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Marcel Bloch MB152

Montage Gaëtan Oddou

Azur, 1/72

A L'ATTAAAAAAAAAAAAAAAQUE. Le projet que j’entame aujourd’hui est encore un vieux rêve : plonger un avion dans l’eau. Mais dans de l’eau claire et transparente et qui ne coule pas ! J’ai l’embarras du choix mais comme d’habitude je m’oriente vers un projet français : ce sera le MB.152 d’azur (master JP Dujin) au 1/72…

Pour commencer la doc. C’est simple quand on a ça, on a tout :

La photo suivante m'ayant tapée dans l'œil (issue du livre ci-dessus). Suite à une panne moteur un MB.152 s’est échoué dans l’étang de Berre (entre martigues et Fos sur mer) en 1941… je vais tenter le coup en représentant l'avion dans l'eau. Depuis quelque temps déjà j'accumule du matériel pour y parvenir. C'est une première mais y a pas de raison que ça ne marche pas : de l'eau transparente totalement solide, un moteur à nu, facile !!!

C’est devenu une formalité dans le petit monde de la maquette : le rivetage en creux du fuselage. C’est long mais c'est facile avec la roue à cranter de Renzan production...

Le tableau de bord est une formalité car tout est fourni !

Le siège est refait en scratch (partie fixe et partie mobile).

Ensuite j'ai tout mis en place vite fait bien fait dans l'habitacle...la grosse commande de gauche avec ses poignées et la grosse manivelle...on remarque derrière la plaque de blindage la forme courbe du sous-fuselage qui part du cadre juste derrière le pilote. Cette plaque bombée est en carte plastique. Elle s'intègre parfaitement à l'intérieur...

Ensuite on ferme tout et on coupe le nez de l'appareil !

La mise en croix est rapide car le master de dujin a le dièdre déjà formé...

Dernière opération : boucher le nez...un gros travail de scratch se prépare...

Puis on attaque le GMP GR14N (groupe motopropulseur gnôme rhône 14 N). Le kit résine propose les cylindres tout fait. C’est cool. Leur forme n'est pas toujours correcte mais je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite. Maintenant c'est cuit pour le rattraper…une base noire, puis un brossage à sec alu, puis des tas de détaillages en scratch…
de l'autre côté tout est à faire. J’ai mis en place les conduits d'alimentation et le système arrière (génératrice, pompe, etc.) sans oublier le collecteur d'échappement …

Puis l'anneau de fixation des volets d'aération et surtout l'horrible système de déflecteurs d'air destiné à refroidir les cylindres. Cette dentelle comprend 14+14=28 pièces ! Le gmp en comprend 14+14+14+14+14+14+...= 1 milliard de pièces !

On retourne à la partie la partie planeur. D’abord un gros ponçage et remastiquage pour que tout soit bien jointif...puis regravage. Ensuite j'ai commencé à coller les petites pièces, comme les volets d'intrados. Je n'ai pas réussi à reproduire la structure exacte. Il faut reconnaître que tout l'intrados sera dans l'eau ! Mais bon faire des trucs qui servent à rien c'est notre sacerdoce...

La suite c'est le détaillage de l'habitacle (viseur, poignée) puis les verrières à masquer, puis la peinture de toute la partie planeur...D’après la photo de l'épave la casserole de l'hélice est absente. Tant mieux on verra mieux le moteur. Par contre azur n'a pas prévu d'hélice sans la casserole. Alors, boîte à rabiot et scratch. Seules les pales d'origine sont conservées mais tordu à la main (tout simplement). Le collimateur baille lemaire est réalisé en scratch intégral. Les boutons sont taillés dans un mini tube profilé evergreen.

Ensuite la mise en peinture commence par une sous-couche alu tamyia qui est ensuite tannée par un petit frot frot...puis les couches de gris...et l'assemblage complexe du vert et brun. On constate une zone repeinte en gris (réalisée avec un cache ici) après l'armistice au niveau des anciennes cocardes…

Les nouveaux marquages sont réalisés dans une planche à rabiot de marquage russe. J’ai fait les contours noirs à la main (24 heures de séchage). Je les ai ensuite détourés entièrement pour pas laisser la vieille couche de colle à décale jaunie !!!

Les teintes sont des tamiya mélangées à mort...un vrai maelström de peinture. Et puis avec toute la patine que je mets après je ne prétendrai jamais atteindre les vraies teintes. Du vernis satiné (klir) puis du jus partout (même en dessous) pour faire réapparaître les rivets (ça marche c'est incroyable) et du grat grat un peu partout pour fatiguer la peinture...
Et le fin du fin, des traces au crayon blanc pour matérialiser les coulées d'eau salée lors de l'impact dans l'eau de l'étang de berre... et voila...il est bien "crado" comme je les aime

yaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah, j'ai fini !!! Le planeur seulement...faut pas exagérer ! La dernière étape du montage concerne la pose du moteur et de l'hélice...pour commencer je fais sauter le capot de protection peinture puis le vrai pare-feu est mis en place. Il est cerclé par un profilé evergreen pour que la jointure soit parfaite... puis l'attache du moteur. et la galère le cerclage (en rouge) que vous voyez ci-dessous doit être mise en place avant la pose du moteur sur le moteur à cause de l'empattement de la génératrice (en jaune) que je n'avais pas prévu. du coup exercice d'équilibriste : je pose un faux anneau sur le pare feu (en rouge) pour positionner les barreaux d'attache puis j'enlève le faux, le vrai étant déjà dans le moteur (vous me suivez...). j’ai rajouté à l'arrache une pièce que j'avais prévu au départ : le tuyau d'arrivée d'essence qui alimente le carburateur situé en dessous de la génératrice...

Après une belle galère de collage, le moteur est finalement mis en place... Puis je rajoute le capot avant et l'hélice. Le tout est vieilli copieusement. C’était bien trop propre à mon goût (un moteur c'est sale quand même). Et puis voila c'est fini…pour l’avion.

La suite c’est le dio. Pour commencer il faut trouver la base des personnages. Ils sont en maillot de bain et ce n’est pas le genre de figurine qu'on trouve dans sa boîte à rabiot ! mais heureusement j'ai une énorme boîte à rabiot et j'ai retrouvé mes zoulous ! ils sont un peu musclés mais ça doit le faire quand même...

Je passe la parole au capitaine kirk qui s’occupera de l’aventure finale…

Carnet de bord du capitaine kirk, jour 1 : nous avançons désormais dans un univers inconnu où les éléments hostiles risquent de nous surprendre à tout instant...pour commencer il fallu nous contraindre à transformer deux puissants combattants kulkulou de la planète zontarg en deux mécaniciens maigrelets de la planète alba terra...l'opération réalisée sous anesthésie locale a laissé quelques traces et cicatrices mais les deux hommes pourront marcher...à peu près !

Journal de bord du capitaine kirk, jour 3 : début du projet bloch dans le glouglou sans bulle ni fusion thermonucléaire...nous avons préféré utiliser un cobaye androïde à couverture métallique pour les opérations de mise au point... voyons la résistance hydrique de notre sujet expérimental 37.42.15 : à priori tout va bien, il coule ! c'est cool...

l'eau aura le même aspect que la résine crystal, il va donc falloir construire un fond à l'allure sablée typique de l'étang de berre de la planète provincia...avec un peu de crépi pas de soucis

Le sous adjoint caporal scoty m'a suggéré d'utiliser un four pour accélérer la réaction exergonique en abaissant le point maximum d'enthalpie libre du crépi rustique...au passage on remarque que scoty n'a pas nettoyé son four et a bouffé de la pizza d'où son gros ventre. scoty fera 3 jours en fond de cale, c'est bien fait pour sa gue...ule !

J’ai alors demandé à spok d'utiliser son rayon gris surpuissant pour former un apprêt sur le crépi rustique de l'ami scoty...

Une vue de situation avec le vrai kit...

Journal de bord du capitaine kirk, jour 14 : nous rentrons dans la ceinture d'astéroïde, tchekov ne parvient pas à tenir la barre, je lui dis de mettre le cap au nord, parce qu'il aime le sudoku...mais ce changement de cap nous emmène sur la mauvais planète : lagon océanique blue

Très beau surtout dans l'eau, nous devons résister à l'appel des sirènes à la beauté diaphane des îles exotiques : nous ne cèderont pas...

après une nuit très agité, nous repartons dare dare vers la provincia à l'étang de berre, cette fois ça y est nous la tenons, tchekov est aux arrêts de rigueur pour insubordination...

il crie moins de contraste, je dis non plus de contraste :

Ça y est c'est bon cette fois, on pose l'avion et on colle, terminé the end...the end aaaaaah.

The end… mais comment ça the end ! Mais non l'épisode n'est pas terminé...nous avons oublié la résine crystal !
Quoi on a oublié la résine...je mets tout le monde aux arrêts de rigueur même ceux qui sont en charge d'amener tout le monde en taule, je leur dis mettez vous en taule avec ça me fera des vacances... pour finir ce travail je dois être seul...alors ça y est je coule et la...je ne bouge plus, je n'ouvre plus la bouche...pendant 24 heures ce sera le blackout total !

D’abord un peu de méthode. Pour commencer il faut appliquer sur la résine crystal un gel acrylique transparent brillant et épais pour sculpter les vagues, puis on rajoute un gel acrylique lissant très fluide...il faut donc commencer par les vagues. à ce stade il faut avoir la foi ! Le résultat est moche mais les vagues sont la !

Ensuite on passe le gel lissant...déjà ça va mieux. Puis quelques effets d'eau tumultueuse et puis à nouveau du lissant…

les photos finish...ouf !!!

Juste un dernier mot, ou plutôt juste quelques dernières images...en faisant des photos hier j'ai eu une surprise. À la lumière du soleil l'eau devient plus vraie que nature. Jugez vous-même…

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