reaper viendra rejoindre les deux autres mis en oeuvre dans la bande sahélo-saharienne (BSS). Et il est prévu de commander un second système (3 appareils et la station de contrôle) avant la fin de cette année.


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2015/04/15/les-drones-reaper-de-larmee-de-lair-ont-franchi-le-cap-des-4-000-heures-de-vol-au-dessus-du-sahel/#bE8821KJ6iSlEGUu.99

La DGA réceptionne le troisième Reaper (23/4/15)

La Direction générale de l'Armement (DGA) vient de réceptionner le troisième vecteur Reaper. Il arrivera en Mai à Niamey, sur la base farançaise du Niger, rejoignant les deux premiers drones, qui opèrent au sein de l'opération Barkhane. 

Comme pour les deux précédemment reçus, ce vecteur est au standard block 1 et est non armé. Des essais au sol et en vol ont eu lieu en Californie. Ils ont été effectués par des équipes françaises.

La réception s'est déroulée aux Etats Unis, en présence de l'US Air Force et de l'équipe industrielle de General Atomics.

Rappelonsq que cette vente se déroule dans le cadre d'un contrat FMS (Foreign Military Sale).

 

La DGA a réceptionné le troisième drone MQ-9 Reaper destiné à l’armée de l’Air (24/4/15)

Au début de cette année, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait indiqué qu’un troisième drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper allait rejoindre, en mars, les deux autres appareils même type mis en oeuvre par l’Escadron de drone (ED) 1/33 Belfort depuis Niamey, dans le cadre de l’opération Barkhane.

Finalement, ce troisième MQ-9 Reaper arrivera au Niger avec quelques semaines de retard. En effet, la Direction générale de l’armement (DGA) vient juste de le réceptionner aux États-Unis, en lien avec l’US Air Force et les équipes de l’industriel General Atomics.

« Pendant près d’une semaine, l’appareil a été testé au sol et en vol » à Gray Butte, en Californie, a expliqué le ministère de la Défense, qui a par ailleurs précisé que ce drone serait livré à l’ED 1/33 Belfort au début du mois de mai.

Comme les deux Reaper actuellement en service, qui viennent de franchir le seuil des 4.000 heures de vol, ce troisième appareil est au standard « block 1″ et il n’est donc pas armé, contrairement à ceux utilisés par l’US Air Force et la Royal Air Force, lesquels peuvent emporter deux bombes guidées laser GBU-12 ainsi que 4 missiles AGM-114 Hellfire. Dans la doctrine de l’armée de l’Air, un drone MALE vient en effet en complément des avions de combat, en recueillant, en permanence, du renseignement sur une zone d’opération donnée.

Dans son dernier numéro, le magazine spécialisé Air Fan revient en détail sur les missions menées par les MQ-9 Reaper du 1/33 Belfort dans la bande sahélo-saharienne. À Niamey, ces appareils sont basés aux côtés de 3 Mirage 2000D de la 3e Escadre de chasse de Nancy. Et, visiblement, cela contitue un avantage indéniable.

« Il y a une forte plus-value à être co-localisés avec nos camarades du Belfort », a ainsi assuré un navigateur officier système d’armes (NOSA) de l’escadron de chasse 2/3 Champagne. « Il est bien plus pratique d’être tous basés au même endroit pour accélérer les échanges d’informations », a-t-il avancé.

Les équipages de drones et de Mirage 2000D disposent en effet d’une salle commune où il peuvent étudier les cartes et discuter d’une mission. « Lorsque nous sommes scramblés pour porter assistance à des troupes au sol, nous prenons 5 minutes pour étudier les images en temps réel du drone s’il est également engagé au profit des TIC [ndlr, Troops in Contact, troupes au contact avec l'ennemi]. Nous pouvons nous imprégner de la situation en regardant un écran de 102×75 cm. Ces 5 minutes (…) restent très productives car, à notre arrivée sur zone, nous avons déjà pris connaissance des caractéristiques géographiques des lieux », a expliqué le NOSA du 2/3 Champagne, pour qui la « colocalisation des chasseurs et des drones devrait être systématiquement recherchée à l’avenir ».

Par ailleurs, le ministère de la Défense doit commander, cette année, trois autres MQ-9 Reaper ainsi qu’une « station de contrôle », appelée « cockpit » par les aviateurs, car, a fait valoir un officier interrogé par Air Fan, un « drone est un aéronef comme un autre, mais avec un poste de commande déporté ».


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2015/04/24/la-dga-receptionne-le-troisieme-drone-mq-9-reaper-destine-larmee-de-lair/#E3EethHbDlibJlxB.99

 

L'acquisition des 9 prochains Reaper français en bonne voie (28/4/15)

Le processus d'acquisition des neuf prochains drones Reaper français semble être en bonne voie. Le département de la défense américain a annoncé la commande de neuf tourelles multi spectrales de désignation type B de Raytheon dans le cadre d'un contrat FMS (foreign military sales) pour la France. Le coût annoncé du contrat est de 11,6M$.
Ces systèmes seront à priori intégrés sur les neufs prochains drones MQ-9 Reaper que la France doit acquérir.

La France prévoit de commander au total 12 drones de surveillance Reaper (soit quatre systèmes). Trois ont déjà été réceptionnés. Deux sont utilisés depuis la base de Niamey au Niger depuis janvier 2014, tandis que le troisième appareil se trouvant actuellement aux Etats-Unis devrait prochainement être acheminé au Niger. Les drones français ne sont pas armés, ils servent principalement à des missions de surveillance mais peuvent désigner des cibles pour des chasseurs via leur illuminateur laser.

La commande de trois appareils supplémentaires devrait intervenir dés cette année. Les six premiers MQ-9 français seront au standard Block-1 ne pouvant être francisé et requérant l'intervention de techniciens américains pour le décollage, l'atterrissage et la maintenance. La France espère pouvoir commander à partir de 2017 des MQ-9 Block 5 qui pourront être modifiés et devraient disposer d'un mode de décollage et d'atterrissage automatique (Comme le drone Harfang). Les premiers drones acquis pourraient alors être porté au nouveau standard.

 

Barkhane : Point de situation au 13 mai 2015 - Reception du troisième Reaper (13/05/15)

Dans le fuseau Ouest, la force Barkhane a maintenu un contact régulier avec les forces armées partenaires et les populations locales au travers de nombreuses patrouilles, et de projets d’aide au développement.

Le 5 mai, le détachement de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) de Tessalit a inauguré la mise en place d’une pompe à eau dans le village d’Amachache. Le DLAO de Tombouctou a quant à lui effectué plusieurs patrouilles et réunions pour recenser, avec les organisations internationales et non gouvernementales stationnées sur place, les projets d’aide au développement prioritaires. Ces actions contribuent au renforcement des liens entre les militaires français et la population dans leur zone d’opérations.

Dans le fuseau Est, le 7 mai 215, le détachement air de Niamey a reçu un troisième drone Reaper. Il a été déclaré opérationnel après un vol d’essai de 40 min réalisé avec succès le 12 mai.

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

 

Barkhane : arrivée d’un troisième drone Reaper photo Armée de l'Air (12/5/15)

Le 7 mai 2015, l’armée de l’air a reçu un troisième drone de type Reaper. Il a été directement projeté à Niamey, au Niger, auprès de la force Barkhane.

Ce Reaper vient compléter le dispositif déjà en place composé de 2 drones Harfang et de 2 drones Reaper, mis en œuvre par l’escadron de drones 1/33 Belfort de Cognac. Depuis leur arrivée sur le théâtre, les drones Reaper ont effectué plus de 4 000 heures de vol.

Ce dernier appareil devrait être opérationnel dans les jours à venir.

Les drones MQ-9 Reaper MALE - Moyenne altitude, longue endurance - sont arrivés sur le théâtre sahélo-saharien en décembre 2013. Indispensables sur un théâtre aussi vaste que l’Europe, les drones Reaper démontrent leur utilité et leur performance dans la réalisation de toutes les opérations et missions d'appui renseignement aux opérations de la force. Complémentaire aux autres moyens aériens, il permet notamment d’assurer, durant des périodes pouvant aller jusqu’à près de 24h, une présence aérienne permanente.

Alternant opérations planifiées et d’opportunité, les drones sont présents à chaque phase des opérations pour appuyer les actions des forces terrestres et aériennes. Les précieux renseignements qu’ils fournissent permettent aux unités d’appréhender l’environnement sur lequel ils vont évoluer ainsi que les menaces auxquelles ils devront faire face.

 

 

Un troisème Reaper français à Niamey (13/5/15)

Et de trois ! Jeudi 7 mai 2015, un avion cargo a livré à Niamey le troisième MQ-9 Reaper acheté par la France à General Atomics. Cet appareil vient rejoindre dans la capitale nigérienne les quatre autres drones qui y sont déjà utilisés par l’Escadron de Drone 1/33 Belfort.

La France dispose donc maintenant à Niamey de deux Harfang (fruit d’une coopération entre EADS et IAI), et trois Reaper. Le Harfang, spécialiste de l’intérim qui dure, est poussé par un Rotax 914F turbocompressé de 115 cv. Avec 1,2 tonne au décollage, il ne dépasse guère les 180 km/h à un niveau de vol à la portée d’un DR400. En même temps ça tombe bien, parce qu’au delà, ses capteurs de technologie ancienne ne verraient plus grand chose. Le Reaper, c’est autre catégorie : 4,5 tonnes au décollage, une turbine de 900 cv sous le capot, des vitesse de croisière et une altitude d’opération deux fois et demi supérieures à celles du Harfang. Et des caméras bien plus affûtées.

En août 2013, pressée par les événements du Mali, échaudée par les campagnes précédentes en Afghanistan et en Lybie, la France a finalement passé commande d’un premier système Reaper aux Etats-Unis. Par « système » il faut comprendre un ensemble de trois drones et deux cabines de contrôle, de manière à pouvoir relayer les équipages et assurer une permanence en vol. Quelques semaines avant cet achat, Jean-Yves le Drian, ministre de la Défense, avait même expliqué que la France avait « raté le rendez vous des drones  ». On le savait déjà mais ça faisait du bien de l’entendre dire par un haut gradé.

Pour rattraper le coup, il avait donc fallu acheter sur étagère à l’étranger. La France avait donc opté pour un matériel fiable, performant et éprouvé. Mais pour marquer sa différence, Paris avait alors décidé que ses appareils ne seraient pas armés, à la différence des Britanniques et bien entendu des Américains. Quand un opérateur d’Harfang détecte une cible bonne pour être vaporisée, il fait appel aux chasseurs bombardiers de l’armée de l’air ou à tout autre appareil disponible. Pas toujours pratique. Rappelons d’ailleurs au passage que les Américains ont également basé deux Reaper à Niamey, dans une enceinte contiguë à celle des Français.

Une autre épine dans le pied de l’armée de l’Air touche à l’utilisation quotidienne des appareils. Les deux premiers appareils ont été livrés rapidement, dans les dernières heures de 2014. Entre la commande et la livraison, les équipages de l’armée de l’Air (pilote et opérateur des capteurs) se sont rendus aux Etats-Unis pour y être formés à leur utilisation, mais avec un bémol : dans le contrat de vente, il était précisé que les décollages, atterrissages seraient assurés par des employés civils de General Atomics. Officiellement par manque de temps pour former les Français à ces phases de vol délicates.

Car à la différence du Harfang, le Reaper block 1 acheté par la France ne bénéficie d’aucun automatisme au décollage et à l’atterrissage. Non pas que les ingénieurs de General Atomics aient été moins intelligents que ceux d’EADS. Mais parce qu’il avait fallu faire des choix pendant le développement de l’appareil, la priorité avait été donnée à la mise au point du système d’arme et à une mise en service très rapide. Les automatismes sont à présent annoncés pour la version block 5 du Reaper.

La Loi de programmation militaire prévoit l’acquisition d’ici 2019 par la France de quatre systèmes (donc 12 aéronefs) et il était prévu que le deuxième système fasse justement appel à des block 5. Mais une fois de plus l’urgence devra commander : pour gagner du temps et recevoir les prochains Reaper dès 2016, il faudra sans doute se contenter une fois encore de block 1, avec donc les décollages et atterrissages manuels. On se console en se disant que ce délai permettra de former des pilotes français. Sauf que du côté américain, on explique qu’il faut environ 600 heures d’expérience sur l’appareil pour prétendre à cette formation.

Sur les 8 pilotes français déjà formés, certains se rapprochent de ce niveau d’expérience. Et comme tous sont, à la base, des pilotes de chasse, la conduite du motoplaneur devrait être à leur portée. Mais deux autres obstacles viennent contrecarrer ces plans : le premier est, dit-on, le manque de place dans la filière de formation américaine. Le deuxième est plus vicieux : des pilotes qui seraient formés exigeraient de s’entrainer régulièrement pour garder la main. Or les Reaper n’ont pas été « francisés » et fonctionnent avec des gammes de fréquences américaines leur interdisant de facto de voler en France : ils sont pour l’instant cantonnés aux opex.

L’entretien des qualifications obligerait donc les pilotes à multiplier les allers-retours depuis la base aérienne de Cognac, leur port d’attache, vers le Niger ou les Etats-Unis. Bref, rien n’est simple quand on agit dans l’urgence. Pour de nombreux mois encore, les seize contractuels de General Atomics, en tee shirt et baskets, se chargent donc de ce travail à Niamey. Ils font décoller les appareils, les mettent à la bonne altitude et sur le bon cap et passent le relais aux militaires français. Au retour, le processus est inversé. Entre deux vols, ils sont également responsables de la maintenance des appareils.

 

Opération Barkhane : le troisième Reaper réalise son premier vol (19/5/15)

Dans le fuseau Est de l’opération Barkhane, le 7 mai 215, le détachement air de Niamey a reçu un troisième drone Reaper.

Ce troisième drone a été déclaré opérationnel après un vol d’essai de 40 minutes réalisé avec succès le 12 mai 2015.

L’armée de l’air dispose donc maintenant de deux Harfang et de trois Reaper pour mener ses opérations dans la bande sahélo-saharienne.

 

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Prévision d'augmentation des capacités opérationnelles des Reaper (25/5/15)

Aerobuzz s’est fait l’écho récemment de la place grandissante prise par les drones MQ-9 Reaper dans les opérations au Sahel. Depuis l’arrivée de ces appareils en 2013, l’absence d’une charge utile Elint (écoute électronique) a régulièrement été pointée du doigt. La rallonge budgétaire prévue devrait permettre de corriger cette insuffisance rapidement. L’armée de l’Air prévoit également de faire porter ses efforts sur la formation des équipages de Reaper car, d’ici 2019, la France recevra neuf autres appareils en plus des trois déjà utilisés. Le projet de loi d’actualisation de la LPM évoque également les drones sous l’angle de la menace qu’ils représentent en précisant que « Compte tenu de l’apparition récente de la menace (…) une première réponse sera mise en place, avant la fin 2015, par l’achat de moyens existants (capteurs et effecteurs). En parallèle, et en cohérence avec (…) la modernisation des capacités de surveillance de l’espace aérien, un programme d’armement sera lancé durant la LPM pour obtenir une capacité robuste à l’horizon 2019 ».

 

L’armée de l’Air manque d’équipages pour utiliser ses drones MALE (11/6/15)

La Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 prévoit de doter l’armée de l’Air de 12 drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) de type MQ-9 Reaper. Actuellement, trois d’entre-eux ont d’ores et déjà été livrés et sont mis en oeuvre depuis Niamey par l’escadron 1/33 Belfort au profit de l’opération Barkhane, menée dans la bande sahélo-saharienne (BSS). Trois autres exemplaires sont attendus en 2016.

« Leur utilisation assure une identification optimale des cibles et une meilleure description de l’environnement tactique, du fait de leur capacité d’observation permanente sur une zone d’intérêt donnée », a récemment expliqué le général Denis Mercier, le chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA), aux sénateurs de la commission des Affaires étrangères et de la Défense.

Lors d’une rencontre avec la presse, le 10 juin, rapporte l’AFP, le général Mercier n’a fait que des éloges au sujet de ces drones avant de mettre en avant un souci… d’effectifs.

« La disponibilité est incroyable, ils ne tombent jamais en panne (..) La difficulté c’est que comme ils volent énormément et enchaînent les missions de 24 heures, je n’ai pas assez d’équipages et nos gens tournent trop en Opex [ndlr, opérations extérieures]« , a-t-il dit. Et cela, alors que l’escadron 1/33 Belfort compte donc 3 MQ-9 Reaper et 4 Harfang de conception plus ancienne.

Les équipages sont tous issus de la filière chasse. Ainsi, pour mettre en oeuvre, par exemple, un MQ-9 Reaper, il faut un pilote ayant la qualification minimum de sous-chef de patrouille ainsi qu’un navigateur officier système d’armes (NOSA) qui a la fonction de SENSO (Sensor operator, opérateur capteurs). En outre, des spécialistes du renseignement sont tout aussi indispensables pour interpréter les informations collectées.

Aussi, pour augmenter les effectifs appelés à utiliser ces appareils, l’armée de l’Air a demandé à son homologue américain de former davantage d’équipages au cours des prochains mois. Pour rappel, les aviateurs français sont uniquement formés pour faire du « Mission Control Element ».

Une solution pourrait passer par une coopération plus approfondie avec la Royal Air Force, qui est équipée des mêmes appareils (à la différence qu’ils sont armés). Le ministre britannique de la Défense, Michael Fallon, devait évoquer ce sujet avec Jean-Yves Le Drian, son alter ego français, lors d’une rencontre la semaine passée.

Quoi qu’il en soit, le général Mercier a indiqué vouloir localiser sur la base aérienne 709 de Cognac un cockpit de MQ-9 Reaper. Mais pour cela, il faut un accord de la partie américaine. Il « sera alors possible de conduire depuis la France les opérations de drones décollant du Niger, une capacité qui devrait soulager les équipages dont le rythme de détachement en opérations extérieures est particulièrement éprouvant », a-t-il expliqué aux sénateurs.

Toutefois, un NOSA de l’escadron de chasse 2/3 Champagne avait estimé, dans le numéro d’avril du mensuel Air Fan, qu’il fallait  co-localiser en un même endroit les équipages des Mirage 2000D et ceux des drones MALE pour gagner en efficacité. « Lorsque nous sommes scramblés pour porter assistance à des troupes au sol, nous prenons 5 minutes pour étudier les images en temps réel du drone s’il est également engagé au profit des TIC [ndlr, Troops in Contact, troupes au contact avec l'ennemi]. Nous pouvons nous imprégner de la situation en regardant un écran de 102×75 cm. Ces 5 minutes (…) restent très productives car, à notre arrivée sur zone, nous avons déjà pris connaissance des caractéristiques géographiques des lieux », avait-il avancé.

 

L'Armée de l'Air envisage de piloter ses drones MQ-9 Reaper depuis la base aérienne 709 de Cognac (14/6/15)

Rédigé par Loïc et publié depuis Overblog. Photo : © JL. Brunet / Armée de l'Air - Un drone MQ-9 Reaper au roulage sur la base aérienne de Niamey, au Niger.

Depuis le début du mois de Janvier 2013, l'Armée de l'Air déploie sur la base aérienne de Niamey, au Niger, et au sein de l'Escadron de Drones 1/33 "Belfort", deux drones Harfang ainsi que trois drones MQ-9 Reaper, qui sont arrivés, eux, en Janvier 2014 et en Mai 2015.

Ces MQ-9 Reaper, qui ne sont malheureusement pas armés, ont pour objectif, tout comme les Harfang, et dans le cadre de l'opération Barkhane, de réaliser des missions de reconnaissance, d'illuminer des cibles au laser au profit des Mirage 2000D et des Rafale, et de surveiller les faits et gestes des groupes terroristes qui évoluent au sein de la bande sahélo-saharienne, entre la Mauritanie, le Mali, le Niger, la Libye, ainsi que le Tchad.

Ces drones MQ-9 Reaper, et contrairement aux aviateurs américains de l'US Air Force et britanniques de la Royal Air Force, sont pilotés par des pilotes français de l'Armée de l'Air directement depuis le théâtre d'opération dans lequel ils sont déployés, en l'occurrence ici, à Niamey.

Ce déploiement des équipages et des cabines de contrôle au sein des opérations extérieures permet notamment d'avoir une excellente communication et un véritable travail de coopération entre les pilotes de drone et les pilotes de chasse, notamment ceux de Mirage 2000D, également déployés à Niamey. En effet, et comme le rappelle le site Zone Militaire, avant de partir en mission pour venir en aide à des militaires français engagés dans des combats au sol, avant le décollage, les pilotes de chasse prennent le temps de visualiser la zone des combats filmés par le drone, ce qui permet d'avoir une première idée de la situation sur place.

Cependant, si le déploiement de ces cabines de contrôle sur les théâtres d'opérations a des côtés positifs, il engendre également un côté négatif qui doit être absolument pris en compte, c'est celui du suremploi des équipages des drones. En effet, étant donné que l'Armée de l'Air, comme l'US Air Force, manque d'effectifs pour faire fonctionner l'ensemble de son parc de drones, les aviateurs tournent trop en opération extérieure.

De ce fait, afin de soulager les aviateurs français, le Chef d'Etat-Major de l'Armée de l'Air (CEMAA), le général Denis Mercier, a indiqué le 03 Juin 2015 devant les députés de la commission des affaires étrangères, de la Défense, et des forces armées que "nous avons demandé aux Américains de nouveaux simulateurs Reaper, ainsi que le déploiement d'une cabine de contrôle au sol sur la base de Cognac dans le cadre du prochain système qui devrait être livré en 2016".

Cette demande, caractérisée de contraignante par le CEMAA, et qui est obligatoire puisqu'elle fait partie des termes du contrat entre Paris et Washington et qu'elle est la conséquence d'un achat sur étagère, permettra, toujours selon le général Denis Mercier, "de conduire depuis la France les opérations de drones décollant du Niger" et de "soulager les équipages dont le rythme de détachement en opérations extérieures est particulièrement éprouvant.

Il faudra également, si cette demande est acceptée par les Etats-Unis, qu'un certain nombre de contractuels civils de l'américain General Atomics soient envoyés sur la base aérienne 709 de Cognac, là où sont stationnés, normalement, les drones de l'Armée de l'Air, afin qu'ils puissent faire décoller et atterrir les drones MQ-9 Reaper, puisque cette capacité n'est pas encore acquise par les équipages français.

 

Drones au Sahel : «Si on veut les bouger, il faut l'accord des Américains» (11/6/15)

Photo : Devant un Repaer, le général Denis Mercier, Cemaa, à Niamey, avec le colonel Fontaine, dit Tarass Boulba.

L'armée de l'air est très satisfaite de ses drones Reaper, mis en oeuvre au Sahel depuis la base de Niamey (Niger). Le général Denis Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'air (Cemaa), n'a pas caché son enthousiasme, mercredi lors d'une rencontre avec la presse, évoquant un taux de disponibilité de 95%. Mis en oeuvre par l'escadron 1/33 Belfort dans le cadre de l'opération Barkhane, les MQ-9 Reaper sont utilisés pour la lutte antiterroriste, fournissant du renseignement de très haute valeur. Le troisième «oiseau» est arrivé sur place : il y a donc aujourd'hui une cabine sol et trois Reaper à Niamey, aux côtés d'appareils américains. Le Cemaa reconnait ne pas avoir assez d'équipages, ce qui crée une forte tension sur les personnels de l'escadron, très sollicités.  

Le 2ème système (Une cabine sol et des appareils) doit arriver en 2016 et l'armée de l'air espère installer la station sol sur la base aérienne de Cognac, pour permettre une gestion plus souple de la ressource humaine. Reste que pour cela, il faut l'accord des Américains. En effet, le contrat qui a permis la livraison rapide des Reaper limite leur déploiement au Sahel. «Si on veut les bouger, il faut un accord» des Etats-Unis, a confirmé le général Mercier, qui reconnait que c'est là «une contrainte assez forte». 

Avec une cabine à Cognac, les drones ne voleraient toutefous qu'au Sahel - puisqu'ils peuvent être pilotés à très longue distance. L'expérience a déjà été réalisée avec le drone Harfang, d'ancienne génération.

Les militaires français souhaitent toutefois garder une présence des équipes au Sahel, notamment en matière d'exploitation du renseignement avec les Nigériens, qui connaissent parfaitement la région. 

Pour l'heure, l'armée de l'air ne dispose pas de la capacité de faire décoller et atterrir les drones Reaper. Ce sont des contractuels civils de General Atomics qui s'en chargent, ainsi que de la maintenance. Lorsque l'appareil est en vol, ils en passent le contrôle aux aviateurs français et le récupèrent au retour de l'appareil. Cette situation devrait perdurer jusqu'à l'année prochaine, quand les aviateurs français auront été formés aux Etats-Unis aux phases décollage/atterrissage et à l'entretien. Les créneaux de formation, pas gratuite, semblent difficiles à obtenir. 

L'armée de l'air souhaite installer une "charge ROEM" (renseignement d'origine électromagnétique) sur les Reaper - afin d'augmenter leurs capacités de renseignement, mais il faudra sans doute l'acquérir aux Etats-Unis, puisque le Cemaa reconnait qu'il n'en existe pas sur les étagères françaises. Des discussions de haut niveau, forcément assez sensibles dès qu'il s'agit d'espionnage électronique, semblent engagées.

Malgré ces limitations de souveraineté, l'armée de l'air ne regrette pas son choix, voire son lobbying, en faveur du Reaper américain, plutôt que du Heron TP israélien, qui avait été initialement choisi durant le présidence de Nicolas Sarkozy. «Le Heron TP n'est pas facile à déployer», puisqu'il n'est conçu pour opérer que depuis des bases en Israël. «Le Reaper, lui, arrivent dans deux grosses boites et il est monté en 24 heures», constate le général Mercier. Enfin, le drone américain peut être armé facilement - ce qui n'est pour l'heure pas le choix du ministère de la Défense, mais reste, à l'évidence, un souhait des aviateurs. L'acquisition, assez problable, de missiles Griffin pour équiper des C-130, pourrait permettre de poser quelques jalons, puisque cet engin américain peut être tiré depuis un Reaper. 

 

Barkhane : Les drones MQ-9 Reaper français ont franchi la barre des 5.000 heures de vol (17/6/15)

« L’aviation ne peut, pour des raisons connues, se maintenir longtemps dans une zone aérienne déterminée. Elle ne fait qu’y passer. L’avion ne conquiert pas, n’occupe pas. (…) L’action de l’avion a un caractère essentiellement transitoire et intermittent. L’instrument est impropre à toute opération demandant de la fixité dans l’espace et de la continuité dans le temps ». Ce propos de l’amiral Castex, cité par le commandant de l’escadron de drones 1/33 Belfort en introduction d’un long article publié dans les colonnes du dernier hors série du magazine DSI, n’est plus pertinent aujourd’hui.

En effet, comme le souligne l’officier, « associés aux dirigeables et aux avions ISR légers, les drones de longue endurance permettent de tirer profit de la supériorité aérienne obtenue par l’aviation de chasse » et permettent ainsi de concrétiser « ce qu’il convient désormais d’appeler ‘l’occupation aérienne’ ».

Et l’illustration en est donnée par les drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper mis en oeuvre par le 1/33 Belfort depuis Niamey, au Niger. Å la mi-avril, les 2 appareils engagés dans l’opération Barkhane avait effectué 4.000 heures de vol en un peu plus d’un an. Depuis, et après la réception d’un troisième exemplaire au début du mois de mai, 1.000 heures de vol supplémentaires ont été accomplies. Et c’est sans compter sur celles faites par les drones Harfang.

C’est dire si ces MQ-9 Reaper sont donc fiables et intensivement utilisés. Peut-on, pour autant, parler de cette « occupation aérienne » définie par le commandant du 1/33 Belfort? Pas tout à fait si l’on considère que l’étendue du territoire au-dessus duquel ils évoluent  est trop vaste par rapport à leur nombre. Probablement s’il s’agit de surveiller des secteurs précis, comme des points de passage ou des zones susceptibles d’abriter des groupes armés. En tout cas, ces appareils ont déjà assuré plus de 350 missions.

« Au rythme de missions quotidiennes, les hommes et femmes de l’escadron de drones 1/33 Belfort se relaient jour et nuit pour assurer une surveillance permanente de la zone d’opération », a d’ailleurs fait remarquer l’État-major des armées (EMA).

« Comme ils [ndlr, les MQ-9 Reaper] volent énormément et enchaînent les missions de 24 heures, je n’ai pas assez d’équipages et nos gens tournent trop en Opex », a récemment indiqué le général Denis Mercier, le chef d’état-major de l’armée de l’Air, pour qui les drones sont devenus la « clé des opérations en Afrique ».

Ces appareils, non armés, à la différence de ceux utilisés par l’US Air Force et la Royal Air Force, peuvent être engagés avant le début d’une mission, dans le cadre d’une « Préparation Renseignement de l’espace opérationnel » (PREO) puis pendant pour en assurer la surveillance en permanence. Ils sont bien évidememnt aussi utilisés pour collecter des renseignement, en complément d’autres capteurs (nacelle RECO NG du Rafale, images satellitaires, etc…).


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2015/06/17/barkhane-les-drones-mq-9-reaper-francais-ont-franchi-la-barre-des-5-000-heures-de-vol/#blYFcFt3I4ZpRYd4.99

 

 

 

Evolution du Reaper (11/7/15)

 

Reaper: l'armée de l'air toujours américano-dépendante (15/10/15)

On peut toujours s'extasier sur le vol d'un Reaper tricolore qui a tenu l'air pendant 25 heures mais ça ne change rien à la dure réalité des choses. Sans nos amis/alliés/concurrents US et leur bon vouloir, nos drones ne voleraient pas.

Et ce ne sont pas les participants à l'atelier Reaper qui s'est tenu du 14 au 16 octobre à Cognac (là où est basé l'escadron Belfort, désormais commandé par le lt-cl Tanguy Benzaquen à la place du tonitruant Christophe Fontaine qui a atterri à la DRM) qui diront le contraire.

A l'agenda de cet atelier, au moins trois points notables:
- la certification des Reaper pour les faire voler au-dessus du territoire métropolitain français,
- la charge ROEM à installer sous les drones fabriqués par GA,
- la livraison d'un cockpit à Cognac

Respectivement ajouter les adjectifs suivants à chacun de ces trois points:
- éventuelle
- souhaitée
- probable

Par ailleurs, le constat conclusif a été clair: la dépendance française sur les US est lourde. Comme je le rappelais il y a deux jours (lire ici), des contractors de GA et L3C se chargent de la maintenance et de l'envol des drones. Ces contractors sont même présents dans le cockpit déporté de Niamey lors des opérations françaises.

La formation des pilotes et des spécialistes de la maintenance traîne; quant au pilotage déporté depuis Cognac, ce n'est pas pour tout de suite.

Alors, va pour la 25e heure en attendant des jours meilleurs!

 

19 millions de dollars pour faire voler les Reaper français (28/10/15)

19 millions de plus pour General Atomics et ses sous-traitants pour faire voler les Reaper français. L'an dernier (lire ici), c'était 16 millions mais il n'y avait alors que deux drones de fabrication US (désormais l'escadron Belfort en fait voler trois).

Sans surprise, le contrat de soutien des drones de Niamey a été reconduit (lire ci-dessous) jusqu'à la fin de l'année 2016.

Les contractors de GA, mais aussi de L3C, font décoller les drones du Belfort, en assurent la maintenance..., en attendant que les personnels de l'armée de l'air puissent assurer ces missions.

L'avis du Pentagone:
General Atomics, Aeronautical Systems Inc., Poway, California, has been awarded a $19,070,219 option on delivery order 0113 of the basic ordering agreement FA8620-10-G-3038 for MQ-9 contractor logistics support (CLS) Phase 3. Contractor will provide an additional period of CLS for the French air force. Work will be performed at Poway, California; and Niamey, Niger, and is expected to be complete by Dec. 31, 2016. This contract is 100 percent foreign military sales for France. Medium Altitude Unmanned Aircraft Systems, Wright-Patterson Air Force Base, Ohio, is the contracting activity (FA8620-10-G-3038).

 

Record d'endurance pour un Reaper Français (29/10/15)

L'Etat Major des armées a annoncé ce matin, que pour la première fois, un drone français a effectué une mission de plus de 25 heures. Ce record a été battu par un MQ-9 Reaper déployé à Niamey dans le cadre de l'opération Barkhane.

Selon General Atomics, qui a développé et qui produit le drone Moyenne Altitude Longue Endurance (MALE) Predator B (Baptisé MQ-9 Reaper dans l'US Air Force et en France), l'endurance maximale de l'appareil est de 27 heures.

La France déploie des drones Reaper Block-1 dans le Sahel depuis janvier 2014. Deux vecteurs étaient initialement disponibles, un troisième a été réceptionné cette année. L'armée de l'Air dispose donc maintenant d'un système complet composé de trois vecteurs et deux cockpits.

A Niamey, la France opère ses drones Reaper en collaboration avec du personnel de General Atomics. Les spécialistes américains sont chargés du décollage et de l'atterrissage des drones ainsi que de l'entretien des véhicules. A terme les pilotes français devraient être aussi formés à ces phases de départ et de retour des missions. Il faudra par contre attendre l'arrivée des Reaper Block-5 pour que les appareils puissent être "européanisés" et que les mécaniciens français puissent intervenir dessus.

Au deuxième semestre 2016 la France réceptionnera un second système qui sera toujours au standard Block-1. Un troisième et un quatrième systèmes devraient être commandés après 2017, directement au niveau block-5. Les deux premiers systèmes pourront alors être portés à ce standard.

L'armée de l'Air n'a pas voulu commenter la future affectation du prochain système Reaper français. Cependant les véhicules ne sont pas certifiés pour le vol en France. Le contrat actuellement signé avec General Atomics ne concerne que Niamey. Il faudra donc négocier un nouveau contrat si les véhicules sont déployés sur un autre théâtre.

En plus des drones Reaper, l'armée de l'Air emploie des drones Harfang plus anciens, présents en Afrique depuis l'opération Serval.

Les véhicules pilotés à distance français servent principalement à l'observation et à la surveillance. Ils peuvent par exemple être employés pour des ouvertures de routes. Leur principal atout et la permanence sur zone comme le prouve ce vol de 25h. 

Les drones Reaper ne sont pas armés (Les Harfang non plus). Ils embarquent des charges utiles pour effectuer de l'imagerie radar tous temps, du suivi de cibles mobiles au sol, de l'imagerie infrarouge et de l'imagerie optique. Les Reaper et les Harfang peuvent également effectuer des illuminations laser, c'est à dire de la désignation de cible au profit de chasseurs. Plus rapide, volant plus haut que les Harfang, les Reaper sont une vraie plus value pour les forces françaises déployées en Afrique.

Pour l'heure les drones français sont pilotés depuis Niamey. Mais l'armée de l'Air dispose d'ores et déjà d'une capacité de pilotage des drones Harfang depuis la France. La possibilité de contrôler les Reaper depuis la métropole est également à l'étude. Cette mesure permettrait notamment de relâcher la pression sur les équipages qui sont très sollicités.

 

La question d’armer les futurs drones Reaper de l’armée de l’Air reste « posée » (29/11/15)

Pour le moment, l’escadron 1/33 Belfort met en oeuvre 3 drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper, acquis auprès du constructeur américain General Atomics, pour faire du « Mission Control Element », c’est à dire de la surveillance, dans la bande sahélo-saharienne (BSS).

Ces appareils sont utilisés généralement utilisés avant le début d’une opération, dans la phase dite de « Préparation Renseignement de l’espace opérationnel » (PREO), puis pendant, afin de s’assurer de sa bonne conduite.

À la différences de ceux en service au sein de l’US Air Force et de la Royal Air Force, les drones MALE de l’armée de l’Air ne sont pas armés. Le débat sur cette question est ancien et tient avant tout à des motivations éthiques (ce qui peut paraître surprenant dans la mesure où l’on se pose moins de question, par exemple, quand il s’agit de tirer un missile de croisière SCALP).

« Je dois reconnaître qu’au départ j’étais contre les drones armés, pour des raisons morales », avait ainsi affirmé l’amiral Édouard Guillaud, l’ancien chef d’état-major des armées (CEMA), lors d’une audition au Sénat, en 2012. Mais, avait-il ajouté, « j’ai été convaincu par l’utilisation de ces drones lors des offensives de Benghazi et de Misrata. J’ai changé d’avis ».

Depuis, le débat n’a pas beaucoup avancé. Pourtant, il y a des situations où l’intervention d’un drone armé peut être pertinente. Au Mali, il est arrivé qu’un convoi jihadiste soit repéré par une MQ-9 Reaper de l’armée de l’Air avant d’être neutralisé par une frappe aérienne réalisée par une patrouille d’avions de combat. Seulement, en attendant que cette dernière arrive, il peut se passer plein de choses…

Aussi, et alors que l’armée de l’Air recevra 9 drones MALE supplémentaires, conformément à ce que prévoit la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 (soit 4 systèmes de 3 appareils), la question de les armer ou pas reste posée. Et cela d’autant plus que le missilier européen MBDA mène des travaux pour permettre aux MQ-9 Reaper de tirer des missiles Brimstone en lieu et place des Hellfire américains.

En commission élargie, à l’Assemblée nationale, à l’occasion de l’examen des crédits alloués pour l’année 2016 aux forces armées, le député Yves Fromion a remis ce débat sur la table.

« Ne pourrait-on pas envisager d’armer certains des 9 drones d’observation supplémentaires qui doivent nous être livrés, ne serait-ce que pour acquérir une compétence qui sera utile lorsque le drone MALE européen sera mis en service? », a demandé le parlementaire au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en faisant remarquer que « pour délivrer une charge dans le nord du Mali, un avion doit effectuer deux heures de vol depuis N’Djamena. »

A priori, une réflexion est en cours. Et la porte n’est pas totalement fermée. « La question reste posée. Je n’en dirai pas plus », a répondu le ministre. Cela étant, l’affaire n’est pas si simple: pour disposer de MQ-9 Reaper armés, il faudra obtenir l’accord de Washington, ce qui peut retarder la livraison des 9 exemplaires attendus.

Que la question d’armer les drones MALE soit posée est une petite évolution. Évoquant le projet d’Eurodrone, porté par la France, l’Allemagne et l’Italie, M. Le Drian avait ainsi catégoriquement rejeté l’idée que ce futur appareil puisse être armé lors d’une audition au Sénat, il y a quelques mois à peine.

À propos de l’Eurodrone, appelé à remplacer les MQ-9 Reaper, le ministre a indiqué que la phase de définition est toujours en cours. « Nos amis allemands et italiens ont la volonté politique de voir ce dossier aboutir. Ce sera difficile  : il faut éviter que la définition ne soit trop éclatée et que ne se reproduise le scénario de l’A400M, chacun ayant ses propres préconisations. Nous devons aboutir à un seul modèle d’eurodrone MALE ». Et d’ajouter : « Nos partenaires semblent me suivre, mais nous devons exercer une grande vigilance politique. En tout cas, mon homologue allemande est tout à fait favorable au développement de ce programme ».


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2015/10/29/la-question-darmer-les-futurs-drones-reaper-de-larmee-de-lair-reste-posee/#DTHL1qcjl1yGowcR.99

 

Un drone Reaper français est resté en vol pendant plus d’un jour (30/11/15)

D’après les données fournies par General Atomics, son fabricant, un drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper est en mesure de rester en l’air pendant 27 heures. L’un des trois appareils de ce type mis en oeuvre depuis Niamey par l’escadron 1/33 Belfort de l’armée de l’Air dans le cadre de l’opération Barkhane a presque atteint cette limite.

En effet, l’État-major des armées (EMA) a indiqué, le 29 octobre, qu’un Reaper avait effectué un vol de 25 heures et 6 minutes. A priori, son record « d’endurance » serait ainsi battu. Du moins sous les couleurs françaises.

Cette performance illustre le concept de « d’occupation aérienne ». Comme le soulignait, en son temps, l’amiral Castex, « l’avion ne conquiert pas, n’occupe pas », c’est à dire que son action a « un caractère essentiellement transitoire et intermittent », ce qui le rend « impropre à toute opération demandant de la fixité dans l’espace et de la continuité dans le temps. Les choses ont donc changé avec l’arrivée des drones MALE.

La tendance est d’ailleurs à la recherche d’une endurance encore accrue de ces appareils, comme avec le drone Orion, du constructeur américain Aurora Flight Science, qui, en décembre 2014, a effectué un vol de plus de 80 heures (record absolu pour ce genre d’engin).

Les drones MQ-9 du 1/33 Belfort ont une « disponibilité incroyable, ils ne tombent jamais en panne (..) La difficulté c’est que comme ils volent énormément et enchaînent les missions de 24 heures, je n’ai pas assez d’équipages et nos gens tournent trop en OPEX », avait expliqué, au printemps dernier, le général Denis Mercier, l’ancien chef d’état-major de l’armée de l’Air.

D’où la raison pour laquelle il est désormais question de localiser à Cognac, où le 1/33 Belfort a ses quartiers, un « cockpit » (station de contrôle) de drones Reaper. Mais pour cela, il faut un feu vert des autorités américaines.

Pour rappel, les Reaper de l’armée de l’Air sont utilisés notamment lors des « préparations renseignement de l’espace opérationnel » (PREO) ainsi que pour collecter du renseignement en complément d’autres capteurs (nacelle RECO NG, satellites, etc…)

Au total, 12 drones Reaper seront en service au terme de la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, les derniers exemplaires devant être au standard Block 5.


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2015/10/30/drone-reaper-francais-reste-en-vol-pendant-plus-dun-jour/#dRFUAFsPVvrdo8Hp.99

 

Un troisième système de drones MQ-9 Reaper a été commandé pour l’armée de l’Air (10/12/15)

L’annonce était attendue et elle vient d’être faite par la Direction générale de l’armement (DGA) : le 7 décembre, un troisième système de drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) de type MQ-9 Reaper, développé par General Atomics, a été commandé auprès de l’US Air Force, via la procédure dite des « Foreign Military Sale ». Il sera livré à l’armée de l’Air en 2019.

Le premier système a été livré à partir de décembre 2013 et il est actuellement mis en oeuvre par l’Escadron de drones 1/33 Belfort depuis Niamey (Niger) dans le cadre de l’opération Barkhane. La commande du second a été notifié en juillet dernier et sa livraison est attendue en 2016. L’un et l’autre sont au standard Block 1, ce qui limite leur emploi aux théâtres extérieurs, en particulier à l’Afrique.

Le troisième système, qui, comme les deux autres, se compose d’une station de contrôle et de 3 drones, sera au standard Block 5. « C’est un nouveau développement. Il comprendra une nouvelle architecture de commande/contrôle avec séparation de la chaîne de commande du vecteur et de la chaîne de mission (pilotage des capteurs et transmission des données », avait expliqué, en octobre, au Sénat, Laurent Collet-Billon, le Délégué général à l’armement.

« Le Block 5 permet des facilités en termes d’adaptation d’une charge utile différente, en particulier les charges utiles de ROEM [ndlr, renseignement d'origine électro-magnétique]. Il permet également l’adaptation aux conditions de vol en Europe, ainsi que l’entraînement. Nous rétrofiterons les deux systèmes Block 1 en système Block 5″, avait ajouté le DGA.

Pour rappel, la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 prévoit de doter l’armée de l’Air de 4 systèmes de 3 drones MALE MQ-9 Reaper d’ici 2019. Ces appareils ont pris une place prépondérante dans les opérations menées actuellement au Sahel, en raison de leurs capacités et de leur grande autonomie.

Seulement, à la différence de ceux utilisés par la Royal Air Force, l’US Air Force et, bientôt, l’Aeronautica Militare, les Reaper français ne sont pas armés. Mais il n’est pas impossible qu’il y ait une évolution sur ce sujet dans les mois à venir.

Dans la bande sahélo-saharienne, l’activité des Reaper du 1/33 Belfort « doublé en un an », d’après le général André Lanata, le chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMA).

« Nous attendons la livraison du 2e système en 2016 et étudions l’acquisition d’une capacité de pilotage des missions depuis la France, à Cognac. Celle-ci soulagerait la pression qui pèse sur un nombre d’équipages limité à ce stade. Le troisième système est commandé en 2015. Nous attendons la commande du 4e système en 2016 afin de respecter l’objectif LPM consistant à disposer de quatre systèmes en 2019″, avait-il indiqué lors d’une audition au Sénat.


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2015/12/10/troisieme-systeme-de-drones-mq-9-reaper-ete-commande-pour-larmee-de-lair/#LRwCU8r63KvObXmO.99

Reaper français: le second système coûtera 43 millions de dollars (20/1/16)

Le second système de drones Reaper sera livré avant le 31 octobre 2017 selon un avis d'attribution de marché publié mardi soir par le Pentagone. Pas de surprise donc, juste une nouvelle étape dans la fourniture de Reaper à l'armée de l'air française. La commande du 3e système a été passée en décembre (lire ici).

L'avis publié mardi soir:
"General Atomics Aeronautical Systems Inc., Poway, California, has been awarded a not-to-exceed $43,740,596 undefinitized contract action for France's MQ-9 second system. Work will be performed at Poway, California, and is expected to be complete by Oct. 31, 2017. This contract is 100 percent foreign military sales to France. This award is the result of a sole-source acquisition. Air Force Life Cycle Management Center, Wright-Patterson Air Force Base, Ohio, is the contracting activity (FA8620-15-G-4040)."

 

Au Sahel, les aviateurs vont enfin pouvoir faire décoller leurs drones (10/2/16)

Les Etats-Unis viennent d’autoriser les militaires français à faire décoller puis atterrir les drones Reaper que l’armée de l’air met en oeuvre au Sahel, depuis Niamey. Les Américains ont donné leur feu vert en janvier, a-t-on appris auprès de la DGA. Jusqu’à présent, seuls les personnels de la société privée General Atomics pouvaient se charger de ses deux phases du vol. En revanche, lorsque le drone est en vol, il est sous le contrôle des aviateurs. Avant que ceux-ci puissent avoir la maitrise complète du vol, ils devront se former à ces deux phases délicates. 

En revanche, les personnels de General Atomics, qui cohabitent avec les aviateurs, restent les seuls autorisés à intervenir pour la maintenance des drones fabriqués par leur société. C’est l’une des conséquences d’un contrat conclu dans le cadre juridique des Foreign military sales (FMS) américaines. 

La décision d’installer une charge ROEM (renseignement électromagnétique) à bord des Reapers est toujours à l’étude, les Français préferant que cette charge soit de fabrication nationale. 

Trois drones ont été livrés (block-1) et six autres ont été commandés. Il faut attendre la livraison des n°7,8,9 (Block-5) pour que les drones déployés dans la bande sahélo-saharienne puissent être pilotés depuis la base de Cognac en France. Au total, la loi de programmation militaire prévoit l’acquisition de 12 drones Reaper.

La question de leur armement, souhaité par l’armée de l’air, reste en discussion au sein du ministère de la Défense. 

 

Barkhane : Les Rafale quittent le Sahel (5/8/16)

Le mardi 26 juillet 2016, deux Mirage 2000D de la 3ème escadre de chasse et deux Mirage 2000C de l'EC 2/5 «Ile de France» ont rejoint la base aérienne de Niamey, au Niger, afin de réintégrer le dispositif de l'opération Barkhane, dans le cadre de la réorganisation des plots Chasse au sein de l'opération Barkhane (Sahel) et Chammal (Irak/Syrie).

A la suite de leur arrivée sur place, aux côtés des drones MQ-9 Reaper et Harfang, l'Etat-Major des Armées (EMA) a indiqué que «les Mirage 2000 ont d’ores et déjà repris à leur compte la mission d’appui aérien des troupes de la force Barkhane engagées au sol».

De ce fait, avec la rationnalisation des parcs des avions de combat de l'Armée de l'Air, les quatre Rafale déployés depuis la base aérienne de N'Djamena, au Tchad, ont regagné le territoire français ce vendredi 29 juillet 2016.

Dans un communiqué publié le 03 août 2016, l'Etat-Major des Armées raconte que «sous le regard du général de division Patrick Bréthous, venu les saluer une dernière fois», le détachement Rafale a décollé de la base aérienne de N'Djamena à 06h30, afin de rejoindre la base aérienne 113 de Saint-Dizier.

Pour réaliser ce convoyage de retour vers la métropole, les Rafale ont été accompagnés par deux ravitailleurs C-135 du Groupe de Ravitaillement en Vol 2/91 «Bretagne» qui ont assuré le ravitaillement en vol des appareils.

Dans sa publication, l'EMA précise que durant l'ensemble de leurs opérations dans la bande sahélo-saharienne, «les Rafale ont effectué plus de 879 missions au total, ce qui représente 3 683 heures de vol».

Pour rappel, afin de mener à bien les missions qui leurs sont confiées, les pilotes de chasse des Mirage 2000C peuvent emporter deux ou quatre bombes air-sol guidées laser GBU-12, des bombes Mk82 non guidées, et ont la possibilité de réaliser des tirs-canon grâce aux deux canons internes de 30mm.

Cette arme, déjà utilisée lors du premier déploiement, est particulièrement utile pour effectuer une mission d'appui aérien rapproché au profit des troupes au sol qui se trouveraient dans une impasse lors de combats contre des groupes terroristes.

En effet, bien que les canons fournissent une puissance de feu moindre aux GBU, ces derniers ne met pas en danger les militaires au sol lorsque ceux-ci se trouvent dans le rayon d'action de la charge explosive de la bombe. Leur utilisation a été remarquée à plusieurs reprises, avec une première «passe-canon» effectuée en octobre 2015.

Dans le Sahel, les 2000C évoluent constamment avec un 2000D dans une patrouille mixte, appelée Mixed Fighters Element (MFE), puisque le 2000D dispose d'une nacelle de désignation laser, qui permet de guider les GBU-12 des 2000C. Ces derniers peuvent toutefois effectuer leurs frappes grâce au ciblage effectué par un JTAC au sol, un Rafale, un drone (Harfang ou MQ-9 Reaper), ou un Atlantique II de la Marine Nationale.

 

 

Les Reaper français dépassent les 12 000 heures de vol (6/12/16)

Les trois MQ-9 Reaper de l'armée de l'air déployés au Sahel dans le cadre de l'opération Barkhane ont récemment franchi le cap des 12 000 heures de vol, soit six mois à peine après avoir dépassé les 10 000 heures de vol en juin dernier.

Livrés fin 2013, les deux premiers vecteurs ont été déployés dans la bande sahélo-saharienne à partir de janvier 2014. Ils avaient atteint les 2 000 heures de vol neuf mois plus tard. Un troisième drone avait quant à lui rejoint la base de Niamey en mai 2015.

La loi de programmation militaire 2014-2019 prévoit la commande de quatre systèmes, soit douze vecteurs aériens. Le second système devait initialement être livré en 2016 et remplacer les deux drones Harfang retirés du théâtre l'été dernier, mais le projet semble avoir pris un du retard. Selon nos informations, l'arrivée des prochains Reaper n'interviendrait qu'en février 2017. Le troisième système a quant à lui été commandé en décembre 2015 et ne devrait pas rejoindre l'escadron de drones 1/33 Belfort avant 2019.

Autre Source :

En juin 2015, les trois drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper mis en oeuvre depuis Niamey par l’escadron 1/33 Belfort dans le cadre de l’opération Barkhane, avaient franchi le seuil symbolique des 5.000 heures de vols. Et encore, le troisième appareil n’avait été livré que quelques semaines plus tôt.

Près d’un an et demi plus tard, ces trois drones comptent, au total, plus de 12.000 heures de vol (soit 500 jours). C’est dire s’ils sont indispensables pour mener à bien les opérations anti-jihadistes dans la bande sahélo-saharienne!

Grâce à leurs capteurs, à leur grande autonomie et à leur capacité de fournir en temps réels des informations immédiatement exploitables aux troupes engagées au sol, les MQ-9 Reaper, souligne l’armée de l’Air, « font peser une menace permanente contre les terroristes, contraignant ainsi leur liberté d’action et leur capacité d’initiative. » D’autant plus que les données qu’ils collectent permettent également de planifer les missions à venir.

En effet, ces drones sont surtout utilisés pour les « préparations renseignement de l’espace opérationnel » (PREO) ainsi que pour recueillir des informations en compléments d’autres capteurs (imagerie spatiale, nacelle de reconnaissance emportée par les avions de combat, etc…).

Ces MQ-9 Reaper sont mis en oeuvre par un équipage de 4 opérateurs : un pilote, qui doit avoir au minimum la qualification de sous-chef de patrouille, un opérateur capteur (SENSO, Sensor operator), qui est un navigateur officier système d’armes (NOSA), un opérateur image, qui analyse les données en temps réel et un coordinateur tactique qui, précise l’armée de l’Air, « fait remonter au pilote de manière permanente une synthèse des informations transmises par les opérateurs. »

Un équipage de Reaper est entouré de spécialistes du renseignelent, lesquels « dissèquent, recoupent et légendent les clichés fournis par le drone, révélant des détails qui passeraient inaperçus aux yeux du simple néophyte. »

Évidemment, la fiabilité de ces drones est essentielle. Or, leur taux de disponibilité (86,5%) est le plus important des aéronefs en service dans l’armée de l’Air.

 

 

Un deuxième système de 3 drones MQ-9 Reaper a été livré à l’armée de l’Air (10/1/17)

En décembre dernier, les trois drones MQ-9 Reaper engagés par l’armée de l’Air dans l’opération Barkhane, au Sahel, ont franchi le seuil symbolique des 12.000 heures de vol depuis leur entrée en service, en 2014. Autant dire que, grâce à leur excellent taux de disponibilité (86,5%), leur activité est intense.

Pour rappel, un sytème de drones Reaper se compose d’une station sol et de trois appareils qui, dotés d’une autonomie de plus de vingt heures, sont utilisés pour des missions de « préparation renseignement de l’espace opérationnel » (PREO) et de collecte de renseignements, en complément d’autres capteurs (nacelle de reconnaissance, imagerie spatiale, etc…).

Le nombre d’heures de vol des Reaper va augmenter significativement au cours des prochains mois : en effet, deux appareils – non armés – faisant partie du second système commandé en juillet 2015 ont été livrés à l’escadron de drone 1/33 Belfort, à Niamey (Niger). Ce qui porte donc à cinq le total des drones de ce type mis en oeuvre dans la bande sahélo-saharienne.

Le troisième drone de ce second système est attendu sur la base aérienne 709 de Cognac-Châteaubernard, où il rejoindra les deux drones MALE Harfang, qui, récemment retirés du théâtre sahélien, sont désormais utilisés pour des missions de sécurité intérieure.

Dès l’arrivée de ce drone en Charente, l’armée de l’Air et la Direction générale de l’armement (DGA) « conduiront une campagne d’essais pour valider l’aérotransport du système Reaper à bord des avions de transport de l’armée de l’air, principalement l’A400M, ainsi que les conditions techniques de son utilisation dans l’environnement électromagnétique de la base de Cognac et du territoire métropolitain », a précisé le ministère de la Défense.

À noter que, depuis peu, les aviateurs peuvent désormais faire décoller et atterrir les Reaper du 1/33 Belfort. Ces manoeuvres étaient jusque-là assurées par des contractuels civils de General Atomics, le fabricant de ces appareils.

Par ailleurs, la DGA a aussi indiqué, ce 10 janvier, qu’elle venait de commander le 4e système Reaper (le 3e l’avait été en décembre 2015). Ainsi, conformément à la Loi de programmation militaire en cours, l’armée de l’Air pourra compter sur 12 drones MALE Reaper d’ici 2019.

Les deux premiers systèmes Reaper livrés à l’armée de l’Air sont au standard Block 1, ce qui signifie que leur emploi se limite aux théâtres extérieurs. Les deux suivants seront au standard Block 5, lequel permet « l’adaptation aux conditions de vol en Europe, ainsi que l’entraînement ». Le délégué général pour l’armement, Laurent Collet-Billon, avait expliqué, en 2015, que les deux systèmes Block1 seraient « rétrofités en systèmes Block 5. »

 

La formation des équipages du drone MQ-9 Reaper rapatriée à Cognac (10/1/17)

Deux drones MQ-9 Reaper supplémentaires sont arrivés (en caisses) à Niamey dans les dernières heures de 2016. La France dispose désormais de cinq appareils de ce type, tous utilisés depuis le Niger dans le cadre de l'opération Barkhane. Avec l'arrivée prévue d'un sixième appareil à Cognac à la mi janvier, l’armée de l’air pourra en outre entraîner ses équipages en France et ainsi gagner en autonomie vis-à-vis de l'américain General Atomics. Encore faut-il réussir à convaincre les aviateurs de prendre les commandes de ces drones…

Les premiers MQ-9 Reaper étaient arrivés au Niger en janvier 2015, pratiquement deux ans auparavant jour pour jour. Quand les deux appareils tout juste réceptionnés seront remontés et testés au sol et en vol, l’armée de l’Air disposera donc de cinq Reaper aux couleurs de l’escadron de drone 1/33 Belfort.

Le Belfort utilise ses Reaper exclusivement dans le cadre de l’opération Barkhane, depuis Niamey. Mais cette situation devrait bientôt changer puisqu’un sixième appareil est attendu mi-janvier à Cognac, base d’attache de l’escadron. Ce sixième appareil sera d’ailleurs accompagné d’une cabine de conduite adaptée aux actions de formation.

Ramener la formation en France

C’est un développement important pour cet appareil qu’il n’était pas possible jusqu’à présent de faire évoluer en France. En conséquence de quoi l’entrainement des équipages devait se faire à Niamey, ce qui était ni pratique ni bon marché… Avec un appareil et sa station de contrôle positionnés en France, l’armée de l’Air pourra former plus facilement ses opérateurs, gagnant au passage une certaine autonomie vis à vis de la filière de formation américaine déjà passablement engorgée.

Cette capacité nouvelle se double d’une évolution intéressante sur le front de la mise en œuvre : le Reaper ne disposant pas encore des automatismes idoines, décollages et atterrissages doivent être réalisés à la main. Un travail réalisé (et facturé à la France) par des contractuels civils de General Atomics qui assurent également la maintenance des appareils. Les opérateurs français prennent la main sur la mission après le décollage et la rendent avant l’atterrissage. Depuis le début du mois de décembre, un premier équipage de l’armée de l’Air a toutefois été formé dans les écoles de l’USAF pour prendre le relais de General Atomics.

Atterrissage et décollage automatisés

Clairement, l’avenir du Reaper et des autres drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) passe par une automatisation des phases de décollage et d’atterrissage. Comme l’ont montré les opérations avec le Harfang, c’est un gage de sécurité. C’est aussi la meilleure réponse à l’engorgement des écoles de formation US qui peinent à répondre aux besoins.

A l’entrée en service des Predator et Reaper, l’US Air Force avait trainé des pieds sur la question de l’automatisation, préférant investir sur la mise au point d’un système d’arme et laissant à ses pilotes la responsabilité (et la satisfaction ?) du pilotage « à la main ». Un choix qui lui était revenu dans la figure sous la forme d’un taux d’attrition très élevé.

Les douanes américaines (US Customs and Border Protection), autre utilisateur du Reaper, ont eu moins de scrupules en participant au financement de l’automatisation avec General Atomics. Les modifications apportées aux appareils (changements logiciels, renforcement du train d’atterrissage, installation d’un altimètre laser pour les phases proches du sol etc) pourront être importés sur les Reaper block 1 actuellement en service. Elles seront de série sur le Block 5 à venir.

Le facteur humain

Si l’on revient à la France, deux questions majeures restent posées par l’emploi des drones Reaper (les deux drones Harfang, qui ont montré la voie à partir de 2009 en Afghanistan, sont à présent retirés des Opex. Ils sont utilisés depuis Cognac pour des opérations sur le territoire national). La première question, qui porte sur leur armement, n’est pas encore tranchée bien que le principe semble désormais acquis.

Les arguments moraux longtemps évoqués ont fini par s’évaporer sous le chaud soleil du Sahel. Après tout, la France ne travaille-t-elle pas ouvertement sur la conception d’un drone de combat conçu pour le bombardement ? L’armement du drone pourrait-il être moral sur un appareil furtif à réaction, et ne pas l’être sur un MALE à hélice ?

L’autre difficulté à laquelle se heurte l’armée de l’air touche à la montée en puissance de l’escadron, c’est à dire au recrutement et à la formation des équipages. On ne le dira jamais assez, les drones MALE sont très gourmands en main d’œuvre…

Un drone, un double équipage, huit hommes

Les Reaper français sont mis en œuvre par un équipage de quatre hommes au sol : un PAD (Pilote à Distance), un opérateur capteur, un officier renseignement et un opérateur image. Pour un vol long, et la plupart le sont, il faut deux équipages pour assurer une relève. Un défi auquel est confronté l’armée de l’Air est de trouver des volontaires pour rejoindre l’escadron de drones.

Difficile pour les navigants de passer du Rafale au Reaper, qui plus est non armé… La satisfaction de participer à des opérations réelles ne dure qu’un temps et pèse peu finalement face au rythme d’engagement : les opérateurs de drones ont passé ces deux dernières années autant de temps à Niamey qu’à Cognac et le prix à payer a été très élevé pour les vies de famille.

Autre point soulevé, la reconnaissance de l’activité drone au travers des progressions de carrière. « Nous travaillons à la mise en valeur de la filière » explique-t-on dans les hautes sphères de l’armée de l’Air. Celle-ci n’a d’ailleurs pas le choix : depuis leur mise en service, les Reaper ont été sur sollicités et le phénomène va encore s’amplifier avec l’arrivée des appareils supplémentaires.

Essayer le Reaper, c’est l’adopter. La loi de programmation militaire prévoit en effet la livraison de quatre systèmes de trois appareils chacun avant 2019. On est aujourd’hui à mi-parcours et face aux enjeux de recrutement et de formation, l’armée de l’Air promet d’être « pragmatique »…

 

Additional Reaper Drones to Arrive in France in 2019 (Pierre Tran - January 12, 2017 )

 

Le renseignement : un combat quotidien pour les pilotes de drones engagés en opérations. (11/2/17)

 

Barkhane : arrivée de deux drones Reaper supplémentaires (24/3/17)

Deux drones MALE (moyenne altitude longue endurance) Reaper de l’escadron de drones 1/33 « Belfort » ont été réceptionnés sur la base aérienne de Niamey, au Niger. Leur arrivée porte désormais à cinq la capacité drones MALE opérationnels déployés au-dessus de la bande sahélo-saharienne. 

Les drones Reaper assurent des missions de renseignement, de surveillance, de reconnaissance et de désignation d’objectifs. Leur grande autonomie de vol (24 heures) et leur endurance font d’eux des acteurs incontournables sur les théâtres d’opération. Dans le cadre de la lutte permanente menée par la force Barkhane et les pays du G5 Sahel  (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) contre les groupes armés terroristes (GAT), les Reaper évoluent dans une zone d’action six fois plus grande que la France. Dotés de multiples capteurs (optique jour et caméra infrarouge, systèmes de guidage laser et de marquage de point d'intérêt), ils mettent en œuvre la capacité ISR (Intelligence, surveillance and reconnaissance). Ils permettent ainsi à la force de récolter des images vidéos en temps réel. Des informations qui constituent un atout dans le domaine de l’appui des troupes au sol.

 

L'Escadron de Drones 1/33 Belfort reprend les traditions de la BR 218 (18/4/17)

Deux drones Harfang et le seul MQ-9 Reaper Block 5 stationné en France. Notez les dents de requin sur le Harfang au premier plan.

Alors que l'Escadron de Drones (ED) 1/33 «Berlfort» est engagé dans le Sahel (opération Barkhane) avec cinq MQ-9 Reaper et que les drones Harfang assurent des missions de surveillance au profit des autorités publiques lors de grands événements, l'escadron vient d'être complété par une troisième escadrille.

En effet, le mardi 11 avril 2017, lors d'une cérémonie militaire organisée sur la base aérienne 709 de Cognac-Châteaubernard, le «Belfort» a officiellement repris les traditions de la BR 218 «Fanion blanc à trois bandes horizontales rouges».

Cet escadrille, mise en sommeil en 1945 à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, devient donc la troisième escadrille de l'escadron, aux côtés de la SAL 33 «La Hache» et de la VR 291 «Lynx lunaire» déjà en service.

Selon l'Armée de l'Air, «présidée par le général Éric Charpentier, commandant la brigade aérienne de l’aviation de chasse, cette cérémonie a été ponctuée par une remise de décorations, la lecture de l’ordre du jour, le passage d’un drone de reconnaissance Harfang et une remise de fanions escadron et escadrille».

La BR 218 est créée en 1916, alors que le premier conflit mondial fait rage. Jusqu'en 1945, l'escadrille et ses aviateurs vont servir la France, parfois jusqu'au sacrifice ultime.

A l'armistice de novembre 1918, d'après la citation du 12 février 1919 à l’ordre de l’armée, les hommes de la BR 218 font état :

«Sous le commandement du capitaine Kahn, puis du capitaine Etit, puissamment secondés par le lieutenant Lecoq, a combattu sur tout le front de l'Alsace aux Flandres, et mérité les éloges de tous les chefs qui l'ont employée.

D'octobre 1917 à novembre 1918, au cours de 2 500 heures de vol, ses équipages ont, sans mesurer leurs sacrifices, jalonné les lignes et mitraillé les troupes ennemies sur tous les champs de bataille : La Malmaison, les Flandres, la Marne, Picardie, Saint-Mihiel, Verdun, exécuté 200 reconnaissances, dont 34 à plus de 30 kilomètres dans les lignes allemandes et rapporté 1 600 clichés.

Ils ont repéré 900 batteries ennemies et réglé les tirs de destruction sur plus de 300 d'entre elles. Ils ont livré plus de 40 combats et ne comptent plus les avions atteints par le canon et les balles d'infanterie».

Source Traditions-Air :

Présidée par le général Éric Charpentier, commandant la brigade aérienne de l’aviation de chasse, cette cérémonie a été ponctuée par une remise de décorations, la lecture de l’ordre du jour, le passage d’un drone de reconnaissance Harfang et une remise de fanions escadron et escadrille.
L’escadrille BR 218 « Fanion blanc à trois bandes horizontales rouges » et ses traditions créées en 1916 et mises en sommeil en 1945 à la Libération, ont été reprises à cette occasion par l’escadron de drones 1/33 Belfort. Elles viennent s’ajouter aux deux autres prestigieuses escadrilles, la SAL 33 " La Hache" et la VR 291 "Le Lynx".
En fin de cérémonie, les autorités militaires, personnels civils et familles de militaires également présents ont pu assister au défilé de troupes au sol venu clore cette reprise de traditions.

 

 

 

Premier vol du Reaper en France (6/7/17)

Piloté depuis la base aérienne (BA) de Cognac, le drone MQ-9 Reaper n°612 a réalisé mardi 4 juillet 2017 son premier vol au-dessus du territoire national. Pendant 5h10, le petit nouveau de l’escadron de drones 1/33 «Belfort» a évolué au nord de la BA 709, sur laquelle il est stationné depuis quelques semaines. 

Cette grande première visait à tester le bon fonctionnement de la machine et de ses deux cabines (calibration des paramètres de secours, vérification des liaisons satellitaires, etc.) et à proroger les qualifications LRE (Launch and Recovery Element - personnel apte à faire décoller et atterrir le Reaper) des équipages français. Objectifs atteints pour le «Belfort», qui va désormais pouvoir mettre en œuvre le Reaper en métropole presque quotidiennement, offrant ainsi à l’Armée de l’Air une autonomie pour la formation de ses équipages. À l’horizon 2019, l’escadron de drones 1/33 comptera douze appareils exploités par 30 équipages. 

Avec le n°612, six machines sont désormais opérationnelles au 1/33 «Belfort». Les cinq autres avions de la flotte sont positionnés sur la base aérienne projetée de Niamey. Ils fournissent des capacités de renseignement et d’appui au profit de l’opération Barkhane, mais aussi des forces spéciales. Depuis leur engagement en BSS en janvier 2014, ils ont déjà effectué plus de 15 000 heures de vol. 

Les prochains jours s’annoncent denses pour les équipages Reaper stationnés à Cognac. De nombreuses missions sont d’ores et déjà notées dans leur tablettes, à commencer par leur participation au dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA) du défilé du 14 Juillet à Paris

Les drones MALE, outils indispensables dans la conduite des opérations

Fortement sollicités en BSS, les drones ont effectué près de 3000 heures de vol depuis le début de l’année 2017. Une activité en hausse constante depuis 2014. En effet, ils sont des outils essentiels à la conduite des opérations militaires d’aujourd’hui. Leurs spécificités techniques, et notamment leur endurance, en font des outils structurants capables d’offrir une permanence sur zone en terme de surveillance aérienne. Assurant un large spectre de missions allant du renseignement à la désignation d'objectifs, les drones opèrent à grande distance, avec persistance, et transmettent en temps réel l’ensemble des données recueillies au centre de commandement.

 

Pour la première fois, un drone MQ-9 Reaper de l’armée de l’Air a volé dans l’espace aérien français (6/7/17)

Si l’armée de l’Air peut faire voler ses 5 drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper au-dessus de la bande sahélo-saharienne (BSS) dans le cadre de l’opération Barkhane, elle ne pouvait jusqu’à présent pas le faire pour l’espace aérien français. Et cela, en raison de restrictions réglementaires, les appareils de ce type n’étant autoriser à évoluer au-dessus du territoire national qu’à la condition d’avoir obtenu un certificat de navigabilité délivré par la Direction de la sécurité aéronautique de l’État (DSAE).

Le rapport sur les drones, publié le mois dernier par la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, indiquait qu’un sixième MQ-9 Reaper, récemment livré à l’armée de l’air, était certifié pour évoluer dans l’espace aérien français. Cependant, il n’était pas en mesure « de décoller du fait d’un problème technique » qui ne pouvait être résolu qu’en « collaboration avec le fournisseur » [General Atomics, nldr] et l’US Air Force. Et d’ajouter que cela montrait « encore une fois les inconvénients d’une solution non souveraine. »

Quoi qu’il en soit, ce problème est réglé puisque l’armée de l’Air a annoncé, ce 6 juillet, qu’un MQ-9 Reaper – le n°612 – a décollé, pour la première fois, de la base aérienne 709 de Cognac pour un vol au-dessus du territoire français. « Cette grande première visait à tester le bon fonctionnement de la machine et de ses deux cabines (calibration des paramètres de secours, vérification des liaisons satellitaires, etc.) et à proroger les qualifications LRE (Launch and Recovery Element – personnel apte à faire décoller et atterrir le Reaper) des équipages français », a-t-elle expliqué.

Tous ces objectifs ont été atteints par l’escadron de drones 1/33 Belfort, qui pourra désormais utiliser le MQ-9 Reaper depuis Cognac « presque quotidiennement ». Ce qui lui permettra de disposer de plus de latitude pour la formation de ses équipages et de mener des missions sur le territoire national, comme ce sera le cas à l’occasion du prochain défilé sur les Champs-Élysée, le 14-Juillet, avec la participation de cet appareil au Dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA). « De nombreuses missions sont d’ores et déjà notées dans leur tablettes », a d’ailleurs relevé l’armée de l’Air.

Cela étant, l’évolution du MQ-9 Reaper, comme d’ailleurs celle de tout appareil de ce type, est très réglementée. Ce drone ne peut en effet voler que « dans le cadre de couloirs ségrégués, zones de vol dynamiquement ouvertes puis fermées après le passage du drone, en coordination avec le contrôle aérien civil et qui doivent être planifiées plusieurs dizaines de jours à l’avance » étant donné que, notait le rapport du Sénat, « le Reaper ne peut en effet, pas plus que le Harfang, s’insérer dans la circulation aérienne générale, notamment parce qu’il ne peut pas mettre en oeuvre le principe du ‘voir et éviter’ prévu par la réglementation aérienne civile. »

S’agissant des 5 autres Reaper engagés dans l’opération Barkhane, ils ont déjà effectué plus de 3.000 heures de vol depuis le début de cette année (et plus de 15.000 depuis l’entrée en service du premier exemplaire, en janvier 2014).

D’ici 2019, le 1/33 Belfort mettra en oeuvre 12 MQ-9 Reaper et comptera 30 équipages.

À noter que le MQ-9 Reaper Block 5 (standard auquel seront portés les drones français) a effectué sa première mission de combat au sein de l’US Air Force, le 23 juin dernier, au titre de l’opération Inherent Resolve, menée contre l’État islamique (EI ou Daesh) en Irak et en Syrie. L’appareil a tiré deux missiles AGM-114 Hellfire et largué une bombe GBU-38 Joint Direct Attack Munitions (JDAM) sur des positions jihadistes. Cette variante de ce drone est notamment dotée d’un nouveau système électrique et d’une suite logicielle améliorée.

 

 

 

L’armée de l’air monte au front pour armer ses drones (11/7/17)

Satisfaite de ses drones Reaper, l’armée de l’air ne cache plus sa volonté de passer à la prochaine étape: l’armement des appareils avec des missiles type Hellfire ou Brimstone. Objectif: pouvoir mener des frappes d’opportunité et protéger les troupes au sol.

Ce fut longtemps une petite musique de fond, seulement audible par les initiés. C'est désormais une revendication claire et assumée: l'armée de l'air pousse à l'armement de ses drones de surveillance Reaper, dont elle utilise déjà six exemplaires (cinq depuis la base de Niamey, au Niger, et un à Cognac). "Très clairement, l'armée de l'air est en faveur de l'armement de ses systèmes, assurait ainsi lundi 10 juillet, lors du point presse du ministère des Armées, le lieutenant-colonel Tanguy, commandant de l'escadron de drones 1/33 "Belfort", qui met en œuvre la dizaine de drones de l'armée de l'air (6 Reaper et 4 Harfang). Cela nous permettrait d'aller au bout de la logique du temps réel: on pourrait dégager des troupes prises sous le feu ennemi."

Pourquoi l'armée de l'air monte-t-elle ainsi au front? Un rapport du Sénat avait déjà jeté un joli pavé dans la mare début mai. "Les drones sont déjà extrêmement présents dans la boucle décisionnelle, apportant une contribution cruciale à la connaissance de la situation et procédant à des guidages d'armement, écrivaient les sénateurs Cédric Perrin et Gilbert Roger, dans ce document d'une centaine de pages. Armer les drones constituerait une étape logique supplémentaire." Les rapporteurs suggéraient l'armement des Reaper avec des missiles de type Hellfire et des bombes guidées GBU, à l'instar des drones de l'US Air Force.

12 Reaper en 2020

De fait, les drones de surveillance n'ont cessé de prendre de l'importance dans le dispositif français depuis une dizaine d'années. Depuis la tragédie d'Uzbin (Afghanistan) en août 2008 (10 morts et 21 blessés français lors d'une embuscade de talibans et d'insurgés), qui a mis en évidence le manque de drones de surveillance pour soutenir les troupes au sol, la France a lentement rattrapé son retard sur le segment. D'abord avec le Harfang, un drone israélien francisé par Airbus, qui a souffert de ses performances limitées, de gros retards de développement et d'énormes surcoûts, mais a eu le mérite d'ouvrir la voie. Ensuite avec le Reaper de l'américain General Atomics, que l'ancien ministre de la défense Jean-Yves Le Drian s'est résolu à commander en 2013 devant l'absence de solution purement française.

L'armée de l'air exploite désormais cinq Reaper depuis Niamey (Niger) et un sur la base aérienne 709 de Cognac. Six autres drones doivent être livrés en 2019, portant la flotte totale à 12 appareils. Les appareils prouvent chaque jour leur utilité. Ces engins de 4,5 tonnes au décollage, soit le poids d'un Alpha Jet, ont réalisé 16.200 heures de vols et 1.100 missions depuis leur entrée en service en janvier 2014. Volant 16 à 19 heures par jour, ils réalisent 60% du recueil de renseignement français sur l'opération Barkhane, alors que seuls 5 drones et 3 équipages sont déployés sur place. "Les Etats -Unis disposent de 300 Reaper et 900 équipages, rappelle le lieutenant-colonel Tanguy. Notre dispositif est extrêmement efficace."

Missiles Hellfire ou Brimstone?

Armer ces drones ne serait que la suite logique de leur montée en puissance actuelle, estime l’armée de l’air. « Un drone MALE est piloté de A à Z, souligne le lieutenant-colonel Tanguy. A partir du moment où ce sont les pilotes du drone qui décident de délivrer de l’armement, on est dans le même dispositif que pour un avion de combat. » Les Reaper actuels font déjà de l’illumination de cible, c’est-à-dire qu’ils désignent, au laser, les objectifs à traiter aux avions de chasse. Les armer permettrait de mieux sécuriser les troupes au sol. "J’ai participé à une opération en octobre-novembre dernier, qui aurait pu vraiment mal se passer, raconte le patron de l’escadron 1/33 Belfort. Deux hélicoptères s’étaient posés près d’une cible d’intérêt. Quelqu’un s’est mis à tirer au PKM (Kalachnikov) sur les hélicos. A ce moment-là, on est au-dessus, on a le terroriste en visuel, et on ne peut rien faire. On a eu deux blessés graves sur cette mission, et ça aurait pu être pire".

Quel armement préconise l’armée de l’air? "Tactiquement, il serait judicieux de choisir des charges létales réduites pour mener des frappes de précision, donc des missiles plutôt que des bombes", estime le lieutenant-colonel Tanguy. Le missile Hellfire, qui équipe déjà les Reaper américains, pourrait faire l’affaire, de même que le Brimstone du missilier européen MBDA, déjà choisi par le Royaume-Uni pour ses futurs drones Protector, en fait des Reaper modernisés. Capable d’emporter 1,2 tonne de charge utile, le Reaper peut embarquer 4 missiles Hellfire et deux bombes guidés GBU-12 ou 49 dans sa version US Air Force.

Nouveaux capteurs

Outre l’armement, l’armée de l’air veut aussi équiper ses drones Reaper de nouveaux capteurs. Aujourd’hui, les capteurs embarqués, dits "champ étroit", sont calibrés pour l’identification de cibles précises, et non pour le repérage d’objectifs sur une zone étendue. L’ajout de capteurs "champ large" permettrait d’accroître encore les capacités de ces drones. L’armée de l’air plaide aussi pour des systèmes optique HD, qui permettraient une plus grande précision dans l’identification des cibles. Le Sénat plaidait, en outre, pour l'acquisition d'une charge utile ROEM (renseignement d'origine électromagnétique), afin de détecter l'activité ennemie plus en amont. L’arrivée des prochains Reaper en 2019, dans leur version dite Block 5, devrait permettre des intégrations de capteurs plus faciles qu’avec les drones "Block 1" actuels, estime l'armée de l'air.

 

La France décide d'armer ses drones (5/9/17)

La ministre des armées, Madame Parly a annoncé en clôture des universités d'été de la défense que la France a fait le choix d'armer ses drones : "j'ai décidé de lancer le processus d'armement de nos drones de surveillance et de renseignement."

Les drones Reaper français vont être armés ! (6/9/17)

Enfin ! Après plusieurs années de tergiversations, la France a décidé d’armer ses drones MQ-9 Reaper. L’annonce a été faite par la ministre de la Défense Florence Parly lors des universités d’été de la Défense.

L’armée de l’Air le souhaitait depuis longtemps au nom de l’efficacité, mais le pouvoir politique avait jusqu’à présent refusé de franchir le pas, pour des raisons éthiques. L’usage excessif que font les Américains de leurs drones n’était sans doute pas étranger à cette hostilité.

Le pas est à présent franchi et il est bien compris que ce n’est pas l’outil qui pose un problème, mais bien l’usage qui en est fait. Et il en va du drone comme de l’avion de combat… Les Reaper armés seront donc mieux adaptés à la traque puis à la destruction d’objectifs fugaces surpris dans des zones désertiques.

La France possède pour l’instant six MQ-9 Reaper mis en œuvre par l’escadron de drones 1/33 Belfort. Cinq de ces drones sont basés à Niamey (Niger), le sixième étant à Cognac. Sur le modèle des appareils britanniques ou américains équivalents, ils pourraient recevoir des bombes à guidage laser GBU-12, des missiles air-sol Hellfire ou pourquoi pas des Brimstone de MBDA. A moins que la DGA la joue « l’exception culturelle française » et choisisse l’intégration longue et coûteuse d’un armement exotique…

 

Cap sur Solenzara pour le drone Reaper de Cognac (28/9/17)

A l’occasion de l’exercice Serpentex qui se déroule actuellement à Solenzara, chaque jour ou presque un drone MQ-9 Reaper de l’Armée de l’air décolle de Cognac à destination de la Corse. L’emploi du drone MALE de General Atomics est toutefois contraint par l’obligation de circuler dans des couloirs aériens prédéterminés et par sa vulnérabilité face à la météo. Des problèmes opérationnels auxquels l’Armée de l’air s’emploie à trouver des solutions.

La France dispose aujourd’hui de six MQ-9 Reaper. Cinq sont engagés en opération depuis Niamey (Niger) et le sixième est basé à Cognac, port d’attache de l’escadron de drones 1/33 Belfort. Ce sixième appareil a réalisé son premier vol dans l’espace aérien français le 6 juillet 2017 avec aux commandes un équipage (pilote à distance, opérateur capteurs, coordinateur tactique et opérateur image) français.

Il a ensuite participé à la surveillance du défilé du 14 juillet et réalisé de nombreux vols d’entrainement au profit des équipages du Belfort. L’exercice Serpentex, qui se déroule à Solenzara (Corse), est sa première sortie dans le cadre d’un exercice international.

Serpentex est né en 2008, à l’époque de l’engagement français en Afghanistan. Il s’agit alors d’entraîner les équipages et les JTAC (contrôleurs aériens avancés) à l’appui aérien avant leur départ en opération. L’exercice est aussi l’occasion de tester matériels et procédures nouvelles. Dix ans plus tard, la guerre s’est déplacée vers des zones un peu plus plates et sablonneuses mais l’exercice a gardé toute son actualité. Une dizaine de nations étrangères, principalement de l’Otan, y participent cette année.

Cap sur la Corse

Chaque jour ou presque, le Reaper de Cognac décolle et prend la direction de la Corse pour y jouer sa partition : mission de surveillance, de renseignement et « buddy lasing » au profit des chasseurs. C’est ce que font également les appareils dans le Sahel : les missions de surveillance peuvent d’ailleurs y durer plusieurs jours d’affilée avec deux ou trois drones se relayant dans le ciel.

La monotonie de la surveillance est interrompue de temps à autre par l’intervention d’un chasseur venant larguer une bombe. Les Reaper de l’armée de l’Air ont ainsi guidé des bombes de 250 kg GBU-12 et -49 ainsi que des missiles Hellfire tirés par des Tigre HAD de l’Alat.

Missions pilotées depuis Cognac

Pendant Serpentex, l’illumination n’a été faite sur le champ de tir de Diane qu’au profit de LGTR, des munitions d’exercice simplement dotées d’un kit de guidage et de gouvernes, mais sans corps de bombe ni explosif. Toutes les missions ont été conduites depuis Cognac où sont installés deux types de cockpits : le premier accueille l’équipe de pilotage, pilote à distance et opérateur capteur. Le second, consacré à l’exploitation du renseignement, abrite un coordinateur tactique et un opérateur image, ce dernier pouvant livrer un premier niveau d’exploitation des images recueillies.

La transmission des ordres de pilotage et des informations se fait via une antenne massive visant un satellite commercial géostationnaire, placé quelque part au-dessus de l’Océan Atlantique.

Limites opérationnelles

Le drone est assurément un bel outil qui allie endurance, discrétion et solide capacité de surveillance grâce à une optique puissante et un radar doté de modes air-sol évolués. Sa persistance et son équipement en font également un relai radio ponctuel bon marché. En 2019, les appareils qui arriveront en France pourront être armés et la boucle sera bouclée, depuis la découverte d’un objectif, jusqu’à son identification et sa destruction.

L’outil est séduisant mais il est également porteur de limitations que l’on a tendance à oublier un peu vite. Il est en particulier dépourvu de dégivrage ou d’anti givrage et il reste mal à l’aise face aux phénomènes météo les plus violents… C’est gênant même à Niamey, puisque les brusques tempêtes de sable obligent parfois à de longs hippodromes d’attente bien à l’écart.

Paramètre météo

Cette vulnérabilité face à la météo se vérifie pendant Serpentex, particulièrement pendant les transits entre Cognac et la Corse qui se font en empruntant des couloirs de circulation aérienne militaire ségrégués et activés lors du passage de l’appareil.

Bien tranquille dans son couloir, le drone est sur son rail à 200 kt environ, entre les niveaux de vol 180 et 250. Il peut parfois changer de niveau pour éviter un cunimbe, mais pas toujours. Toutes les cinq à dix minutes, l’équipage programme une route de secours qui éviterait à l’appareil de se faire piéger par la météo.

Mais ce n’est pas toujours suffisant et en cas d’horizon totalement bouché, ce qui arrive parfois au niveau du Massif Central, la seule solution reste le demi-tour. Cognac est à ce jour le seul terrain en France équipé pour recevoir l’appareil, c’est à dire doté de l’antenne LOS (line of sight) permettant de reprendre le contrôle de l’appareil à quelques nautiques du terrain.

Si pour une raison ou une autre l’appareil ne peut revenir se poser, c’est cap à l’ouest, direction l’océan…

Montée en puissance

Cette incertitude dans les transits pourrait être facilement contournée en utilisant une version allégée du cockpit de pilotage, dotée d’une antenne LOS réduite. Facilement aérotransportable, cet équipement pourrait être positionné sur n’importe quel terrain pour y baser le drone le temps d’un exercice.

Peut-être verra-t-on donc le Reaper basé à Solenzara pour Serpentex 2018… On indique au « Belfort » travailler à l’expression du besoin. C’est un projet parmi d’autres poussé par l’escadron qui est en pleine phase de montée en puissance. Livraison des futurs systèmes, formation des équipages et aussi bientôt des mécaniciens aux Etats-Unis, entretien des qualifications, développement de la structure drone en France… l’actualité est riche et Aerobuzz reviendra dessus très vite !

 

Le drone MQ-9 Reaper prend du galon dans l’armée de l’Air (11/10/17)

A Cognac, où de nouveaux appareils sont attendus, les contractuels américains ont passé les commandes du Reaper aux pilotes français. D'autres évolutions se profilent : création d’un escadron de transformation opérationnelle et pourquoi pas d’une escadre, autonomie complète en matière de mise en œuvre et ouverture des postes aux sous-officiers. Et si, à l'image de la Grande-Bretagne, la France regroupait ses moyens de surveillance en faisant cohabiter drones et avions légers ?

L’escadron de drones « Belfort » dispose aujourd’hui de quinze équipages complets (pilote à distance, opérateur capteur, coordinateur tactique et opérateur image) dont quatre se relaient à Niamey pour y faire la guerre… La présence d’un drone à Cognac permet d’y conduire maintenant les actions de formation qui se faisaient auparavant à Niamey. C’est infiniment plus simple à gérer et on apprécie au sein de l’escadron « un retour à une situation plus saine ».

La France s’affranchit de la tutelle de General Atomics

L’autre nouveauté, c’est que les pilotes à distance et opérateurs capteur français formant le LRE (Landing & Recovery Element) sont à présent formés aux Etats-Unis sur la base de Creech. La France n’est donc plus dépendante de l’assistance de General Atomics pour les phases de décollage et atterrissage. A Cognac, la dizaine de contractuels américains ne s’occupent plus que de la maintenance et de la mise en œuvre des appareils au sol.

On reconnaît d’ailleurs facilement ces opérateurs américains avec leur casquette anonyme vissée sur la tête, la barbe soigneusement taillée et le pantalon de toile couleur sable. Avec en toile de fond le haut mur en béton qui isole l’activité drone au milieu de la base, tout cela donne de faux airs de Kandahar à la base charentaise…

Fin de service pour les drones Harfang

Là question des contractuels américains va encore évoluer d’ici quelques mois, puisque des mécaniciens français partiront aux Etats-Unis dès l’année prochaine pour y être formés sur le Reaper. Les stages, organisés à Syracuse dans l’état de New York, dureront de 4 à 9 semaines suivant les spécialités. A noter que le Belfort va directement former sur Reaper ses mécaniciens jusque là affectés au drone Harfang. Une évolution rendue possible par la fin des opérations sur l’appareil d’origine israélienne. Après avoir bourlingué en Afghanistan et au Niger, les quatre appareils (pas un seul de perdu en neuf années d’opération soit dit en passant…) sont revenus à Cognac en juillet 2016. Ils quitteront le service actif début 2018 et rien n’a filtré sur leur devenir après cette date.

Pilotage 100% français à Cognac seulement

Revenons d’un mot sur les LRE : une équipe américaine de General Atomics est toujours employée à Niamey, mais c’est là un choix de l’armée de l’Air pour épauler les équipages militaires qui travaillent en flux très tendus. Le LRE américain réalise une partie des décollages et atterrissages et passe la main aux militaires pour la partie opérationnelle proprement dite.

A Cognac en revanche, les LRE sont donc 100% français et l’escadron tourne à plein rendement avec des missions de transformation opérationnelle et de maintien des qualifications pour les équipages déjà formés. La mise en service d’un simulateur l’an prochain permettra encore d’accélérer le rythme. Le simulateur n’est en fait qu’un simple émulateur, une grosse boite électronique qui se greffe sur les cockpits déjà existant. Ce qui paraît simple à obtenir et à mettre en service ne l’est apparemment pas tant que ça…

Entre transformation et opération

Si l’on résume, la montée en puissance de l’escadron drone va faire passer ses effectifs de 170 à 300 personnes dans les trois ans à venir. Avec entretemps, à l’horizon 2019, l’arrivée de nouveaux appareils et la mise en œuvre de deux Reaper à Cognac.

Cette croissance va avoir un impact profond sur la structuration de l’activité drone au sein de l’armée de l’Air. La cellule « transformation opérationnelle » du Belfort devrait par exemple prendre du volume et se transformer en escadron de transformation opérationnelle drone (ETOD), à l’image de ce qui se fait par exemple avec les avions de combat (Escadron de Transformation Rafale à st Dizier ou Mirage 2000D à Nancy…). Le 1/33 Belfort se recentrera alors sur son cœur d’activité, l’activité opérationnelle.

Vers une escadre ISR à Cognac ?

Ces deux escadrons étant en place, il serait alors légitime de penser à la création d’une escadre pour chapeauter leur activité. On regarde avec envie à Cognac du côté de la base britannique de Waddington où la Royal Air Force a regroupé dans une même unité toutes ses compétences ISR (Intelligence Surveillance Reconnaissance). Un mouvement similaire en France pourrait donc aboutir – le conditionnel est de rigueur – au regroupement sous l’ombrelle d’une escadre cognaçaise des drones et des avions ISR légers que l’armée de l’air s’apprête à mettre en service.

Deux appareils seulement sont pour l’instant commandés et ils seront basés à Evreux. Mais si leur nombre devait augmenter, la tentation serait grande de les faire migrer vers Cognac… « Car il y aura des synergies à développer au niveau des opérations, mais aussi des opérateurs de charge utile et des pilotes » plaide-t-on en Charente.

Une filière de formation spécifique

Car dans ce domaine aussi la situation est bouillonnante ! Traditionnellement réservée aux officiers, la spécialité « opérateur capteur » vient de s’ouvrir aux sous-officiers de toutes spécialités, même si certaines se révèlent plus adaptées que d’autres : on songe par exemple aux moniteurs simulateurs, aux interprétateurs photo ou encore aux opérateurs de défense sol-air.

Tous ont une bonne pratique de l’anglais aéronautique et sont familiers des opérations dans la troisième dimension. Cinq sous-officiers ont d’ailleurs déjà suivi leur formation aux Etats-Unis et sont intégrés dans des équipages du Belfort. Hors de question pourtant d’ouvrir le poste de pilote à distance aux sous-officiers. L’armée de l’Air souhaite garder l’exclusivité de cette position aux pilotes qualifiés, qui sont obligatoirement des officiers dans le système actuel.

L’intégration dans des espaces aériens complexes et demain l’arrivée de l’armement renforcent les militaires dans cette logique. Une évolution possible pourrait être toutefois la création, qualifié à Cognac de probable, d’une filière de formation drone spécifique. Après un tronc commun sur avion léger avec les autres pilotes, les futurs « pilotes à distance » rejoindraient directement l’ETOD sans passer par la case Pilatus PC21 ou Alphajet. Mais quid ensuite de l’acquisition des compétences tactiques pour le tir des armements ? La question demeure posée, mais il reste encore quelques années pour lui apporter une réponse satisfaisante…

 

Bilan des immatriculations au 24 juillet 2017

Pour l'instant, l'armée de l'air a six Reaper.

Concernant les immatriculations, en se basant sur les photos ci-dessus :
- pour le 131 : A droite se trouve l'insigne de la SAL33, la hache rouge. A gauche l'insigne de l'escadron ED 1/33.
- pour le 132 : A droite se trouve l'insigne du lynx sur la lune de la VR291. A gauche l'insigne de l'escadron ED 1/33.
- pour le 165, arrivé fev 2015 : pas de photo d'insignes sur les dérives
- pour le 601, arrivé mars 2017 : rien sur la dérive
- pour le xxx, arrivé mars 2017 : pas de photo
- pour le 612, arrivé en France en juillet 2017 : à droite l'insigne de le BR218, nouvelle 3eme escadrille, à gauche l'insigne de l'escadron ED 1/33.

Pour la petite histoire et ceux qui souhaiteraient connaitre l'origine des lettres et des chiffres appliquées sur "nos" drones, le chiffre "709" , correspond au chiffre de la Base Aérienne de Cognac (BA.709) puisque les drones du "Belfort sont affectés à la base de Cognac, même s'ils sont détachés en OPEX.
Pour les lettres, il s'agit des deux dernières lettres de l'indicatif individuel de "l'avion", EG pour le "131", EH pour le "132" et EI pour le 165 (c'est sûr pour ces trois là...). Je ne connais pas (encore...) la tranche d'immat réservée à l'Armée de l'air pour les drones Reaper mais on doit avoir un indicatif F-..EG, F-..EH...
Pour le 612, (visible sur la photo dans un message un peu plus haut..) lui est un "Block 5", il s'agit du seul Block 5 basé en France, donc aussi à Cognac, (dixit le document "Défense").

 

Barkhane : Un drone MQ-9 Reaper français s’est écrasé près de Niamey (18/11/18)

L’un des quatre drones MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9 Reaper utilisés par l’armée de l’Air au Sahel au titre de l’opération Barkhane, s’est écrasé dans la nuit du 16 au 17 novembre, alors qu’il rentrait d’une mission. Il s’agit du premier accident d’un appareil de ce type depuis son entrée en service, en 2014.

Selon l’État-major des armées [EMA], ce MQ-9 Reaper s’est écrasé sur une zone désertique située à quelques kilomètres de la base aérienne de Niamey. Les causes de cet accident restent encore à déterminer et une enquête à été ouverte.

Cela étant, l’EMA a parlé d’une perte de contact entre le drone et sa station de contrôle peu avant l’accident. Un tel incident n’est pas inédit. En 2013, un drone MALE Heron 1 utilisé par les forces allemandes en Afghanistan avait été perdu de cette manière. À l’époque, deux pistes avaient été évoquées : la défaillance technique et le piratage de la liaison entre l’appareil et le sol. Finalement, une « erreur de programmation » fut avancée pour expliquer l’accident de cet appareil dans les montagnes

our rappel, un système de drones MQ-9 Reaper se compose d’une station sol et de trois appareils, dotés d’une « endurance » de plus de 20 heures. Au Sahel, où ils ont assuré plus de 23.000 heures de vol, ces appareils sont utilisés pour des missions de « préparation renseignement de l’espace opérationnel » [PREO] et de collecte de renseignements en complément d’autres capteurs, tels que l’imagerie spatiale et les nacelles de reconnaissance.

La semaine passée, l’un de ces MQ-9 Reaper, non encore armé, a ainsi appuyé un raid héliporté de la force Barkhane contre la « katiba du Gourma » [ou katiba 3-Alpha], membre du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM pour Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn].

Avant cet accident, l’armée de l’Air comptait 6 MQ-9 Reaper, deux ayant été affectés à la base aérienne 709 de Cognac-Châteaubernard. En août, le contrat relatif à l’acquisition de deux autres systèmes (soit 6 drones) au standard Block 5 a été notifié à General Atomics.

Ces nouveaux appareils, attendus par le 1/33 Belfort, disposeront d’un système électrique revu, de meilleures capacités en matière de communication, avec des liaisons de données sécurisées ainsi qu’un un débit de transmission accru, et d’une suite logicielle améliorée. Pouvant être armés et emporter une charge utile supérieure, ils seront dotés de nouveaux capteurs, comme la future charge ROEM française.

 

Un drone mq-9 reaper de l'armée francais s'écrase dans le sahel (18/1/18)

Le 17 novembre 2018, vers 1 heure du matin, heure de Paris, le contact a été perdu entre la base aérienne de Niamey et un drone MQ-9 Reaper de la force Barkhane qui rentrait de mission. Dans un communiqué, l’État-major des armées française indique que le drone s’est écrasé dans une zone désertique à quelques kilomètres de la piste, sans faire aucune victime. Les raisons exactes de cet accident ne sont pas encore connues mais une enquête pour en déterminer les causes est ouverte.

Il s’agit du premier accident d’un drone Reaper français depuis sa mise en service en janvier 2014 dans l’armée de l’air et sur la bande-sahélo-saharienne. Les drones MQ-9 Reaper ont effectué plus de 23 000 heures de vol depuis leur mise en service opérationnel.

 

Defense'Aero (18/11/18)

Pour faire suite au communiqué de presse de l’Etat-Major des Armées, voici les restes de l’épave du Reaper perdu ce 17 novembre au sud de Niamey (Niger). Photos via @MENASTREAM sur Twitter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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